Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמֵימְרָא דְּלָא הֲוָה בֵּיהּ מַעֲשֶׂה.Cela revient à dire qu'il n'y a pas là d'acte, mais une simple parole, et que le Sage peut pourtant délier le vœu.
- מֵיתִיבִי: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לִפְלוֹנִי וּלְמִי שֶׁנִּשְׁאָל עָלָיו״ — נִשְׁאָל עַל הָרִאשׁוֹן, וְאַחַר כָּךְ נִשְׁאָל עַל הַשֵּׁנִי. אַמַּאי? אִי בָּעֵי — עַל הַאי נִיתְּשִׁיל בְּרֵישָׁא, וְאִי בָּעֵי — עַל הַאי נִיתְּשִׁיל בְּרֵישָׁא!On a objecté à cette version : si quelqu'un a dit : « Konam (formule de vœu d'interdiction), que je ne tire pas profit d'Untel, ni de celui auprès de qui l'on demandera le déliement de ce vœu », il demande d'abord pour le premier vœu, et ensuite il demande pour le second. Pourquoi ? Si tous admettent qu'on délie un vœu avant sa prise d'effet : s'il le veut, qu'il demande d'abord pour celui-ci, et s'il le veut, qu'il demande d'abord pour celui-là !
- מִי יוֹדֵעַ הֵי רִאשׁוֹן וְהֵי שֵׁנִי?La Guemara répond : Qui sait lequel est le premier et lequel est le second ? La baraïta (enseignement tannaïtique) ne le précise pas : peut-être peut-il commencer par le vœu concernant le Sage.
- מֵתִיבִי: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה וַהֲרֵינִי נָזִיר לִכְשֶׁאֶשָּׁאֵל עָלָיו״ — נִשְׁאָל עַל נִדְרוֹ, וְאַחַר כָּךְ נִשְׁאָל עַל נִזְרוֹ. וְאַמַּאי? אִי בָּעֵי — עַל נִדְרוֹ נִיתְּשִׁיל בְּרֵישָׁא, וְאִי בָּעֵי — עַל נִזְרוֹ נִיתְּשִׁיל בְּרֵישָׁא! תְּיוּבְתָּא.On a objecté encore : si quelqu'un a dit : « Konam que je ne tire pas profit d'Untel, et me voici nazir (ayant fait vœu de naziréat) lorsque je demanderai le déliement de ce vœu », il demande d'abord pour son vœu, et ensuite il demande pour son naziréat. Et pourquoi ? S'il le veut, qu'il demande d'abord pour son vœu, et s'il le veut, qu'il demande d'abord pour son naziréat ! La baraïta montre donc qu'on ne délie un vœu qu'après sa prise d'effet. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de cette version.
- מַתְנִי׳ בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: שָׁלֹשׁ נָשִׁים יוֹצְאוֹת וְנוֹטְלוֹת כְּתוּבָה: הָאוֹמֶרֶת ״טְמֵאָה אֲנִי לָךְ״, ״שָׁמַיִם בֵּינִי לְבֵינָךְ״, וּ״נְטוּלָה אֲנִי מִן הַיְּהוּדִים״.MICHNA : Autrefois, on disait : trois femmes sont renvoyées, même contre le gré du mari, et perçoivent leur ketouba (somme prévue au contrat de mariage) : l'épouse d'un Cohen (prêtre) qui dit : « Je suis temé'a (rituellement impure, c'est-à-dire interdite) pour toi », prétendant avoir été violée ; celle qui dit : « Le Ciel est entre moi et toi », signifiant que son mari ne peut pas procréer, ce que seul le Ciel connaît ; et celle qui dit : « Je suis retranchée des Juifs », s'interdisant par vœu les rapports avec tout Juif, son mari compris.
