Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֵפֵר לִתְאֵנִים — אֵינוֹ מוּפָר עַד שֶׁיָּפֵר אַף לַעֲנָבִים, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״אִישָׁהּ יְקִימֶנּוּ וְאִישָׁהּ יְפֵרֶנּוּ״, מָה ״יְקִימֶנּוּ״ — מִמֶּנּוּ, אַף ״יְפֵרֶנּוּ״ — מִמֶּנּוּ. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מִי כְּתִיב ״יָפֵר מִמֶּנּוּ״? וְרַבִּי עֲקִיבָא: מַקִּישׁ הֲפָרָה לַהֲקָמָה, מָה הֲקָמָה — מִמֶּנּוּ, אַף הֲפָרָה — מִמֶּנּוּ.Si le mari a annulé le vœu pour les figues, il n'est pas annulé tant qu'il n'annule pas aussi pour les raisins : ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : voici que le verset dit : « Son mari le maintiendra et son mari l'annulera » (Nombres 30, 14). De même que « il le maintiendra » (yekimennou) s'entend comme « une partie de lui » (mimmennou), si bien que maintenir une partie du vœu le maintient tout entier, de même « il l'annulera » (yeférennou) s'entend comme « une partie de lui ». Et Rabbi Ichmaël réplique : est-il donc écrit : « il annulera une partie de lui » ? Pour l'annulation, le texte ne le dit pas. Et Rabbi Akiva répond : le verset rapproche l'annulation du maintien (hékech, rapprochement de deux sujets dans un même verset) : de même que le maintien porte sur une partie de lui, de même l'annulation porte sur une partie de lui.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְרַבִּי עֲקִיבָא, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: מַקִּישׁ הֲקָמָה לַהֲפָרָה; מָה הֲפָרָה — מַה שֶּׁהֵפֵר הֵפֵר, אַף הֲקָמָה — מַה שֶּׁקִּיֵּים קִיֵּים.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan : cela, à savoir que le vœu forme un tout et que le maintien d'une partie maintient l'ensemble, ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël et de Rabbi Akiva. Mais les Sages disent : le verset rapproche le maintien de l'annulation : de même que pour l'annulation, ce qu'il a annulé, il l'a annulé, de même pour le maintien, ce qu'il a maintenu, il l'a maintenu, et rien de plus.
- אָמְרָה ״קֻוֽנָּם תְּאֵנָה״, אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. דְּאָמַר: עַד שֶׁיֹּאמַר ״שְׁבוּעָה״ לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.La Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne que si une femme a dit : « Konam (formule de vœu d'interdiction) que de goûter une figue » et « konam que de goûter un raisin », ce sont deux vœux distincts. Rava a dit : cette Michna est conforme à Rabbi Chimon, qui a dit que celui qui jure faussement à plusieurs créanciers en une seule formule n'est passible de plusieurs sacrifices que s'il le fait ainsi : il faut qu'il dise « serment » à chacun d'entre eux. Ici aussi, il n'y a deux vœux que si elle a répété l'expression pour chaque fruit.
- מַתְנִי׳ ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ נְדָרִים, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁיֵּשׁ מְפִירִין״, יָפֵר. ״יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ מְפִירִין, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁזֶּה נֶדֶר״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לֹא יָפֵר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָפֵר.MICHNA : Si un homme, dont l'épouse ou la fille a fait un vœu, ne l'a pas annulé le jour où il l'a entendu, et dit ensuite : « Je sais qu'il existe des vœux, mais je ne sais pas qu'il existe des personnes qui peuvent les annuler », il peut annuler le jour où il l'apprend. S'il dit : « Je sais qu'il existe des personnes qui peuvent annuler les vœux, mais je ne sais pas que ceci est un vœu », Rabbi Méïr dit : il ne peut pas annuler, et les Sages disent : il peut annuler le jour où il apprend son erreur.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: ״בְּלֹא רְאוֹת״, פְּרָט לַסּוֹמֵא. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לְרַבּוֹת אֶת הַסּוֹמֵא.GUEMARA : Et opposons-leur (cet enseignement) une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : à propos de celui qui tue par inadvertance, il est dit : « Sans voir » (Nombres 35, 23), à l'exclusion de l'aveugle, qui n'est donc pas exilé dans une ville de refuge : ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Méïr dit : ces mots viennent inclure l'aveugle parmi ceux qui sont exilés. Il en ressort que Rabbi Méïr ne distingue pas entre les degrés d'ignorance, alors que dans la Michna il semble le faire, et inversement pour Rabbi Yehouda, présumé être l'opposant de Rabbi Méïr, ici désigné comme « les Sages ».
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