Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: ״בֵּין אִישׁ לְאִשְׁתּוֹ בֵּין אָב לְבִתּוֹ״, מִכָּאן לְנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה שֶׁאָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין נְדָרֶיהָ. וּלְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, ״אִם הָיוֹ תִהְיֶה לְאִישׁ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ?L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné une autre source : « entre un homme et sa femme, entre un père et sa fille » (Nombres 30, 17). De là nous apprenons, pour la naara (jeune fille) fiancée, que son père et son mari annulent ses vœux. La Guemara demande : Et selon le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de l'école de Rabbi Ichmaël, « et si elle est à un homme » (Nombres 30, 7), qu'en fait-il ?
- מוֹקֵים לְאִידַּךְ דְּרָבָא. וְרָבָא, הַאי דְּתָנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לוֹמַר שֶׁהַבַּעַל מֵיפֵר נְדָרִים שֶׁבֵּינוֹ לְבֵינָהּ.Elle répond : Il l'établit pour l'autre enseignement de Rava : si le fiancé meurt sans avoir confirmé le vœu, le pouvoir revient au père, qui annule seul. Et Rava, qui tire de « et si elle est à un homme » que le père et le fiancé annulent ensemble, ce qu'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël, qu'en fait-il ? Elle répond : Il en a besoin pour dire que le mari annule uniquement les vœux qui sont entre lui et elle, c'est-à-dire qui touchent à leur relation conjugale.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בַּעַל מִיגָּז גָּיֵיז, אוֹ מִקְלָישׁ קָלֵישׁ? הֵיכָא קָא מִיבַּעְיָא לַן: כְּגוֹן דִּנְדַרָה מִתְּרֵין זֵיתִין וּשְׁמַע אָרוּס וְהֵיפֵר לַהּ, וַאֲכַלְתִּנּוּן.Ils ont posé la question : lorsqu'un mari annule le vœu de sa fiancée, tranche-t-il sa part du vœu, ou affaiblit-il le vœu tout entier ? Dans quel cas la question se pose-t-elle à nous ? Par exemple, si elle a fait vœu de ne pas consommer deux olives, que le fiancé l'a entendu et a annulé pour elle, et qu'elle les a mangées avant que le père n'annule.
- אִי אָמְרִינַן מִיגָּז גָּיֵיז — לָקְיָיא. אִי אָמְרִינַן מִקְלָישׁ קָלֵישׁ — אִיסּוּרָא בְּעָלְמָא הוּא. מַאי?Si nous disons qu'il tranche, l'une des olives reste pleinement interdite, et elle reçoit la flagellation. Si nous disons qu'il affaiblit, ce n'est qu'un simple interdit, sans flagellation. Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: אֵימָתַי אָמְרוּ מֵת הַבַּעַל נִתְרוֹקְנָה רְשׁוּת לָאָב — בִּזְמַן שֶׁלֹּא שָׁמַע הַבַּעַל קוֹדֶם שֶׁיָּמוּת, אוֹ שֶׁשָּׁמַע וְשָׁתַק, אוֹ שֶׁשָּׁמַע וְהֵפֵר וּמֵת בּוֹ בַּיּוֹם. זוֹ הִיא שֶׁשָּׁנִינוּ: מֵת הַבַּעַל נִתְרוֹקְנָה רְשׁוּת לָאָב.Viens et entends une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) qui, à son terme, tranchera la question : Quand ont-ils dit que si le mari d'une naara fiancée meurt, le pouvoir d'annuler revient au père ? Lorsque le mari n'a pas entendu le vœu avant de mourir, ou qu'il a entendu et s'est tu, ou qu'il a entendu, a annulé et est mort le jour même. C'est là ce que nous avons appris (Michna, plus loin, 70a) : « Si le mari meurt, le pouvoir revient au père. »
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