Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ דֶּרֶךְ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, עַד שֶׁלֹּא הָיְתָה בִּתּוֹ יוֹצְאָה מֵאֶצְלוֹ, אוֹמֵר לָהּ: כׇּל נְדָרִים שֶׁנָּדַרְתְּ בְּתוֹךְ בֵּיתִי — הֲרֵי הֵן מוּפָרִין. וְכֵן הַבַּעַל, עַד שֶׁלֹּא תִּכָּנֵס לִרְשׁוּתוֹ, אוֹמֵר לָהּ: כׇּל נְדָרִים שֶׁנָּדַרְתְּ עַד שֶׁלֹּא תִּכָּנְסִי לִרְשׁוּתִי — הֲרֵי הֵן מוּפָרִין. שֶׁמִּשֶּׁתִּכָּנֵס לִרְשׁוּתוֹ — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר.Michna : La pratique des érudits de la Torah est de veiller à ce qu'une femme ne se marie pas chargée de vœux : avant que sa fille ne quitte sa maison pour se marier, le père lui disait : « Tous les vœux que tu as faits dans ma maison sont annulés. » De même le mari, avant qu'elle n'entre sous son autorité, alors qu'ils n'étaient encore que fiancés, lui disait : « Tous les vœux que tu as faits avant d'entrer sous mon autorité sont annulés. » Car dès qu'elle entre sous son autorité, il ne peut plus annuler les vœux qu'elle a faits auparavant.
- גְּמָ׳ בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: בַּעַל, מַהוּ שֶׁיָּפֵר בְּלֹא שְׁמִיעָה? ״וְשָׁמַע אִישָׁהּ״ דַּוְקָא הוּא, אוֹ לָאו דַּוְקָא הוּא?Guemara : Rami bar 'Hama a demandé : le mari, qu'en est-il : peut-il annuler sans avoir entendu le vœu, c'est-à-dire prononcer une annulation générale sans connaître de vœu particulier ? Le verset « et son mari entend » (Nombres 30, 8) est-il précis, de sorte qu'il ne puisse annuler qu'après avoir entendu le vœu, ou n'est-il pas précis, et l'audition n'est mentionnée que parce que c'est le cas habituel ?
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: דֶּרֶךְ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, עַד שֶׁלֹּא יָצָאת בִּתּוֹ מֵאֶצְלוֹ, אוֹמֵר לָהּ: כׇּל נְדָרִים שֶׁנָּדַרְתְּ בְּתוֹךְ בֵּיתִי — הֲרֵי הֵן מוּפָרִין, וְהָא לָא שְׁמַע!Rava a dit : Viens et entends une preuve de la Michna : La pratique des érudits de la Torah est qu'avant que sa fille ne quitte sa maison, le père lui dit : « Tous les vœux que tu as faits dans ma maison sont annulés. » Or il ne les a pas entendus ! On peut donc annuler sans connaître le vœu.
- לְכִי שָׁמַע הוּא דְּמֵיפַר. אִם כֵּן, כִּי לָא שְׁמַע, לְמָה לֵיהּ לְמֵימַר? הָא קָמַשְׁמַע לַן: אוֹרְחֵיהּ דְּצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לְהַדּוֹרֵי.La Guemara rejette cette preuve : c'est lorsqu'il entendra tel vœu qu'il l'annule, et ce n'est qu'alors qu'il est annulé. Elle demande : s'il en est ainsi, puisqu'il n'a pas entendu, pourquoi a-t-il besoin de le dire dès maintenant ? Elle répond : elle nous apprend ceci : c'est la manière d'un jeune Sage (tsourba méRabbanan) de s'enquérir de tels vœux, afin de pouvoir les annuler dès qu'il en aura connaissance.
