Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּלְמָא מִיַּיִן דְּאִית לַהּ צַעֲרָא — הֵפֵר לָהּ, מִטּוּמְאַת מֵת, דְּלֵית לַהּ צַעֲרָא — לֹא הֵפֵר לָהּ?Peut-être le mari lui a-t-il annulé le vœu portant sur le vin, dont la privation la fait souffrir, tandis que le vœu portant sur l'impureté du mort, dont la privation ne la fait pas souffrir, il ne le lui a pas annulé ? Pourquoi alors n'apporte-t-elle pas les sacrifices du naziréen rendu impur par un mort ? On en déduit que le mari, puisqu'il peut annuler un vœu qui entraîne une privation, peut aussi annuler ce qui n'en entraîne pas.
- אָמְרִי: מִטּוּמְאַת מֵת נָמֵי אִית לַהּ צַעֲרָא — דִּכְתִיב: ״וְהַחַי יִתֵּן אֶל לִבּוֹ״, וְתַנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מַאי דִּכְתִיב ״וְהַחַי יִתֵּן אֶל לִבּוֹ״, דְּיִסְפּוֹד — יִסְפְּדוּן לֵיהּ, דְּיִבְכּוּן — יִבְכּוּן לֵיהּ, דְּיִקְבַּר — יִקְבְּרוּנֵיהּ.On répond : de l'impureté du mort aussi, la privation la fait souffrir, comme il est écrit : « Et le vivant prendra à cœur » (Ecclésiaste 7, 2). Et il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr disait : Que signifie ce qui est écrit : « Et le vivant prendra à cœur » ? Cela signifie : celui qui prononce l'oraison funèbre des autres, on prononcera la sienne ; celui qui pleure les autres, on le pleurera ; celui qui enterre les autres, on l'enterrera. Une femme qui ne peut assister aux funérailles, puisqu'elle s'est interdit de se rendre impure par un mort, souffre à la pensée qu'on la traitera de même à sa mort. Son vœu comporte donc une affliction et le mari peut l'annuler.
- מַתְנִי׳ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לַבְּרִיּוֹת״ — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר, וִיכוֹלָה הִיא לֵיהָנוֹת בְּלֶקֶט, שִׁכְחָה, וּבְפֵאָה.Michna : Si une femme a dit : « Que soit konam (interdit par vœu, comme une offrande) ce dont je tire profit des gens », son mari ne peut pas annuler ce vœu, et elle peut tout de même, si elle est pauvre, profiter du léket (épis tombés lors de la moisson), de la chikh'ha (gerbes oubliées) et de la péa (coin du champ laissé aux pauvres). Ces dons ne sont pas considérés comme un profit reçu des gens.
- ״קֻוֽנָּם כֹּהֲנִים לְוִיִּם נֶהֱנִים לִי״ — יִטְּלוּ עַל כׇּרְחוֹ. ״כֹּהֲנִים אֵלּוּ וּלְוִיִּם אֵלּוּ נֶהֱנִים לִי״ — יִטְּלוּ אֲחֵרִים.Si quelqu'un a dit : « Que soit konam que des Cohanim (prêtres) et des Léviim (lévites) profitent de moi », ils prendront les dons sacerdotaux et lévitiques malgré lui. S'il a dit : « Que ces Cohanim-ci et ces Léviim-ci ne profitent pas de moi », d'autres prendront ces dons.
- גְּמָ׳ אַלְמָא אֶפְשָׁר דְּמִתַּזְנָה מִדִּילֵיהּ, מִכְּלָל דְּבַעַל לָאו בִּכְלַל ״בְּרִיּוֹת״ הוּא. אֵימָא סֵיפָא: יְכוֹלָה לֵיהָנוֹת בְּלֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה, אֲבָל מִדְּבַעַל לָא אָכְלָה, אַלְמָא בַּעַל בִּכְלַל ״בְּרִיּוֹת״ הוּא!Guemara : La Michna enseigne que le mari ne peut pas annuler ce vœu. Il en ressort que c'est parce qu'il est possible qu'elle se nourrisse de ce qui est à lui, sans recourir aux autres ; on en déduit que le mari n'est pas inclus dans le terme « les gens », et elle ne s'est pas interdit de profiter de lui. Mais cite la fin de ce passage : elle peut profiter du léket, de la chikh'ha et de la péa ; cela implique mais de ce qui appartient au mari, elle ne mange pas. Il en ressort que le mari est inclus dans le terme « les gens » !
- אָמַר עוּלָּא: לְעוֹלָם לָאו בִּכְלַל ״בְּרִיּוֹת״ הוּא, וְעוֹד: אֵין יָכוֹל לְהָפֵר — מִפְּנֵי שֶׁיְּכוֹלָה לֵיהָנוֹת בְּלֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה.Oulla a dit : En réalité, le mari n'est pas inclus dans le terme « les gens », et il n'y a pas de contradiction. La Michna donne deux raisons pour lesquelles il ne peut annuler : la première, sous-entendue, est qu'elle peut se nourrir de son mari ; et de plus, il ne peut pas annuler parce qu'elle peut profiter du léket, de la chikh'ha et de la péa.
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם בַּעַל בִּכְלַל ״בְּרִיּוֹת״ הוּא, וּ״מָה טַעַם״ קָאָמַר: מָה טַעַם אֵין יָכוֹל לְהָפֵר? מִפְּנֵי שֶׁיְּכוֹלָה לֵיהָנוֹת בְּלֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה.Rava a dit : En réalité, le mari est inclus dans le terme « les gens », et elle ne peut pas profiter de lui ; et la Michna parle sur le mode « quelle est la raison ? », c'est-à-dire : quelle est la raison pour laquelle il ne peut pas annuler ? Parce qu'elle peut profiter du léket, de la chikh'ha et de la péa.
- רַב נַחְמָן אָמַר: לְעוֹלָם בַּעַל לָאו בִּכְלַל ״בְּרִיּוֹת״ הוּא. וְהָכִי קָתָנֵי: נִתְגָּרְשָׁה, יְכוֹלָה לֵיהָנוֹת בְּלֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה.Rav Na'hman a dit : En réalité, le mari n'est pas inclus dans le terme « les gens », et c'est pourquoi il n'a pas à annuler ce vœu. Et voici ce qui est enseigné : si elle a été divorcée et ne peut plus profiter de lui, elle peut profiter du léket, de la chikh'ha et de la péa.
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