Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שַׁנֵּית ״אִם אֶרְחַץ״. ״אִם לֹא אֶרְחַץ״ הֵיכִי דָּמֵי? אִלֵּימָא דְּאָמְרָה: ״תִּיתְּסַר הֲנָאַת רְחִיצָה לְעוֹלָם עָלַי אִם לֹא אֶרְחַץ הַיּוֹם״ — לְמָה לָהּ הֲפָרָה? תִּתְסְחֵי! אָמַר רַב יְהוּדָה: דְּאָמְרָה ״הֲנָאַת רְחִיצָה עָלַי לְעוֹלָם אִם לֹא אֶרְחַץ בְּמֵי מִשְׁרָה״.La Guemara demande : Tu as bien répondu pour « Si je me baigne ». Mais « Si je ne me baigne pas », quel est le cas ? Si l'on dit qu'elle a dit : « Que le plaisir du bain me soit interdit pour toujours si je ne me baigne pas aujourd'hui », pourquoi lui faut-il une annulation ? Qu'elle se lave aujourd'hui, et rien ne lui sera interdit ! Rav Yehouda a dit : il s'agit du cas où elle a dit : « Que le plaisir du bain me soit interdit pour toujours si je ne me baigne pas dans l'eau de rouissage », eau nauséabonde où l'on a fait tremper le lin. Le mari peut annuler ce vœu, car s'y baigner la rendrait repoussante.
- דִּכְווֹתֵיהּ דְּקָתָנֵי ״אִם לֹא אֶתְקַשֵּׁט״ — אִם לֹא אֶתְקַשֵּׁט בְּנֵפְטְ. לִכְלוּךְ הוּא!La Guemara objecte : De la même manière, ce qui est enseigné : « Si je ne me pare pas » signifierait : « Si je ne me pare pas de naphte ». Mais c'est une saleté, et cela ne s'appelle pas une parure !
- אָמַר [רַב יְהוּדָה], דְּאָמְרָה: ״הֲנָאַת רְחִיצָה לְעוֹלָם עָלַי אִם אֶרְחַץ הַיּוֹם, וּשְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אֶרְחַץ״, ״הֲנָאַת קִישּׁוּט עָלַי לְעוֹלָם אִם אֶתְקַשֵּׁט הַיּוֹם, וּשְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אֶתְקַשֵּׁט״.Rav Yehouda a donc dit : il s'agit du cas où elle a dit : « Que le plaisir du bain me soit interdit pour toujours si je me baigne aujourd'hui, et je fais le serment de ne pas me baigner », ou encore : « Que le plaisir de la parure me soit interdit pour toujours si je me pare aujourd'hui, et je fais le serment de ne pas me parer. »
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הַאי ״אֵלּוּ נְדָרִים וּשְׁבוּעוֹת״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמִיתְנֵי! אֲמַר לֵיהּ, תְּנִי: אֵלּוּ נְדָרִים וּשְׁבוּעוֹת. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שְׁבוּעוֹת נָמֵי הַיְינוּ נְדָרִים. דִּתְנַן: ״כְּנִדְרֵי רְשָׁעִים״ — נָדַר בְּנָזִיר וּבְקׇרְבָּן וּבִשְׁבוּעָה.Ravina a dit à Rav Achi : Selon cette explication, ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) aurait dû enseigner : « Voici les vœux et les serments » que le mari annule ! Rav Achi lui a dit : Enseigne en effet : « Voici les vœux et les serments ». Et si tu veux, dis plutôt que les serments aussi sont compris dans les vœux. Car nous avons appris dans la Michna (plus haut, 9a) : Si quelqu'un a dit : « Comme les vœux des méchants », il a fait un vœu concernant le naziréat, l'offrande et le serment. Le serment peut donc être appelé un vœu.
