Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכָא נָמֵי, דְּאָמַר לֵיהּ: לְכִי שָׁמַעְנָא מֵיפַר לַהּ. לְכִי שָׁמַע לֵיפַר לַהּ? הוּא סָבַר: דִּלְמָא מִטְּרִידְנָא.La Guemara rejette aussi cette preuve : ici aussi, il s'agit du cas où le mari lui dit, à l'intendant : « Quand j'entendrai le vœu, annule pour elle. » Elle demande : qu'il l'annule pour elle lorsqu'il entendra ! Elle répond : il pense : peut-être serai-je occupé à ce moment-là et oublierai-je d'annuler. La question de l'annulation sans audition reste donc sans réponse.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: חֵרֵשׁ, מַהוּ שֶׁיָּפֵר לְאִשְׁתּוֹ? אִם תִּמְצָא לוֹמַר בַּעַל מֵיפֵר בְּלֹא שְׁמִיעָה — מִשּׁוּם דְּבַר מִישְׁמַע הוּא, אֲבָל חֵרֵשׁ דְּלָאו בַּר מִישְׁמַע הוּא, הַיְינוּ דְּרַבִּי זֵירָא.Rami bar 'Hama a demandé : un sourd, qu'en est-il : peut-il annuler pour sa femme ? Si tu veux dire que le mari annule sans avoir entendu, c'est peut-être parce qu'il est apte à entendre ; mais un sourd, qui n'est pas apte à entendre, c'est le principe de Rabbi Zeira.
- דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הָרָאוּי לְבִילָּה — אֵין בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵין רָאוּי לְבִילָּה — בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ.Car Rabbi Zeira a dit : pour tout ce qui est apte au mélange de la farine et de l'huile dans une offrande de farine (min'ha), le mélange n'est pas indispensable : même s'il n'a pas été fait, l'offrande est valable. Et pour tout ce qui n'est pas apte au mélange, le mélange est indispensable, et une telle offrande est invalide. De même, là où l'audition est impossible, elle serait indispensable.
- אוֹ דִלְמָא: ״וְשָׁמַע אִישָׁהּ״ לָא מְעַכֵּב. אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע ״וְשָׁמַע אִישָׁהּ״ — פְּרָט לְאֵשֶׁת חֵרֵשׁ. שְׁמַע מִינַּהּ.Ou peut-être : « et son mari entend » (Nombres 30, 8) n'est pas indispensable, et même un sourd peut annuler les vœux de sa femme. Rava a dit : Viens et entends une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et son mari entend » : à l'exclusion de la femme d'un sourd. Déduis-en qu'un sourd ne peut pas annuler les vœux de sa femme.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בַּעַל, מַהוּ שֶׁיָּפֵר לִשְׁתֵּי נָשָׁיו בְּבַת אַחַת? ״אוֹתָהּ״ דַּוְקָא, אוֹ לָאו דַּוְקָא?Ils ont posé la question : le mari, qu'en est-il : peut-il annuler pour ses deux femmes à la fois ? Le mot « elle » (Nombres 30, 9 : « si son mari la désavoue ») est-il précis, et vise-t-il une seule femme, ou n'est-il pas précis, et peut-il annuler les vœux de plusieurs femmes à la fois ?
- אָמַר רָבִינָא, תָּא שְׁמַע: אֵין מַשְׁקִין שְׁתֵּי סוֹטוֹת כְּאַחַת, מִפְּנֵי שֶׁלִּבָּהּ גַּס בַּחֲבֶירְתָּהּ.Ravina a dit : Viens et entends une baraïta : on ne fait pas boire les eaux amères à deux sotot (femmes soupçonnées d'adultère par leur mari) à la fois, parce que son cœur s'enhardit par sa compagne : si l'une est coupable, elle n'aura pas l'humilité d'avouer.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא מִן הַשֵּׁם הוּא זֶה, אֶלָּא מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״וְהִשְׁקָהּ״ — אוֹתָהּ, לְבַדָּהּ.Rabbi Yehouda dit : ce n'est pas pour cette raison, mais parce qu'il est dit : « Et il la fera boire » (Nombres 5, 27) : elle, seule. De même, « la désavoue » (Nombres 30, 9) vise une seule femme, et un homme ne peut donc pas annuler les vœux de deux femmes à la fois.
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