Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּמַאן אָזְלָא הָא שְׁמַעְתָּא דְּרַב — כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: יַד אִשָּׁה כְּיַד בַּעְלָהּ.Selon qui va cet enseignement de Rav ? Il est conforme à Rabbi Méïr, qui a dit : la main de la femme est comme la main de son mari, de même que, selon lui, ce que reçoit l'esclave appartient à son maître (voir Kiddouchin 23b).
- וּרְמִינְהוּ: כֵּיצַד מִשְׁתַּתְּפִין בְּמָבוֹי? מַנִּיחַ אֶת הֶחָבִית וְאוֹמֵר: הֲרֵי זֶה לְכׇל בְּנֵי מָבוֹי. וּמְזַכֶּה לָהֶן עַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים, וְעַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, וְעַל יְדֵי אִשְׁתּוֹ.Et opposons-lui une Michna (Erouvin 73b ; enseignement des Sages compilé par Rabbi Yehouda HaNassi), anonyme, donc présumée être de Rabbi Méïr : comment s'associe-t-on pour le chitouf (fusion permettant de porter le Chabbat d'une cour à l'autre) dans une allée ? On pose le tonneau et on dit : « Ceci est pour tous les habitants de l'allée. » Et on leur en transfère la propriété par l'intermédiaire de son esclave ou de sa servante hébreux, par l'intermédiaire de son fils ou de sa fille adultes, et par l'intermédiaire de sa femme.
- וְאִי אָמְרַתְּ קְנָה יָתְהוֹן בַּעְלַהּ, עֵירוּב לָא נָפֵיק מֵרְשׁוּתֵיהּ דְּבַעַל!Et si tu dis que son mari les acquiert, le erouv (les aliments mis en commun) n'est pas sorti du domaine du mari !
- אָמַר רָבָא: אַף עַל גַּב דְּאָמַר רַבִּי מֵאִיר יַד אִשָּׁה כְּיַד בַּעְלָהּ, מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לְעִנְיַן שִׁיתּוּף, דְּכֵיוָן דִּלְזַכּוֹת לַאֲחֵרִים הוּא מִיַּד בַּעְלָהּ — זָכְיָא.Rava a dit : bien que Rabbi Méïr ait dit que la main de la femme est comme la main de son mari, Rabbi Méïr admet, en ce qui concerne le chitouf, que puisque c'est pour acquérir au profit d'autrui, elle acquiert de la main de son mari.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: אֵלּוּ שֶׁזָּכִין לָהֶן: [עַל יְדֵי] בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, וְעַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים. וְאֵלּוּ שֶׁאֵין זָכִין לָהֶן: עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, וְעַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַכְּנַעֲנִים, וְאִשְׁתּוֹ!Ravina a objecté à Rav Achi d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : voici ceux qui peuvent acquérir pour les autres : [par l'intermédiaire de] son fils ou de sa fille adultes, et de son esclave ou de sa servante hébreux. Et voici ceux qui ne peuvent pas acquérir pour les autres : par l'intermédiaire de son fils ou de sa fille mineurs, de son esclave ou de sa servante cananéens, et de sa femme !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין בְּשֶׁיֵּשׁ לָהּ חָצֵר בְּאוֹתוֹ מָבוֹי עָסְקִינַן, דְּמִגּוֹ דְּזָכְיָא לְנַפְשַׁהּ — זָכְיָא לְאַחֲרִינֵי.Mais plutôt, Rav Achi a dit : dans la Michna d'Erouvin, nous traitons du cas où elle possède une cour dans cette allée : puisqu'elle acquiert pour elle-même, elle acquiert pour d'autres.
- מַתְנִי׳ ״וְנֵדֶר אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁהּ יָקוּם עָלֶיהָ״, כֵּיצַד? אָמְרָה ״הֲרֵינִי נְזִירָה לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם״, אַף עַל פִּי שֶׁנִּשֵּׂאת בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר.MICHNA : « Et le vœu de la veuve et de la divorcée s'imposera à elle » (Nombres 30, 10) : comment cela ? Si elle a dit : « Me voici nezira (naziréenne) dans trente jours », même si elle s'est mariée dans les trente jours, son nouveau mari ne peut pas annuler.
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