Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא מָצִינוּ שׁוּעָל שֶׁמֵּת בַּעֲפַר פִּיר.On ne peut pas objecter que, si la femme s'abstient de se laver ou de se parer, elle s'enlaidira aux yeux de son mari, car nous n'avons pas trouvé de renard qui meure dans la terre de son terrier, celle à laquelle il est habitué ; de même, un mari habitué à sa femme ne s'éloignera pas d'elle pour cela.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן עִינּוּי נֶפֶשׁ — מֵפֵר, בֵּין בֵּינוֹ לְבֵינָהּ, בֵּין בֵּינָהּ לְבֵין אֲחֵרִים. שֶׁאֵין בָּהֶן עִינּוּי נֶפֶשׁ בֵּינוֹ לְבֵינָהּ — מֵפֵר. בֵּינָהּ לְבֵין אֲחֵרִים — אֵינוֹ מֵפֵר. כֵּיצַד? אָמְרָה ״קֻוֽנָּם פֵּירוֹת עָלַי״ — הֲרֵי זֶה יָפֵר. ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי עוֹשָׂה לְפִי אַבָּא״, ״לְפִי אָחִיךָ״, ״לְפִי אָבִיךָ״, ״לְפִי אָחִי״, וְ״שֶׁלֹּא אֶתֵּן תֶּבֶן לִפְנֵי בְּהֶמְתְּךָ וּמַיִם לִפְנֵי בְּקָרֶךָ״ — אֵין יָכוֹל לְהָפֵר.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à l'avis de Rav Ada bar Ahava : les choses qui comportent une affliction de l'âme (inouï néfèch, privation que la femme s'impose par son vœu), le mari les annule, qu'il s'agisse de ce qui est entre lui et elle ou de ce qui est entre elle et d'autres. Quant aux choses qui ne comportent pas d'affliction de l'âme, entre lui et elle, il annule ; entre elle et d'autres, il n'annule pas. Comment cela ? Si elle a dit : « Konam (formule de vœu : que cela me soit interdit comme un sacrifice) les fruits pour moi », voici qu'il annulera, car c'est un vœu d'affliction. Mais si elle a dit : « Konam que je ne fasse rien pour mon père », ou « pour ton frère », ou « pour ton père », ou « pour mon frère », ou « que je ne donne pas de paille devant ton animal, ni d'eau devant ton gros bétail », le mari ne peut pas annuler, car ces vœux ne touchent ni leur relation ni une affliction de la femme.
- ״שֶׁלֹּא אֶכְחוֹל״, ״שֶׁלֹּא אֶפְקוֹס״, וְ״שֶׁלֹּא אֲשַׁמֵּשׁ מִטָּתִי״ — יָפֵר מִשּׁוּם דְּבָרִים שֶׁבֵּינוֹ לְבֵינָהּ.Si elle a dit : « Que je ne me farde pas les yeux », « que je ne me mette pas de rouge aux joues », ou « que je n'aie pas de rapports conjugaux », le mari annulera, en raison des choses qui sont entre lui et elle.
- ״שֶׁלֹּא אַצִּיעַ לָךְ מִטָּתֶךָ״, וְ״שֶׁלֹּא אֶמְזוֹג לְךָ אֶת הַכּוֹס״, וְ״שֶׁלֹּא אֶרְחַץ לָךְ פָּנֶיךָ יָדֶיךָ וְרַגְלֶיךָ״ — אֵין צָרִיךְ לְהָפֵר.Si elle a dit : « Que je ne fasse pas ton lit », ou « que je ne te mélange pas la coupe » de vin et d'eau, ou « que je ne te lave pas le visage, les mains et les pieds », le mari n'a pas besoin d'annuler, car ces vœux ne prennent pas effet : elle est tenue à ces travaux par son mariage.
- רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: יָפֵר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״. דָּבָר אַחֵר: ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״ — מִכָּאן לְחָכָם שֶׁאֵין מַתִּיר נִדְרֵי עַצְמוֹ.Rabban Gamliel dit : Il annulera tout de même, comme il est dit : « Il ne profanera pas sa parole » (Nombres 30, 3). Autre explication : « Il ne profanera pas sa parole » : de là on déduit, pour un Sage, qu'il ne délie pas ses propres vœux.
