Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּא שְׁמַע: אֵימָתַי אָמְרוּ ״מֵת הַבַּעַל, נִתְרוֹקְנָה רְשׁוּת לָאָב״ — בִּזְמַן שֶׁלֹּא שָׁמַע הַבַּעַל, אוֹ שָׁמַע וְהֵפֵר, אוֹ שָׁמַע וְשָׁתַק וּמֵת בּוֹ בַּיּוֹם. וְאִי אָמְרַתְּ גֵּירוּשִׁין כִּשְׁתִיקָה דָּמוּ, לִיתְנֵי נָמֵי ״אוֹ שָׁמַע וְגֵירַשׁ״! מִדְּלָא תָּנֵי הָכִי — שְׁמַע מִינַּהּ גֵּירוּשִׁין כַּהֲקָמָה דָּמוּ.Viens et entends une preuve tirée d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : quand a-t-on dit que si le mari est mort, l'autorité d'annuler les vœux de la jeune fille revient entièrement au père ? Lorsque le mari n'a pas entendu le vœu, ou qu'il a entendu et annulé, ou qu'il a entendu, s'est tu et est mort le jour même. Et si tu dis que le divorce est comparable au silence, que le Tanna enseigne aussi : « ou il a entendu et l'a répudiée » ! Du fait qu'il n'enseigne pas cela, déduis-en que le divorce est comparable à la confirmation du vœu.
- אֵימָא סֵיפָא: אֲבָל אִם שָׁמַע וְקַיָּים, אוֹ שָׁמַע וְשָׁתַק וּמֵת בְּיוֹם שֶׁל אַחֲרָיו — אֵין יָכוֹל לְהָפֵר. וְאִי אָמְרַתְּ גֵּירוּשִׁין כַּהֲקָמָה דָּמוּ, לִיתְנֵי ״וְאִם שָׁמַע וְגֵירֵשׁ״! אֶלָּא מִדְּלָא קָתָנֵי הָכִי, שְׁמַע מִינַּהּ: גֵּירוּשִׁין כִּשְׁתִיקָה דָּמוּ.La Guemara rejette cette preuve : cite la fin de la baraïta : Mais s'il a entendu et confirmé, ou s'il a entendu, s'est tu et est mort le jour suivant, le père ne peut pas annuler. Et si tu dis que le divorce est comparable à la confirmation, que le Tanna enseigne aussi : « et s'il a entendu et l'a répudiée » ! Mais du fait qu'il n'enseigne pas cela, déduis-en que le divorce est comparable au silence.
- אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינֵּיהּ. אִי רֵישָׁא דַּוְקָא — נָסֵיב סֵיפָא מִשּׁוּם רֵישָׁא. אִי סֵיפָא דַּוְקָא — נָסֵיב רֵישָׁא מִשּׁוּם סֵיפָא.Mais alors, de cette baraïta, il n'y a rien à déduire sur l'effet du divorce. L'écart entre ses deux parties s'explique en effet dans un sens comme dans l'autre : si le début est précis, permettant de déduire que le divorce équivaut à la confirmation, le Tanna a formulé la fin à cause du début, dans le même style, sans rien y ajouter ; si la fin est précise, permettant de déduire que le divorce équivaut au silence, il a formulé le début à cause de la fin.
- תָּא שְׁמַע: נָדְרָה וְהִיא אֲרוּסָה, וְנִתְגָּרְשָׁה וְנִתְאָרְסָה בּוֹ בַּיּוֹם, אֲפִילּוּ לְמֵאָה — אָבִיהָ וּבַעְלָהּ הָאַחֲרוֹן מְפִירִין נְדָרֶיהָ. שְׁמַע מִינַּהּ גֵּירוּשִׁין כִּשְׁתִיקָה דָּמוּ, דְּאִי כַּהֲקָמָה דָּמוּ — מִי מָצֵי מֵיפַר אָרוּס אַחֲרוֹן נִידְרֵי דְּאוֹקֵים אָרוּס רִאשׁוֹן?Viens et entends une preuve de la Michna (71a) : si elle a fait un vœu alors qu'elle était fiancée (aroussa : liée par les premiers liens du mariage), qu'elle a été répudiée et s'est fiancée de nouveau le jour même, fût-ce à cent hommes successivement, son père et son dernier mari annulent ses vœux. Déduis-en que le divorce est comparable au silence, car s'il était comparable à la confirmation, le dernier fiancé pourrait-il annuler les vœux que le premier fiancé a confirmés ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, בְּשֶׁלֹּא שָׁמַע אָרוּס רִאשׁוֹן. אִי הָכִי, מַאי אִירְיָא בּוֹ בַּיּוֹם? אֲפִילּוּ לְאַחַר מֵאָה יָמִים נָמֵי!La Guemara rejette cette preuve : de quoi s'agit-il ici ? Du cas où le premier fiancé n'a pas entendu le vœu ; son divorce n'est donc pas une confirmation. Elle demande : s'il en est ainsi, pourquoi préciser précisément « le jour même » ? Même après cent jours, ce serait aussi le cas ! Puisque le premier fiancé n'a jamais entendu le vœu, le dernier pourrait l'annuler le jour où lui-même l'entend.
- כְּשֶׁלֹּא שָׁמַע אָרוּס וְשָׁמַע הָאָב, דְּבוֹ בַּיּוֹם הוּא דְּמָצֵי מֵיפַר, אֲבָל מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא מָצֵי מֵיפַר.La Guemara répond : il s'agit du cas où le fiancé n'a pas entendu le vœu mais où le père a entendu : c'est le jour même qu'il peut annuler le vœu, mais à partir de là, il ne peut plus annuler. Une fois que le père l'a entendu, on ne peut plus l'annuler un autre jour. On ne peut donc pas déduire de cette Michna que le divorce équivaut au silence.
- תָּא שְׁמַע: נָדְרָה בּוֹ בַּיּוֹם, גֵּירְשָׁהּ וְהֶחְזִירָהּ בּוֹ בַּיּוֹם — אֵין יָכוֹל לְהָפֵר. שְׁמַע מִינַּהּ: גֵּירוּשִׁין כַּהֲקָמָה דָּמוּ.Viens et entends une preuve d'une Michna (89a) : si elle a fait un vœu ce jour-là, et qu'il l'a répudiée et reprise le jour même, il ne peut pas annuler. Déduis-en que le divorce est comparable à la confirmation.
- אָמְרִי: הָכָא בִּנְשׂוּאָה עָסְקִינַן, וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּאֵין יָכוֹל לְהָפֵר, מִשּׁוּם דְּאֵין הַבַּעַל מֵיפֵר בְּקוֹדְמִין.Ils répondent : ici, il s'agit d'une femme mariée (nessoua), et telle est la raison pour laquelle il ne peut pas annuler : ce n'est pas que le divorce confirme le vœu, mais parce que le mari n'annule pas les vœux antérieurs à son mariage. La question reste sans réponse.
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