- חָזְרוּ לוֹמַר, שֶׁלֹּא תְּהֵא אִשָּׁה נוֹתֶנֶת עֵינֶיהָ בְּאַחֵר וּמְקַלְקֶלֶת עַל בַּעְלָהּ: הָאוֹמֶרֶת ״טְמֵאָה אֲנִי לָךְ״ — תָּבִיא רְאָיָה לִדְבָרֶיהָ. ״הַשָּׁמַיִם בֵּינִי לְבֵינָךְ״ — יַעֲשׂוּ דֶּרֶךְ בַּקָּשָׁה. וּ״נְטוּלָה אֲנִי מִן הַיְּהוּדִים״ — יָפֵר לְחֶלְקוֹ, וּתְהֵא מְשַׁמַּשְׁתּוֹ, וּתְהֵא נְטוּלָה מִן הַיְּהוּדִים.Ils sont revenus sur cela pour dire, afin qu'une femme ne pose pas ses yeux sur un autre et ne se dégrade ainsi à l'égard de son mari : l'épouse de Cohen qui dit : « Je suis temé'a pour toi » doit apporter une preuve de ses paroles. Pour celle qui dit : « Le Ciel est entre moi et toi », on agira par voie de requête, sans contraindre le mari. Et pour celle qui dit : « Je suis retranchée des Juifs », il annulera sa part, c'est-à-dire ce qui le concerne, elle aura des rapports avec lui, et elle restera retranchée des autres Juifs.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: אָמְרָה לְבַעְלָהּ ״טְמֵאָה אֲנִי״, מַהוּ שֶׁתֹּאכַל בִּתְרוּמָה? רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אוֹכֶלֶת, שֶׁלֹּא תּוֹצִיא לַעַז עַל בָּנֶיהָ. רָבָא אָמַר: אֵינָהּ אוֹכֶלֶת, אֶפְשָׁר דְּאָכְלָה חוּלִּין.GUEMARA : Ils ont posé la question : si l'épouse d'un Cohen a dit à son mari : « Je suis temé'a », peut-elle manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen) ? N'étant pas crue pour le divorce, l'est-elle pour s'interdire la terouma ? Rav Chéchèt a dit : elle en mange, afin de ne pas jeter le discrédit sur ses enfants ; si elle cessait d'en manger, on dirait que ses fils sont inaptes à la prêtrise. Rava a dit : elle n'en mange pas, car il lui est possible de manger des aliments profanes.
- אָמַר רָבָא: וּמוֹדֶה רַב שֵׁשֶׁת שֶׁאִם נִתְאַרְמְלָה שֶׁאֵינָהּ אוֹכֶלֶת. מִידֵּי הוּא טַעְמָא אֶלָּא מִשּׁוּם תּוֹצִיא לַעַז עַל בָּנֶיהָ. נִתְאַרְמְלָה וְנִתְגָּרְשָׁה, אָמְרִי: הַשְׁתָּא דְּאִיתְּנִיסָא.Rava a dit : Et Rav Chéchèt concède que si elle est devenue veuve, elle ne mange pas de terouma. La raison n'est-elle pas uniquement qu'elle ne jette pas le discrédit sur ses enfants ? Or, si elle est devenue veuve ou a été divorcée, on dira : c'est maintenant qu'elle a été violée, après la fin du mariage, et aucun soupçon ne pèsera sur les enfants nés auparavant.
- אָמַר רַב פָּפָּא, בָּדֵיק לַן רָבָא: אֵשֶׁת כֹּהֵן שֶׁנֶּאֶנְסָה, יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה אוֹ אֵין לָהּ כְּתוּבָּה? כֵּיוָן דְּאוֹנֶס לְגַבֵּי כֹּהֵן כְּרָצוֹן לְגַבֵּי יִשְׂרָאֵל דָּמֵי, אֵין לָהּ כְּתוּבָּה. אוֹ דִילְמָא מָצֵי אָמְרָה לֵיהּ: אֲנָא הָא חֲזֵינָא,Rav Pappa a dit : Rava nous a mis à l'épreuve : l'épouse d'un Cohen qui a été violée devant témoins a-t-elle droit à sa ketouba ou n'y a-t-elle pas droit ? Dira-t-on que, puisque le viol, pour un Cohen, équivaut à un rapport consenti pour un Israélite, l'épouse devant dans les deux cas quitter son mari, elle n'a pas droit à sa ketouba ? Ou bien peut-elle lui dire : moi, je suis apte à rester mariée, puisque, mariée à un Israélite, je ne serais pas interdite,
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