- מַאן שָׁמְעִינַן דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אֶכְחוֹל וְשֶׁלֹּא אֶפְקוֹס״ דְּבָרִים שֶׁבֵּינוֹ לְבֵינָהּ הָוַיִין — רַבִּי יוֹסֵי, וְקָתָנֵי דְּמֵפַר מִשּׁוּם דְּבָרִים שֶׁבֵּינוֹ לְבֵינָהּ.La Guemara analyse cette baraïta : De qui avons-nous entendu qu'il a dit que « que je ne me farde pas » et « que je ne me mette pas de rouge » sont des choses entre lui et elle ? C'est Rabbi Yossé ; et la baraïta enseigne que le mari annule en raison des choses qui sont entre lui et elle. Elle confirme donc la lecture de Rav Ada bar Ahava selon Rabbi Yossé.
- אָמַר מָר: ״וְשֶׁלֹּא אֲשַׁמֵּשׁ מִטָּתִי״ — יָפֵר מִשּׁוּם דְּבָרִים שֶׁבֵּינוֹ לְבֵינָהּ. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּאָמְרָה: ״הֲנָאַת תַּשְׁמִישִׁי עָלֶיךָ״, לְמָה לִי הֲפָרָה? הָא מְשׁוּעְבֶּדֶת לֵיהּ! אֶלָּא בְּאוֹמֶרֶת ״הֲנָאַת תַּשְׁמִישְׁךָ עָלַי״, וְכִדְרַב כָּהֲנָא,Le Maître a dit dans cette baraïta : « Que je n'aie pas de rapports conjugaux » : il annulera, en raison des choses qui sont entre lui et elle. Quel est le cas ? Si l'on dit qu'elle a dit : « La jouissance de mes rapports est interdite à toi », pourquoi ai-je besoin d'une annulation ? Voici qu'elle lui est asservie par le mariage, et un vœu ne peut l'en affranchir ! Mais plutôt, il s'agit d'une femme qui dit : « La jouissance de tes rapports est interdite à moi », et c'est conforme à l'enseignement de Rav Kahana.
- דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: ״הֲנָאַת תַּשְׁמִישִׁי עָלֶיךָ״ — כּוֹפָהּ וּמְשַׁמַּשְׁתּוֹ. ״הֲנָאַת תַּשְׁמִישְׁךָ עָלַי״ — יָפֵר, שֶׁאֵין מַאֲכִילִין אֶת הָאָדָם דָּבָר הָאָסוּר לוֹ.Car Rav Kahana a dit : Si elle dit : « La jouissance de mes rapports est interdite à toi », il la contraint et elle a des rapports avec lui. Si elle dit : « La jouissance de tes rapports est interdite à moi », il annulera, car on ne fait pas manger à une personne une chose qui lui est interdite : elle ne peut certes pas se soustraire à son devoir, mais elle s'est interdit à elle-même cette jouissance.
- מַאן תְּנָא הָא דְּתַנְיָא: דְּבָרִים הַמּוּתָּרִים וַאֲחֵרִים נָהֲגוּ בָּהֶן אִיסּוּר — אִי אַתָּה רַשַּׁאי לִנְהוֹג בָּהֶם הֶיתֵּר כְּדֵי לְבַטְּלָן, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״, דָּבָר אַחֵר: ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״ — מִכָּאן לְתַלְמִיד חָכָם שֶׁאֵין מֵפֵר נִדְרֵי עַצְמוֹ. מַנִּי? רַבָּן גַּמְלִיאֵל הִיא.Qui est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de ce qui a été enseigné dans cette baraïta : Des choses permises, dont d'autres ont eu la coutume de les traiter comme un interdit, tu n'as pas le droit de les traiter comme permises afin d'abolir cette coutume, parce qu'il est dit : « Il ne profanera pas sa parole. » Autre explication : « Il ne profanera pas sa parole » : de là on déduit, pour un disciple des Sages, qu'il n'annule pas ses propres vœux. De qui est cet enseignement ? C'est Rabban Gamliel, qui exige l'annulation même d'un vœu sans effet.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: תַּשְׁמִישׁ הַמִּטָּה לְרַבָּנַן, עִינּוּי נֶפֶשׁ הוּא, אוֹ דְּבָרִים שֶׁבֵּינוֹ לְבֵינָהּ? אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵיתוּהָ, ״וּנְטוּלָה אֲנִי מִן הַיְּהוּדִים״,Rava a demandé à Rav Na'hman : Les rapports conjugaux, selon les Rabbanan, est-ce une affliction de l'âme ou des choses entre lui et elle ? Rav Na'hman lui a dit : Vous l'avez appris dans une Michna (plus loin, 90b) : Et si la femme a dit : « Je suis retirée des Juifs », c'est-à-dire que ses rapports sont interdits à tous les Juifs,
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