Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: וּבַעַל לָאו בִּכְלַל בְּרִיּוֹת הוּא? וְהָתְנַן: ״נְטוּלָה אֲנִי מִן הַיְּהוּדִים״ — יָפֵר חֶלְקוֹ, וּתְהֵא מְשַׁמַּשְׁתּוֹ, וּתְהֵא נְטוּלָה מִן הַיְּהוּדִים.Rava a objecté à Rav Na'hman : Le mari ne serait-il pas inclus dans le terme « les gens » ? Mais voici que nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; plus loin, 90b) : Si une femme a dit : « Je suis retranchée des Juifs », c'est-à-dire que tout rapport avec eux m'est interdit, le mari annulera sa part, et elle aura des rapports avec lui, et elle restera retranchée des Juifs : s'il la répudie, elle sera interdite à tous.
- וְאִי אָמְרַתְּ בַּעַל לָאו בִּכְלַל ״בְּרִיּוֹת״ הוּא, נִדְרֵי עִינּוּי נֶפֶשׁ הֵן, וְיָפֵר לָהּ לְעוֹלָם!Si le mari est inclus dans ce vœu, on comprend : c'est une affaire entre lui et elle, il n'annule que sa part, et le vœu reprend effet s'ils divorcent. Mais si tu dis que le mari n'est pas inclus dans le terme « les gens », alors ce ne sont pas des affaires entre lui et elle, mais ce sont des vœux d'affliction de l'âme, et il devrait pouvoir les lui annuler pour toujours !
- אֵימָא לָךְ: שָׁאנֵי הָכָא, דְּמוֹכְחָא מִלְּתָא דְּעַל הֶיתֵּרָא קָאָסְרָה נַפְשַׁהּ.Rav Na'hman répond : Je te dirai : ici, c'est différent, car il est évident que le mari est visé, puisque c'est sur ce qui lui est permis qu'elle s'interdit elle-même : les rapports avec les autres hommes lui sont de toute façon défendus, et seul lui est permis son mari.
- יְכוֹלָה לֵיהָנוֹת בְּלֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה. וְלָא קָתָנֵי וּבְמַעְשַׂר עָנִי. וְהָתַנְיָא בְּבָרַיְיתָא: וּבְמַעְשַׂר עָנִי!Elle peut profiter du léket (épis tombés lors de la moisson), de la chikh'ha (gerbes oubliées) et de la péa (coin du champ laissé aux pauvres). Et il n'est pas enseigné : « et de la dîme du pauvre ». Or voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « et de la dîme du pauvre » !
- אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא קַשְׁיָא הָא — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא — רַבָּנַן. דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֵין אָדָם צָרִיךְ לִקְרוֹת שֵׁם עַל מַעְשַׂר עָנִי שֶׁל דְּמַאי.Rav Yossef a dit : Ce n'est pas difficile : celle-ci, la baraïta, suit Rabbi Eliézer ; celle-là, la Michna, suit les Rabbanan. Car nous avons appris (Demaï 4, 3) : Rabbi Eliézer dit : On n'a pas besoin de désigner par son nom la dîme du pauvre du démaï (produit acheté à un am haarets, un ignorant peu scrupuleux pour les dîmes, dont le prélèvement est douteux).
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