- וַאֲמַרוּ רַבָּנַן: רְחִיצָה אִית בַּהּ עִנּוּי נֶפֶשׁ כִּי לָא רָחֲצָה? וּרְמִינְהִי: אַף עַל פִּי שֶׁאָסוּר בְּכוּלָּן — אֵין עָנוּשׁ כָּרֵת אֶלָּא בְּאוֹכֵל וְשׁוֹתֶה וְעוֹשֶׂה מְלָאכָה בִּלְבַד. וְאִי אָמְרַתְּ כִּי לָא רָחֲצָה אִיכָּא עִנּוּי, בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים כִּי רָחַץ לִיחַיַּיב כָּרֵת!La Guemara demande : Et les Rabbanan, c'est-à-dire le premier Tanna, ont-ils dit que le bain comporte une affliction de l'âme lorsqu'elle ne se baigne pas ? Une contradiction se présente à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Bien qu'il soit interdit de pratiquer toutes ces choses à Yom Kippour (manger et boire, se baigner, s'oindre, avoir des relations conjugales, porter des chaussures), on n'est puni de karet (retranchement) que si l'on mange, boit ou accomplit un travail, uniquement. Or si tu dis que lorsqu'elle ne se baigne pas il y a affliction, alors à Yom Kippour, lorsqu'on se baigne, on devrait être 'hayav (passible) de karet !
- אָמַר רָבָא: מֵעִנְיָנָא דִקְרָא. גַּבֵּי יוֹם הַכִּיפּוּרִים דִּכְתִיב ״תְּעַנּוּ אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״ — מִילְּתָא דְּיָדַע עִינּוּיָא הַשְׁתָּא. רְחִיצָה לָא יָדַע עִינּוּיָא הַשְׁתָּא. גַּבֵּי נְדָרִים דִּכְתִיב ״כׇּל נֵדֶר וְכׇל שְׁבוּעַת אִסָּר לְעַנּוֹת נָפֶשׁ״ — מִילְּתָא דְּאָתְיָא לֵיהּ לִידֵי עִנּוּי, וְכִי לָא רָחֲצָה אָתְיָא לִידֵי עִנּוּי.Rava a dit : Cela se déduit du contexte du verset. À propos de Yom Kippour, où il est écrit : « Vous affligerez vos âmes » (Lévitique 16, 29), il s'agit d'une chose dont on connaît l'affliction maintenant, le jour même, comme l'abstinence de nourriture et de boisson. Le bain, on n'en connaît pas l'affliction maintenant. Mais à propos des vœux, où il est écrit : « Tout vœu et tout serment d'interdit pour affliger l'âme » (Nombres 30, 14), il s'agit d'une chose qui amène à l'affliction ; or lorsqu'elle ne se baigne pas, elle en vient à l'affliction.
- וְרָמֵי דְּרַבִּי יוֹסֵי אַדְּרַבִּי יוֹסֵי: מַעְיָין שֶׁל בְּנֵי הָעִיר, חַיֵּיהֶן וְחַיֵּי אֲחֵרִים — חַיֵּיהֶן קוֹדְמִין לְחַיֵּי אֲחֵרִים. בְּהֶמְתָּם [וּבֶהֱמַת אֲחֵרִים — בְּהֶמְתָּם] קוֹדֶמֶת לְבֶהֱמַת אֲחֵרִים. כְּבִיסָתָן וּכְבִיסַת אֲחֵרִים — כְּבִיסָתָן קוֹדֶמֶת לִכְבִיסַת אֲחֵרִים. חַיֵּי אֲחֵרִים וּכְבִיסָתָן — חַיֵּי אֲחֵרִים קוֹדְמִין לִכְבִיסָתָן.Et la Guemara oppose une parole de Rabbi Yossé à une autre parole de Rabbi Yossé. Il a été enseigné dans une baraïta : Une source appartenant aux habitants de la ville : s'il s'agit de leur vie et de la vie d'autres, c'est-à-dire si les uns et les autres en ont besoin pour boire, leur vie passe avant la vie des autres. Leurs bêtes et les bêtes d'autres : leurs bêtes passent avant les bêtes des autres. Leur lessive et la lessive d'autres : leur lessive passe avant la lessive des autres. La vie d'autres et leur lessive : la vie des autres passe avant leur lessive.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כְּבִיסָתָן קוֹדֶמֶת לְחַיֵּי אֲחֵרִים. הַשְׁתָּא כְּבִיסָה אָמַר רַבִּי יוֹסֵי יֵשׁ בָּהּ צַעַר,Rabbi Yossé dit : même leur lessive passe avant la vie des autres. La Guemara explique la difficulté : Maintenant, si pour la lessive Rabbi Yossé a dit qu'il y a là une souffrance,
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