Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ שׁוֹמֶרֶת יָבָם, בֵּין לְיָבָם אֶחָד, בֵּין לִשְׁנֵי יְבָמִין. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יָפֵר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לְאֶחָד, אֲבָל לֹא לִשְׁנַיִם. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא לְאֶחָד וְלֹא לִשְׁנַיִם.MICHNA : La chomérèt yavam (la veuve sans enfant en attente du yavam, frère du défunt appelé à l'épouser), que ce soit pour un seul yavam ou pour deux yevamin : Rabbi Eliézer dit : le yavam peut annuler ses vœux. Rabbi Yehochoua dit : si elle attend un seul yavam, il peut annuler, mais pas si elle en attend deux. Rabbi Akiva dit : ni pour un seul, ni pour deux.
- אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: מָה אִם אִשָּׁה שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ — הֲרֵי הוּא מֵיפֵר נְדָרֶיהָ, אִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם — אֵינוֹ דִּין שֶׁיָּפֵר נְדָרֶיהָ?Rabbi Eliézer a dit : si, pour une femme qu'il a acquise lui-même par ses propres fiançailles, il annule ses vœux, pour une femme qui lui a été attribuée par le Ciel, c'est-à-dire la yevama, n'est-il pas logique qu'il annule ses vœux ?
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּאִשָּׁה שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ — שֶׁאֵין לַאֲחֵרִים בָּהּ רְשׁוּת, תֹּאמַר בְּאִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם, שֶׁיֵּשׁ לַאֲחֵרִים בָּהּ רְשׁוּת?!Rabbi Akiva lui a dit : non ! Si tu parles d'une femme qu'il a acquise lui-même, sur laquelle d'autres n'ont aucun pouvoir, diras-tu la même chose d'une femme qui lui a été attribuée par le Ciel, sur laquelle d'autres ont un pouvoir ?! S'il y a deux yevamin, chacun a sur elle un pouvoir égal.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: עֲקִיבָא, דְּבָרֶיךָ בִּשְׁנֵי יְבָמִין, מָה אַתָּה מֵשִׁיב עַל יָבָם אֶחָד? אָמַר לוֹ: אֵין הַיְּבָמָה גְּמוּרָה לַיָּבָם כְּשֵׁם שֶׁהָאֲרוּסָה גְּמוּרָה לְאִישָׁהּ.Rabbi Yehochoua lui a dit : Akiva, tes paroles valent pour deux yevamin ; que réponds-tu à Rabbi Eliézer pour un seul yavam ? Rabbi Akiva lui a dit : la yevama n'est pas pleinement acquise au yavam comme la fiancée est pleinement acquise à son mari ; le yavam n'a donc aucun pouvoir d'annuler les vœux.
- גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר אֵין זִיקָה, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ סָבַר יֵשׁ זִיקָה. אֶלָּא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, מַאי טַעְמֵיהּ? אִי יֵשׁ זִיקָה, אֵין בְּרֵירָה.GUEMARA : Certes, Rabbi Akiva pense qu'il n'y a pas de zika (lien entre la yevama et le yavam assimilable à un lien conjugal), et Rabbi Yehochoua pense qu'il y a une zika : s'il n'y a qu'un yavam, elle est considérée comme sa femme et il annule ses vœux. Mais Rabbi Eliézer, quelle est sa raison ? Si c'est qu'il pense qu'il y a une zika, il n'y a pas de berera (détermination rétroactive) : on ignore lequel des deux sera son mari, alors comment l'un d'eux pourrait-il annuler ses vœux ?
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: כְּגוֹן שֶׁעָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר לַהּ כְּבֵית שַׁמַּאי, דְּאָמְרִי: מַאֲמָר קוֹנֶה קִנְיָן גָּמוּר.Rabbi Ami a dit : il s'agit d'un cas où l'un des yevamin a fait avec elle un maamar (fiançailles du yavam avec la yevama, instituées par les Sages). Et Rabbi Eliézer est de l'avis de Beit Chammaï, qui disent : le maamar acquiert d'une acquisition complète.
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר לְךָ: הָנֵי מִילֵּי בְּחַד יָבָם, אֲבָל בִּשְׁנֵי יְבָמִין — לָא. מִי אִיכָּא מִידֵּי דְּכִי אָתֵי אֲחוּהִי אָסַר עֲלֵיהּ בְּבִיאָה, אוֹ בְּגִיטָּא וּמֵפֵר? וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: אֵין זִיקָה.Et Rabbi Yehochoua te dirait : cela ne vaut que pour un seul yavam, mais pour deux yevamin, non. Car y a-t-il une chose telle que, lorsque son frère vient, il la lui interdit par une relation conjugale, ou par un get (acte de divorce), et que pourtant le premier puisse annuler ses vœux ? Et Rabbi Akiva pense : il n'y a pas de zika du tout, pas plus avec un maamar que sans.
- וּלְרַבִּי (אֱלִיעֶזֶר) [אֶלְעָזָר], דְּאָמַר: מַאֲמָר לְבֵית שַׁמַּאי אֵין קוֹנֶה אֶלָּא לִדְחוֹת בַּצָּרָה. מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Mais selon Rabbi Elazar, qui a dit : le maamar, pour Beit Chammaï, n'acquiert que pour écarter la tsara (l'autre épouse du défunt), que peut-on dire ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁעָמַד בַּדִּין, וְאִיתְחַיֵּיב לָהּ מְזוֹנוֹת, וְכִדְרַב פִּנְחָס מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: דְּאָמַר כׇּל הַנּוֹדֶרֶת — עַל דַּעַת בַּעְלָהּ הִיא נוֹדֶרֶת.De quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où il s'est présenté au tribunal et a été condamné à lui fournir sa subsistance, après qu'elle a exigé qu'il l'épouse. Et c'est conformément à l'enseignement de Rav Pin'has au nom de Rava, qui a dit : toute femme qui fait un vœu fait son vœu en se fondant sur l'accord de son mari.
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