Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּקִיטוֹנָא דְבֵי רַב, עוֹמֵד, יְחִידִי, וּבַלַּיְלָה.dans la petite pièce [kitona] de la maison d'étude, en se tenant debout, seul et de nuit.
- אָמַר רַבָּה אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה, נִשְׁאָלִין נְדָרִים עוֹמֵד, יְחִידִי, וּבַלַּיְלָה, וּבַשַּׁבָּת, וּבִקְרוֹבִים, וַאֲפִילּוּ הָיָה לָהֶן פְּנַאי מִבְּעוֹד יוֹם.Rabba a dit au nom de Rav Na'hman : La halakha (la règle pratique) est qu'on sollicite la levée des vœux auprès d'un Sage même debout, même seul (sans tribunal de trois, s'il s'agit d'un expert), et de nuit, et le Chabbat, et auprès de proches parents, et même s'ils avaient eu le temps de le faire pendant qu'il faisait encore jour, avant Chabbat.
- עוֹמֵד? וְהָתַנְיָא: יָרַד רַבָּן גַּמְלִיאֵל מִן הַחֲמוֹר וְנִתְעַטֵּף וְיָשַׁב וְהִתִּיר לוֹ נִדְרוֹ. רַבָּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: פּוֹתְחִין בַּחֲרָטָה. מִיעְקַר נִדְרָא בָּעִינַן, וּבָעֵי עַיּוֹנֵי, אַהָכִי יָשַׁב. וְרַב נַחְמָן סָבַר: אֵין פּוֹתְחִין בַּחֲרָטָה, וַאֲפִילּוּ מְעוּמָּד.La Guemara s'étonne : Peut-on délier un vœu debout ? Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabban Gamliel descendit de l'âne, s'enveloppa de son manteau à la manière d'un juge, s'assit et délia son vœu à l'homme qui le lui demandait ! Si l'on peut délier debout, pourquoi s'est-il assis ? La Guemara répond : Rabban Gamliel estime qu'on ouvre par le regret : le Sage doit amener celui qui a fait le vœu à reconnaître qu'il regrette de l'avoir prononcé dès l'origine. Nous avons besoin de déraciner le vœu et il faut l'examiner ; c'est pourquoi il s'est assis. Tandis que Rav Na'hman estime qu'on n'ouvre pas par le regret, et qu'on peut donc délier le vœu même debout.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: חֲזִי מָר הַאי מֵרַבָּנַן דַּאֲתָא מִמַּעְרְבָא וְאָמַר: אִיזְדְּקִיקוּ לֵיהּ רַבָּנַן לִבְרֵיהּ דְּרַב הוּנָא בַּר אָבִין, וּשְׁרוֹ לֵיהּ נִדְרֵיהּ וַאֲמַרוּ לֵיהּ: זִיל וּבְעִי רַחֲמֵי עַל נַפְשָׁךְ דַּחֲטָאת. דְּתָנֵי רַב דִּימִי אֲחוּהּ דְּרַב סָפְרָא: כׇּל הַנּוֹדֵר, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא מְקַיְּימוֹ — נִקְרָא חוֹטֵא. אָמַר רַב זְבִיד: מַאי קְרָא — ״וְכִי תֶחְדַּל לִנְדֹּר לֹא יִהְיֶה בְךָ חֵטְא״, הָא לֹא חָדַלְתָּ — אִיכָּא חֵטְא.Rava dit à Rav Na'hman : Que le Maître voie ce Sage, l'un de nos Maîtres, qui est venu de l'Occident (la terre d'Israël) et a dit : Nos Maîtres se sont occupés du fils de Rav Houna bar Avin, lui ont délié son vœu et lui ont dit : Va implorer la miséricorde pour toi-même, car tu as péché en faisant un vœu. Car Rav Dimi, frère de Rav Safra, a enseigné : Quiconque fait un vœu, même s'il l'accomplit, est appelé pécheur. Rav Zevid a dit : Quel est le verset qui l'enseigne ? « Si tu t'abstiens de faire des vœux, il n'y aura pas de péché en toi » (Deutéronome 23, 23). On en déduit que si tu ne t'es pas abstenu, il y a péché.
