Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלָאו מִמֵּילָא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ?La Guemara rejette cette preuve : Et ne l'apprends-tu pas de soi-même, à partir des mots « Et si c'est dans la maison de son mari qu'elle a fait un vœu » (Nombres 30, 11) ? Ce verset indique déjà que le mari n'annule que les vœux faits après le mariage, et non ceux qui ont précédé ; le verset précédent serait donc superflu s'il ne visait pas la fiancée.
- אִיבָּעֵית אֵימָא, דַּהֲוָיָה קִדּוּשִׁין מַשְׁמַע.Autre démonstration que le verset (Nombres 30, 7) parle de la fiancée : Si tu veux, dis que l'expression « et si elle est à un homme » vise une fiancée, car le terme « être » (haviya) désigne les kiddouchin (la consécration, première étape du mariage), et non le mariage achevé.
- אֵימָא אָב לְחוֹדֵיהּ מֵיפֵר! אִם כֵּן ״וְאָסְרָה אִסָּר בֵּית אָבִיהָ״, ״יָנִיא אוֹתָהּ״ לְמָה לִי? הַשְׁתָּא יֵשׁ לוֹמַר בִּמְקוֹם אָרוּס מֵיפֵר אָב לְחוֹדֵיהּ, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם אָרוּס, מִיבַּעְיָא?La Guemara propose : Dis alors que le père annule seul les vœux de sa fille fiancée ! Elle répond : S'il en est ainsi, le verset « et elle s'est liée d'un lien dans la maison de son père » (Nombres 30, 4), suivi de « il l'a désavouée » (Nombres 30, 6), pourquoi en ai-je besoin ? Maintenant qu'il y a lieu de dire que, en présence d'un fiancé, c'est-à-dire lorsqu'elle est fiancée, le père annule seul, hors de la présence d'un fiancé, faut-il encore le dire ? Puisque la Torah le précise pour la jeune fille non fiancée, c'est donc qu'il n'a pas ce pouvoir à lui seul lorsqu'elle est fiancée.
- אֵימָא אָב לִיבְעֵי אָרוּס, וְאָרוּס לְחוֹדֵיהּ מֵיפֵר. וְכִי תֵּימָא: אָב דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי, מִיבְּעֵי לֵיהּ דְּאִי הֵקִים — הֵקִים!La Guemara propose : Dis alors que le père a besoin du fiancé pour annuler, mais que le fiancé annule seul. Et si tu dis : Le père, que le Miséricordieux a écrit à propos de la jeune fille fiancée, pourquoi en ai-je besoin si le fiancé annule seul ? On peut répondre qu'il est nécessaire pour enseigner que si le père a confirmé le vœu, il est confirmé, et le fiancé ne peut plus l'annuler.
- אִם כֵּן, ״בֵּית אִישָׁהּ נָדָרָה״ לְמַאי כְּתִב? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה בִּמְקוֹם אָב אָרוּס מֵיפֵר לְחוֹדֵיהּ, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם אָב מִיבַּעְיָא?!La Guemara rejette : S'il en est ainsi, « dans la maison de son mari elle a fait un vœu » (Nombres 30, 11), pourquoi est-ce écrit ? Cela découlerait d'un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, en présence du père, le fiancé annule seul, hors de la présence du père, une fois mariée et soustraite à son autorité, faut-il encore dire que le mari annule seul ?
- אֵימָא: ״אִם בֵּית אִישָׁהּ נָדָרָה״, לוֹמַר שֶׁאֵין הַבַּעַל מֵיפֵר בְּקוֹדְמִין!La Guemara propose : Dis que le fiancé annule seul, et que « Et si c'est dans la maison de son mari qu'elle a fait un vœu » vient non pas enseigner que le mari annule seul, mais pour dire que le mari n'annule pas les vœux antérieurs au mariage !
- וּמִינֵּיהּ, אָרוּס מֵיפֵר בְּקוֹדְמִין.La Guemara répond : Et de cela même on déduirait que le fiancé annulerait seul les vœux antérieurs aux kiddouchin : est-ce concevable, alors que le mari, dont le pouvoir sur elle est plus grand, ne le peut pas ?
- אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם שׁוּתָּפוּתֵיהּ דְּאָב.N'est-ce donc pas plutôt que le fiancé ne peut annuler seul, et que s'il annule les vœux antérieurs, c'est uniquement en raison de son association avec le père ?
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