Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נַעֲרָה שֶׁלֹּא בָּגְרָה וְהִיא יְתוֹמָה. בּוֹגֶרֶת וּמֵת אָבִיהָ. נַעֲרָה בּוֹגֶרֶת וּמֵת אָבִיהָ. נַעֲרָה שֶׁלֹּא בָּגְרָה וּמֵת אָבִיהָ. נַעֲרָה שֶׁמֵּת אָבִיהָ וּמִשֶּׁמֵּת אָבִיהָ בָּגְרָה. בּוֹגֶרֶת וְאָבִיהָ קַיָּים. נַעֲרָה בּוֹגֶרֶת וְאָבִיהָ קַיָּים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמַּשִּׂיא בִּתּוֹ הַקְּטַנָּה וְנִתְאַלְמְנָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה וְחָזְרָה אֶצְלוֹ — עֲדַיִין הִיא נַעֲרָה.si, lors de son vœu, elle était une naara (jeune fille de douze ans à douze ans et demi) qui n'était pas encore devenue bogérèt (pleinement majeure), et elle est orpheline ; si elle était une bogérèt et que son père est mort ; si elle était une naara, devenue ensuite une bogérèt, et que son père est mort ; si elle était une naara qui n'était pas devenue bogérèt, et que son père est mort ; si elle était une naara dont le père est mort et qui, après la mort de son père, est devenue bogérèt ; si elle était une bogérèt et que son père est encore vivant ; et si elle était une naara, devenue ensuite une bogérèt, et que son père est encore vivant. Rabbi Yehouda dit : même dans le cas de celui qui a marié sa fille mineure, et qu'elle est devenue veuve ou a été divorcée et est retournée auprès de lui, alors que, d'après son âge, elle est encore une naara, ses vœux ne peuvent pas être annulés.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים, שָׁלֹשׁ נְעָרוֹת נִדְרֵיהֶן קַיָּימִין: בּוֹגֶרֶת, וִיתוֹמָה, וִיתוֹמָה בְּחַיֵּי הָאָב.GUEMARA : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : ceci, cette Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi), sont les paroles de Rabbi Yehouda, qui a détaillé tous les cas et compté neuf jeunes filles dont les vœux restent valables. Mais les Sages disent qu'il est inutile d'entrer dans ce détail : trois sortes de jeunes filles ont leurs vœux valables, sans annulation possible : la bogérèt, l'orpheline, et l'orpheline du vivant du père, c'est-à-dire la jeune fille divorcée ou veuve alors que son père vit encore, et sur laquelle il n'a plus autorité.
- מַתְנִי׳ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לְאַבָּא וּלְאָבִיךָ אִם עוֹשָׂה אֲנִי עַל פִּיךָ״, ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֵית לְךָ אִם עוֹשָׂה אֲנִי עַל פִּי אַבָּא וְעַל פִּי אָבִיךָ״ — הֲרֵי זֶה יָפֵר.MICHNA : Si une femme a dit à son mari : « Konam (formule de vœu d'interdiction), que je ne tire pas profit de mon père et de ton père si je prépare quoi que ce soit pour ta bouche », ou : « que je ne tire pas profit de toi si je prépare quoi que ce soit pour la bouche de mon père et pour la bouche de ton père », celui-ci peut annuler ce vœu.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֵית לְאַבָּא וּלְאָבִיךְ אִם אֲנִי עוֹשָׂה לְפִיךָ״, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: לֹא יָפֵר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָפֵר.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si une femme a dit à son mari : « que je ne tire pas profit de mon père et de ton père si je prépare quoi que ce soit pour ta bouche », Rabbi Natan dit : le mari ne peut pas annuler ce vœu, car elle reste tenue de préparer ses repas, et un mari ne peut pas annuler un vœu qui n'a pas encore pris effet et dépend d'une condition. Et les Sages disent : même dans ce cas, il peut annuler son vœu.
- ״נְטוּלָה אֲנִי מִן הַיְּהוּדִים אִם מְשַׁמַּשְׁתֶּךָ״, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: לֹא יָפֵר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָפֵר.La baraïta poursuit : si elle a dit à son mari : « Je suis retranchée des Juifs si j'ai des rapports conjugaux avec toi », c'est-à-dire que la jouissance des rapports avec tout Juif me sera interdite, Rabbi Natan dit : le mari ne peut pas annuler ce vœu ; elle doit au contraire avoir des rapports avec lui, comme le mariage l'y oblige, et elle sera interdite à tous les autres Juifs. Et les Sages disent : il peut annuler son vœu.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּאִיתְּסַר הֲנָיָיתָא דְּעָלְמָא עֲלֵיהּ אִי נָסֵיב אִיתְּתָא כִּי לָא תָּנֵינָא הִילְכְתָא. רָהֵיט בְּגַפָּא וְתוּבַלְיָא וְלָא אִמְּצִי לְמִיתְנֵא. אֲתָא רַב אַחָא בַּר רַב הוּנָא וְשַׁבְּשֵׁיהּ וְאִינְּסִיב אִיתְּתָא,On raconte qu'un certain homme fit le vœu que les plaisirs du monde lui soient interdits s'il épousait une femme tant qu'il n'aurait pas étudié la halakha (la loi). Il courait sur l'échelle et la corde, c'est-à-dire qu'il se démenait en tous sens, mais il ne parvenait pas à étudier. Rav A'ha bar Rav Houna vint et l'induisit en erreur, en lui laissant croire que le vœu ne prendrait pas effet, et il épousa une femme.
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