- תַּנְיָא: הָאוֹמֵר לְאִשְׁתּוֹ ״כׇּל נְדָרִים שֶׁתִּדּוֹרִי, אִי אֶפְשִׁי שֶׁתִּדּוֹרִי״, ״אֵין זֶה נֶדֶר״ — לֹא אָמַר כְּלוּם. ״יָפֶה עָשִׂית״, וְ״אֵין כְּמוֹתֵךְ״, וְ״אִם לֹא נָדַרְתְּ, מַדִּירֵךְ אֲנִי״ — דְּבָרָיו קַיָּימִין.Il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui dit à sa femme : « Tous les vœux que tu feras, je ne veux pas que tu les fasses », ou qui dit : « Ceci n'est pas un vœu », n'a rien dit : ce n'est pas une formule d'annulation valable. S'il lui dit : « Tu as bien fait », ou « Il n'y en a pas comme toi », ou « Si tu n'avais pas fait ce vœu, je te l'aurais moi-même imposé », ses paroles sont valides, et le vœu est ratifié.
- לֹא יֹאמַר אָדָם לְאִשְׁתּוֹ בְּשַׁבָּת ״מוּפָר לִיכִי״, ״בָּטֵיל לִיכִי״, כְּדֶרֶךְ שֶׁאוֹמֵר לָהּ בַּחוֹל, אֶלָּא אוֹמֵר לָהּ: ״טְלִי וְאִכְלִי״, ״טְלִי וּשְׁתִי״, וְהַנֶּדֶר בָּטֵל מֵאֵלָיו. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְצָרִיךְ שֶׁיְּבַטֵּל בְּלִבּוֹ.Un homme ne dira pas à sa femme, le Chabbat, pour annuler ses vœux : « Il est annulé pour toi », « Il est aboli pour toi », comme il le lui dit en semaine. Mais il lui dira : si elle a fait vœu de ne pas manger ou boire : « Prends et mange », « Prends et bois », et le vœu s'abolit de lui-même. Rabbi Yo'hanan a dit : Et il faut aussi qu'il l'abolisse dans son cœur : il ne suffit pas de lui dire de manger ou de boire.
- תַּנְיָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: בַּשַּׁבָּת מְבַטֵּל בְּלִבּוֹ, בַּחוֹל מוֹצִיא בִּשְׂפָתָיו. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה — מְבַטֵּל בְּלִבּוֹ, וְאֵין צָרִיךְ לְהוֹצִיא בִּשְׂפָתָיו.Il a été enseigné dans une baraïta : Beit Chamaï disent : Le Chabbat, il abolit le vœu dans son cœur ; en semaine, il prononce l'annulation de ses lèvres. Et Beit Hillel disent : Dans un cas comme dans l'autre, il abolit dans son cœur et il n'a pas besoin de prononcer de ses lèvres.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חָכָם שֶׁאָמַר בִּלְשׁוֹן בַּעַל, וּבַעַל שֶׁאָמַר בִּלְשׁוֹן חָכָם — לָא אָמַר כְּלוּם.Rabbi Yo'hanan a dit : Un Sage qui s'est exprimé dans le langage du mari (en disant « annulé » au lieu de « délié »), et un mari qui s'est exprimé dans le langage du Sage (en disant « délié » au lieu d'« annulé »), n'ont rien dit : chacun ne peut supprimer le vœu que de la manière qui lui est propre.
- דְּתַנְיָא: ״זֶה הַדָּבָר״ — הֶחָכָם מַתִּיר וְאֵין בַּעַל מַתִּיר. שֶׁיָּכוֹל: וּמָה חָכָם שֶׁאֵין מֵפֵר — מַתִּיר, בַּעַל שֶׁמֵּפֵר — אֵינוֹ דִּין שֶׁמַּתִּיר? תַּלְמוּד לוֹמַר:Car il a été enseigné dans une baraïta : Le verset dit « Voici la chose » (Nombres 30, 2) pour enseigner que le Sage délie, et le mari ne délie pas. Car on aurait pu penser : Si le Sage, qui n'annule pas, délie, le mari, qui annule, n'est-il pas logique qu'il délie aussi ? Le verset enseigne :
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