Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִין, בְּעָלְמָא דָּרְשִׁי קַל וָחוֹמֶר, וְשָׁאנֵי הָכָא דְּאָמַר קְרָא ״אִישָׁהּ יְקִימֶנּוּ וְאִישָׁהּ יְפֵרֶנּוּ״. אֶת שֶׁבָּא לִכְלַל הָקֵם — בָּא לִכְלַל הָפֵר, אֶת שֶׁלֹּא בָּא לִכְלַל הָקֵם — לֹא בָּא לִכְלַל הָפֵר.La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : Oui, en général ils interprètent par un kal va'homer (raisonnement a fortiori), mais ici c'est différent, car le verset dit : « Son mari le confirmera et son mari l'annulera » (Nombres 30, 14). Les Sages en déduisent : ce qui est parvenu au stade de la confirmation, c'est-à-dire un vœu déjà prononcé, est parvenu au stade de l'annulation ; ce qui n'est pas parvenu au stade de la confirmation n'est pas parvenu au stade de l'annulation.
- מַתְנִי׳ הֲפָרַת נְדָרִים כׇּל הַיּוֹם. יֵשׁ בַּדָּבָר לְהָקֵל וּלְהַחֲמִירMichna : L'annulation des vœux peut se faire tout le jour où le vœu a été entendu. Il y a dans cette règle de quoi alléger et de quoi aggraver : le délai peut être long ou très court.
- כֵּיצַד? נָדְרָה בְּלֵילֵי שַׁבָּת — יָפֵר בְּלֵילֵי שַׁבָּת וּבְיוֹם הַשַּׁבָּת עַד שֶׁתֶּחְשַׁךְ. נָדְרָה עִם חֲשֵׁכָה — מֵפֵר עַד שֶׁלֹּא תֶּחְשַׁךְ, שֶׁאִם חָשְׁכָה וְלֹא הֵפֵר — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר,Comment cela ? Si elle a fait un vœu le soir de Chabbat, son père ou son mari peut annuler le soir de Chabbat et le jour de Chabbat, jusqu'à la tombée de la nuit : c'est l'allègement. Si elle a fait un vœu à la tombée de la nuit, il annule seulement jusqu'à ce que la nuit tombe, car si la nuit est tombée et qu'il n'a pas annulé, il ne peut plus annuler : c'est l'aggravation.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: הֲפָרַת נְדָרִים כׇּל הַיּוֹם. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אָמְרוּ: מֵעֵת לְעֵת. מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא, אָמַר קְרָא: ״בְּיוֹם שׇׁמְעוֹ״.Guemara : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'annulation des vœux peut se faire tout le jour. Rabbi Yossé beRabbi Yehouda et Rabbi Elazar beRabbi Chimon ont dit : pendant vingt-quatre heures, d'un moment au même moment du lendemain. Quelle est la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ? Le verset dit : « Le jour où il l'entend » (Nombres 30, 13).
- וְרַבָּנַן מַאי טַעְמַיְיהוּ — דִּכְתִיב: ״מִיּוֹם אֶל יוֹם״.Et les Sages de la seconde opinion, quelle est leur raison ? C'est qu'il est écrit : « De jour en jour » (Nombres 30, 15), ce qui indique un délai allant d'une heure donnée jusqu'à la même heure le lendemain.
- וּלְתַנָּא קַמָּא, הָא כְּתִיב ״מִיּוֹם אֶל יוֹם״! אִיצְטְרִיךְ. דְּאִי ״בְּיוֹם שׇׁמְעוֹ״, הֲוָה אָמֵינָא בִּימָמָא — אִין, בְּלֵילְיָא — לָא, כְּתִיב ״מִיּוֹם אֶל יוֹם״.Et selon le premier Tanna, n'est-il pas écrit : « De jour en jour » ? La Guemara répond : C'était nécessaire. Car si le verset n'avait dit que « le jour où il l'entend », j'aurais dit : de jour, oui ; de nuit, non. C'est pourquoi il est écrit : « De jour en jour », pour inclure la nuit.
- וּלְמַאן דְּאָמַר ״מִיּוֹם אֶל יוֹם״, הָא כְּתִיב ״בְּיוֹם שׇׁמְעוֹ״! אִיצְטְרִיךְ, דְּאִי כְּתִיב ״מִיּוֹם אֶל יוֹם״, הֲוָה אָמֵינָא מֵחַד בְּשַׁבָּא לְחַד בְּשַׁבָּא לֵיפַר לָהּ, כְּתִיב ״בְּיוֹם שׇׁמְעוֹ״.Et selon celui qui dit que l'on se fonde sur « de jour en jour », n'est-il pas écrit : « Le jour où il l'entend » ? La Guemara répond : C'était nécessaire. Car s'il n'était écrit que « de jour en jour », j'aurais dit qu'il peut annuler pour elle d'un dimanche au dimanche suivant. C'est pourquoi il est écrit : « Le jour où il l'entend », ce qui limite le délai à un seul jour de vingt-quatre heures.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֵין הֲלָכָה כְּאוֹתוֹ הַזּוּג. לֵוִי סָבַר לְמִיעְבַּד כְּהָנֵי תַּנָּאֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב, הָכִי אָמַר חֲבִיבִי: אֵין הֲלָכָה כְּאוֹתוֹ הַזּוּג.Rabbi Chimon ben Pazi a dit que Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : La halakha (règle pratique) n'est pas conforme à ce couple de Sages, Rabbi Yossé beRabbi Yehouda et Rabbi Elazar beRabbi Chimon. Lévi pensait agir selon ces Tannaïm. Rav lui a dit : Voici ce qu'a dit mon oncle ('havivi), Rabbi 'Hiya : La halakha n'est pas conforme à ce couple.
- חִיָּיא בַּר רַב שָׁדֵי גִּירָא וּבָדֵיק. רַבָּה בַּר רַב הוּנָא יָתֵיב וְקָאֵים.La Guemara rapporte : 'Hiya bar Rav tirait une flèche et examinait en même temps le vœu qu'on lui soumettait, sans s'y attarder. Rabba bar Rav Houna s'asseyait et se levait, examinant le vœu sans s'installer.
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