Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נָדְרָה וְהִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל — מֵפֵר לָהּ. כֵּיצַד? אָמְרָה ״הֲרֵינִי נְזִירָה לְאַחַר שְׁלֹשִׁים״, אַף עַל פִּי שֶׁנִּתְאַלְמְנָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים — הֲרֵי זֶה מוּפָר. נָדְרָה בּוֹ בַּיּוֹם וְנִתְגָּרְשָׁה בּוֹ בַּיּוֹם, הֶחְזִירָה בּוֹ בְּיוֹם — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר. זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁיָּצְאָה לִרְשׁוּת עַצְמָהּ שָׁעָה אַחַת — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר.Si elle a fait un vœu alors qu'elle est sous l'autorité de son mari, il peut annuler pour elle. Comment cela ? Si elle a dit : « Me voici nezira (naziréenne) dans trente jours », et que son mari a annulé, même si elle est devenue veuve ou a été divorcée dans les trente jours, ce vœu est annulé. Si elle a fait un vœu ce jour-là, a été divorcée ce jour-là et qu'il l'a reprise ce jour-là, il ne peut pas annuler. Voici la règle : toute femme qui est sortie vers sa propre autorité, ne serait-ce qu'une heure, il ne peut pas annuler ses vœux antérieurs.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה שֶׁאָמְרָה ״הֲרֵינִי נְזִירָה לִכְשֶׁאִנָּשֵׂא״ וְנִשֵּׂאת, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יָפֵר, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא יָפֵר. וְסִימָנָא: יְלֵלִי. אֵשֶׁת אִישׁ שֶׁאָמְרָה ״הֲרֵינִי נְזִירָה לִכְשֶׁאֶתְגָּרֵשׁ״ וְנִתְגָּרְשָׁה, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: לֹא יָפֵר, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: יָפֵר.GUEMARA : Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : une veuve ou une divorcée qui a dit : « Me voici nezira lorsque je me marierai », et qui s'est mariée : Rabbi Ichmaël dit : il peut annuler, et Rabbi Akiva dit : il ne peut pas annuler. Et le moyen mnémotechnique est : yelali (Y-L-L-Y : yafer, lo yafer ; lo yafer, yafer, c'est-à-dire « il peut annuler, il ne peut pas annuler ; il ne peut pas annuler, il peut annuler »). Une femme mariée qui a dit : « Me voici nezira lorsque je serai divorcée », et qui a été divorcée : Rabbi Ichmaël dit : il ne peut pas annuler, et Rabbi Akiva dit : il peut annuler.
- אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וְנֵדֶר אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה וְגוֹ׳״, עַד שֶׁיְּהֵא נֶדֶר בִּשְׁעַת אַלְמָנוּת וְגֵרוּשִׁין. רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״כֹּל אֲשֶׁר אָסְרָה עַל נַפְשָׁהּ״, עַד שֶׁיְּהֵא אִיסּוּרֵי נֶדֶר בִּשְׁעַת אַלְמָנוּת וְגֵרוּשִׁין.Rabbi Ichmaël a dit : voici que le verset dit : « Et le vœu de la veuve et de la divorcée, etc. » (Nombres 30, 10), ce qui signifie : il faut que le vœu s'applique au moment du veuvage ou du divorce. Rabbi Akiva pense : voici que le verset dit : « Tout ce dont elle a lié son âme », ce qui signifie : il faut que l'interdit du vœu ait été prononcé au moment du veuvage ou du divorce.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: מַתְנִיתִין — רַבִּי עֲקִיבָא הִיא. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, מַתְנִיתִין תָּלְיָא נַפְשַׁהּ בְּיוֹמֵי, בָּרַיְיתָא תָּלְיָא נַפְשַׁהּ בְּנִישּׂוּאִין.Rav 'Hisda a dit : la Michna est de Rabbi Akiva. Abayé a dit : même si tu dis qu'elle est de Rabbi Ichmaël, il n'y a pas de difficulté : dans la Michna, elle a fait dépendre son vœu de jours ; dans la baraïta, elle l'a fait dépendre du mariage.
- שָׁלְמוּ יוֹמֵי וְלָא נִתְגָּרְשָׁה, שָׁלְמוּ יוֹמֵי וְלָא מִיתְנַסְבָא.Dans le cas de la Michna, il se peut que les jours s'achèvent sans qu'elle ait été divorcée, ou que les jours s'achèvent sans qu'elle se soit mariée ; le vœu n'a donc pas de lien intrinsèque avec son état matrimonial, et Rabbi Ichmaël admet qu'on suit le moment où il a été prononcé.
- ״זֶה הַכְּלָל״ דְּקָתָנֵי גַּבֵּי ״נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה״ — לְאֵיתוֹיֵי הָלַךְ הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל אוֹ שֶׁהָלְכוּ שְׁלוּחֵי הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, בְּנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, דְּאָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין נְדָרֶיהָ.« Voici la règle », qui est enseignée au chapitre « Naara HaMeorassa » (« La jeune fille fiancée » ; plus haut, 71a), vient inclure le cas où le père est allé avec les envoyés du mari, ou bien où les envoyés du père sont allés avec les envoyés du mari, dans le cas d'une naara (jeune fille, entre douze ans et douze ans et demi) fiancée, dont le père et le mari annulent les vœux.
- ״זֶה הַכְּלָל״ דְּקָתָנֵי גַּבֵּי ״וְאֵלּוּ נְדָרִים״, לְאֵיתוֹיֵי מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל אוֹ שֶׁמָּסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, שֶׁאֵין הַבַּעַל מֵיפֵר בַּקּוֹדְמִין.« Voici la règle », qui est enseignée au chapitre « Et voici les vœux », vient inclure le cas où le père l'a remise aux envoyés du mari, ou bien où les envoyés du père l'ont remise aux envoyés du mari : le mari n'annule pas les vœux antérieurs.
- מַתְנִי׳ תֵּשַׁע נְעָרוֹת נִדְרֵיהֶן קַיָּימִין: בּוֹגֶרֶת וְהִיא יְתוֹמָה. נַעֲרָה וּבָגְרָה וְהִיא יְתוֹמָה.MICHNA : Neuf jeunes filles : leurs vœux sont maintenus et ne peuvent être annulés : la bogérèt (majeure, à partir de douze ans et demi) qui est orpheline ; la naara (jeune fille de douze ans à douze ans et demi) qui est devenue majeure et qui est orpheline ;
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