Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא גַּבֵּי קְרָעִים דִּכְתִיב ״עַל״ ״עַל״, דִּכְתִיב: ״עַל שָׁאוּל וְעַל יְהוֹנָתָן בְּנוֹ״.Mais voici qu'au sujet des déchirures que l'on fait à son vêtement pour un mort (keri'a), où il est écrit « sur », « sur », comme il est écrit : « sur Chaoul et sur Yehonatan son fils » (II Samuel 1, 12), ce qui indique qu'il faut une déchirure propre à chaque défunt,
- וְתַנְיָא: אָמְרוּ לוֹ ״מֵת אָבִיו״ וְקָרַע, וְאַחַר כָּךְ נִמְצָא בְּנוֹ — יָצָא יְדֵי קְרִיעָה.il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : si on lui a dit : « Son père est mort », et qu'il a déchiré son vêtement, et qu'ensuite il s'est avéré que c'était son fils, il s'est acquitté de la déchirure ! De même, celui qui annule pour sa fille le vœu de sa femme devrait être quitte.
- אָמְרִי, לָא קַשְׁיָא: הָא בִּסְתָם, וְהָא בִּמְפָרֵשׁ.On a répondu : ce n'est pas difficile. Celle-ci, la baraïta, traite d'une nouvelle sans précision : il a su qu'un proche était mort, sans qu'on lui dise lequel ; et celle-là, la Michna, traite de celui qui a précisé pour qui il annulait.
- וְהָתַנְיָא: אָמְרוּ לוֹ ״מֵת אָבִיו״ וְקָרַע, וְאַחַר כָּךְ נִמְצָא בְּנוֹ — לֹא יָצָא יְדֵי קְרִיעָה. אָמְרוּ לוֹ ״מֵת לוֹ מֵת״, וּכְסָבוּר אָבִיו הוּא וְקָרַע, וְאַחַר כָּךְ נִמְצָא בְּנוֹ — יָצָא יְדֵי קְרִיעָה.Et voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : si on lui a dit : « Son père est mort », et qu'il a déchiré son vêtement, et qu'ensuite il s'est avéré que c'était son fils, il ne s'est pas acquitté de la déchirure. Si on lui a dit : « L'un de ses proches est mort », qu'il a pensé que c'était son père et a déchiré, et qu'ensuite il s'est avéré que c'était son fils, il s'est acquitté de la déchirure. Selon Steinsaltz, cette baraïta confirme la distinction entre nouvelle précise et nouvelle sans précision ; selon Rachi, elle contredit par sa première partie la baraïta précédente.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: כָּאן בְּתוֹךְ כְּדֵי דִבּוּר, כָּאן לְאַחַר כְּדֵי דִבּוּר.Rav Achi a dit : les deux baraïtot se concilient autrement : ici, dans le délai d'une parole, là, après le délai d'une parole, c'est-à-dire le temps de prononcer quelques mots (une salutation à son maître).
- הָא דְּקָאָמְרַתְּ יָצָא יְדֵי קְרִיעָה — שֶׁנִּמְצָא בְּנוֹ בְּתוֹךְ כְּדֵי דִבּוּר. הָא דְּאָמְרַתְּ לֹא יָצָא יְדֵי קְרִיעָה — לְאַחַר כְּדֵי דִבּוּר.Ce que tu as dit : « il s'est acquitté de la déchirure », c'est lorsqu'il s'est avéré que c'était son fils dans le délai d'une parole. Ce que tu as dit : « il ne s'est pas acquitté de la déchirure », c'est après le délai d'une parole.
- וְהָתַנְיָא: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ חוֹלֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וְנִתְעַלֵּף, וְכִמְדוּמֶּה שֶׁמֵּת, וְקָרַע, וְאַחַר כָּךְ מֵת — לֹא יָצָא יְדֵי קְרִיעָה. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁמֵּת לְאַחַר כְּדֵי דִיבּוּר, אֲבָל בְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר — כְּדִבּוּר דָּמֵי.Et voici qu'il a été enseigné dans le même sens : celui qui a un malade dans sa maison, et ce malade s'est évanoui, et il lui a semblé qu'il était mort, et il a déchiré son vêtement, et ensuite le malade est mort, il ne s'est pas acquitté de la déchirure. Rabbi Chimon ben Pazi a dit que Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit au nom de Bar Kappara : on n'a enseigné cela que s'il est mort après le délai d'une parole ; mais dans le délai d'une parole, cela équivaut à une parole continue, et il est quitte.
- וְהִילְכְתָא: תּוֹךְ כְּדֵי דִבּוּר — כְּדִבּוּר דָּמֵי, חוּץ מִמְּגַדֵּף וְעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה וּמְקַדֵּשׁ וּמְגָרֵשׁ.Et la halakha (la règle pratique) est : ce qui se produit dans le délai d'une parole équivaut à une parole continue, et l'on peut donc se rétracter dans ce délai, sauf pour le blasphémateur, celui qui sert l'idolâtrie, celui qui consacre une femme et celui qui divorce : dans ces quatre cas, la rétractation immédiate est sans effet.
- מַתְנִי׳ אָמְרָה ״קֻוֽנָּם תְּאֵנִים וַעֲנָבִים אֵלּוּ שֶׁאֲנִי טוֹעֶמֶת״, קִיֵּים לִתְאֵנִים — כּוּלּוֹ קַיָּים, הֵפֵר לִתְאֵנִים — אֵינוֹ מוּפָר עַד שֶׁיָּפֵר אַף לַעֲנָבִים. אָמְרָה ״קֻוֽנָּם תְּאֵנָה שֶׁאֲנִי טוֹעֶמֶת וַעֲנָבָה שֶׁאֲנִי טוֹעֶמֶת״ — הֲרֵי אֵלּוּ שְׁנֵי נְדָרִים.Michna : Si elle a dit : « Konam (formule de vœu d'interdiction) ces figues et raisins que je goûterais », et que le mari a confirmé le vœu pour les figues, il est confirmé en entier ; s'il a annulé pour les figues, il n'est pas annulé tant qu'il n'annule pas aussi pour les raisins. Si elle a dit : « Konam une figue que je goûterais et un raisin que je goûterais », ce sont deux vœux distincts.
- גְּמָ׳ מַנִּי מַתְנִיתִין? רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּתַנְיָא: ״אִישָׁהּ יְקִימֶנּוּ וְאִישָׁהּ יְפֵרֶנּוּ״, אָמְרָה ״קֻוֽנָּם תְּאֵנִים וַעֲנָבִים אֵלּוּ שֶׁאֲנִי טוֹעֶמֶת״, קִיֵּים לִתְאֵנִים — כּוּלּוֹ קַיָּים,Guemara : De qui est notre Michna ? De Rabbi Ichmaël, comme il a été enseigné dans une baraïta : « Son mari le confirmera et son mari l'annulera » (Nombres 30, 14) : si elle a dit : « Konam ces figues et raisins que je goûterais », et qu'il a confirmé pour les figues, il est confirmé en entier.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.