Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ בּוֹגֶרֶת שֶׁשָּׁהֲתָה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, וְאַלְמָנָה שְׁלֹשִׁים יוֹם, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הוֹאִיל וּבַעְלָהּ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ — יָפֵר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַבַּעַל מֵיפֵר עַד שֶׁתִּכָּנֵס לִרְשׁוּתוֹ.MICHNA : Une bogérèt (jeune femme devenue adulte) qui a attendu douze mois après ses fiançailles, sans que le fiancé l'ait épousée au terme fixé, et une veuve qui a attendu trente jours dans le même cas : Rabbi Eliézer dit : puisque son mari est déjà tenu à sa subsistance, qu'il annule ses vœux à lui seul, comme s'il l'avait épousée. Et les Sages disent : le mari n'annule pas seul jusqu'à ce qu'elle entre sous son autorité.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וּמִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד. דִּתְנַן: נוֹתְנִין לַבְּתוּלָה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ לְפַרְנֵס עַצְמָהּ. הִגִּיעַ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ — אוֹכֶלֶת מִשֶּׁלּוֹ, וְאוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה. אֲבָל הַיָּבָם אֵינוֹ מַאֲכִיל בִּתְרוּמָה.GUEMARA : Rabba a dit : Rabbi Eliézer et la Michna richona (la première version de la Michna, enseignement des Tannaïm revu par la suite) ont dit une seule et même chose. Comme nous avons appris dans la Michna (Ketoubot 57a) : On donne à la vierge douze mois à partir de ses fiançailles pour subvenir à ses propres besoins, c'est-à-dire pour préparer son trousseau. Si les douze mois sont arrivés à leur terme, même s'il ne l'a pas épousée, elle mange de ce qui est à lui, c'est-à-dire qu'il doit pourvoir à sa subsistance, et, si le fiancé est Cohen (prêtre), elle mange de la terouma (prélèvement donné au Cohen) comme une femme de Cohen. Mais le yavam (le frère d'un homme mort sans enfant, appelé à épouser sa veuve) ne fait pas manger de la terouma tant qu'il ne l'a pas effectivement épousée.
- עָשְׂתָה שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בִּפְנֵי הַבַּעַל, וְשִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בִּפְנֵי הַיָּבָם, וַאֲפִילּוּ כּוּלָּן בִּפְנֵי הַבַּעַל חָסֵר יוֹם אֶחָד, אוֹ כּוּלָּן בִּפְנֵי הַיָּבָם חָסֵר יוֹם אֶחָד — אֵינָהּ אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה. זוֹ מִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה. בֵּית דִּין שֶׁל אַחֲרֵיהֶם אָמְרוּ: אֵין הָאִשָּׁה אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה.Si elle a passé six mois d'attente sous l'égide du mari, puis qu'il est mort, et six mois sous l'égide du yavam, et même si elle les a passés tous sous l'égide du mari moins un jour, ou tous sous l'égide du yavam moins un jour, elle ne mange pas de la terouma. Telle est la Michna richona. Le tribunal d'après eux, dans une génération ultérieure, a dit : la femme ne mange pas de la terouma jusqu'à ce qu'elle entre sous le dais nuptial. L'opinion de Rabbi Eliézer, selon laquelle le mari peut annuler les vœux une fois écoulé le délai, suit donc la première version, qui l'oblige à l'entretenir dès ce moment.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, דִּלְמָא לָא הִיא: עַד כָּאן לָא קָא אַשְׁמְעִינַן מִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה אֶלָּא לְמֵיכַל בִּתְרוּמָה דְּרַבָּנַן. אֲבָל נְדָרִים דְּאוֹרָיְיתָא — אֵימָא לָא.Abayé lui a dit : peut-être n'en est-il pas ainsi. La Michna richona ne nous a enseigné cela que pour manger de la terouma dont le statut est d'ordre rabbinique. Mais pour les vœux, dont l'interdit est d'ordre toranique, dis que non : le fiancé ne peut pas les annuler.
- וְעַד כָּאן לָא שָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אֶלָּא גַּבֵּי נְדָרִים, כִּדְרַב פִּנְחָס מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא דְּאָמַר כׇּל הַנּוֹדֶרֶת עַל דַּעַת בַּעְלָהּ הִיא נוֹדֶרֶת. אֲבָל תְּרוּמָה — אֲפִילּוּ מִדְּרַבָּנַן נָמֵי לָא אָכְלָה.Et tu n'as entendu Rabbi Eliézer dire cela qu'au sujet des vœux, conformément à l'enseignement de Rav Pin'has au nom de Rava, qui a dit : toute femme qui fait un vœu fait son vœu en se fondant sur l'accord de son mari, puisqu'il pourvoit à sa subsistance. Rabbi Eliézer ne donnerait donc pouvoir au fiancé sur ses vœux que parce qu'il est désormais tenu de l'entretenir. Mais la terouma, même celle qui n'est que d'ordre rabbinique, elle n'en mange pas non plus.
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