- תָּא שְׁמַע מִסֵּיפָא: וְכֵן הַבַּעַל, עַד שֶׁלֹּא תִּכָּנֵס לִרְשׁוּתוֹ, אוֹמֵר לָהּ. הָכָא נָמֵי, דְּאָמַר לַהּ: ״לְכִי שָׁמַעְנָא״.La Guemara propose : viens et entends une preuve de la fin de la Michna : « De même le mari, avant qu'elle n'entre sous son autorité, lui dit : Tous les vœux… sont annulés. » Il annule donc sans avoir entendu. Elle répond : ici aussi, il lui dit : « Quand j'entendrai le vœu, il sera annulé. »
- תָּא שְׁמַע: הָאוֹמֵר לְאִשְׁתּוֹ ״כׇּל נְדָרִים שֶׁתִּדּוֹרִי עַד שֶׁאָבֹא מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי הֲרֵי הֵן קַיָּימִין״ — לֹא אָמַר כְּלוּם. ״הֲרֵי הֵן מוּפָרִין״, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מוּפָר. וְהָא לָא שְׁמַע.Viens et entends une autre Michna (75a) : Celui qui dit à sa femme : « Tous les vœux que tu feras jusqu'à ce que je revienne de tel endroit sont confirmés » n'a rien dit : ils ne sont pas confirmés. S'il dit : « Ils sont annulés », Rabbi Eliézer dit : c'est annulé. Or il n'a pas entendu ! On peut donc en déduire qu'il n'est pas nécessaire d'entendre les vœux pour les annuler.
- הָכָא נָמֵי, דְּאָמַר: ״לְכִי שָׁמַעְנָא״. וּלְמָה לִי מִן הַשְׁתָּא? לְכִי שָׁמַע לֵיפַר לַהּ! קָסָבַר: דִּלְמָא מִטְּרִידְנָא הָהִיא שַׁעְתָּא.La Guemara répond : ici aussi, il dit : « Quand j'entendrai le vœu, il sera annulé. » Elle demande : et pourquoi me faut-il cette annulation dès maintenant ? Qu'il l'annule pour elle lorsqu'il entendra ! Elle répond : il pense : peut-être serai-je occupé à ce moment-là et oublierai-je d'annuler ; il annule donc à l'avance, pour que l'annulation prenne effet d'elle-même lorsqu'il entendra.
- תָּא שְׁמַע: הָאוֹמֵר לְאַפּוֹטְרוֹפּוֹס ״כׇּל נְדָרִים שֶׁנּוֹדֶרֶת אִשְׁתִּי מִכָּאן וְעַד שֶׁאָבֹא מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי הָפֵר״, וְהֵפֵר לֵהּ, יָכוֹל יְהוּ מוּפָרִין — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישָׁהּ יְקִימֶנּוּ וְאִישָׁהּ יְפֵרֶנּוּ״. דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה.Viens et entends une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui dit à un intendant (apotropos) : « Tous les vœux que fera ma femme à partir de maintenant et jusqu'à ce que je revienne de tel endroit, annule-les », et qu'il les a annulés pour elle, on pourrait penser qu'ils sont annulés. C'est pourquoi le verset enseigne : « Son mari le confirmera et son mari l'annulera » (Nombres 30, 14) : seul le mari peut annuler. Telles sont les paroles de Rabbi Yochiya.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹנָתָן: מָצִינוּ בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ?Rabbi Yonatan lui a dit : nous avons trouvé dans toute la Torah que l'envoyé d'un homme est comme lui-même. L'intendant peut donc annuler les vœux au nom du mari.
- וַאֲפִילּוּ רַבִּי יֹאשִׁיָּה לָא קָאָמַר אֶלָּא מִשּׁוּם דִּגְזֵירַת הַכָּתוּב הוּא ״אִישָׁהּ יְקִימֶנּוּ וְאִישָׁהּ יְפֵרֶנּוּ״, אֲבָל דְּכוּלֵּי עָלְמָא שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ. וְהָא לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ!La Guemara relève : et même Rabbi Yochiya ne dit cela que parce que c'est un décret du verset : « Son mari le confirmera et son mari l'annulera » ; mais selon tout le monde, l'envoyé d'un homme est comme lui-même. Elle demande : or il ne les a pas entendus ! Cela montre que le fait de ne pas avoir entendu le vœu n'empêche pas de l'annuler.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.