Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנָא: שֵׁן תּוֹתֶבֶת הָיְתָה לָהּ, וְעָשָׂה לָהּ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל שֵׁן שֶׁל זָהָב מִשֶּׁלּוֹ. כִּי שְׁכֵיב רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, פְּתַח עֲלֵיהּ הַהוּא סַפְדָנָא הָכִי: ״בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל עַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּכֶינָה הַמַּלְבִּישְׁכֶן וְכוּ׳״.Il a été enseigné : elle avait une fausse dent qui l'enlaidissait, et Rabbi Ichmaël lui fit une dent en or à ses frais. Lorsque Rabbi Ichmaël mourut, un certain orateur funèbre commença son éloge ainsi : « Filles d'Israël, pleurez sur Rabbi Ichmaël, qui vous revêtait, etc. » (d'après II Samuel 1, 24).
- הָהוּא דַּאֲמַר לַהּ לִדְבֵיתְהוּ ״קֻוֽנָּם שֶׁאִי אַתְּ נֶהֱנֵית לִי עַד שֶׁתַּטְעִימִי תַּבְשִׁילֵךְ לְרַבִּי יְהוּדָה וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן״. רַבִּי יְהוּדָה טְעֵים, אֲמַר, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה לַעֲשׂוֹת שָׁלוֹם בֵּין אִישׁ לְאִשְׁתּוֹ אָמְרָה תּוֹרָה שְׁמִי שֶׁנִּכְתַּב בִּקְדוּשָּׁה יִמָּחֶה עַל הַמַּיִם הַמְאָרְרִים בְּסָפֵק, וַאֲנִי עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Un certain homme dit à sa femme : « Konam (formule de vœu : que cela soit interdit comme une offrande) : tu ne tireras pas profit de moi tant que tu n'auras pas fait goûter ton plat à Rabbi Yehouda et à Rabbi Chimon. » Rabbi Yehouda goûta. Il dit : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, pour faire la paix entre un homme et sa femme, la Torah a dit : que Mon Nom, qui a été écrit dans la sainteté, soit effacé sur les eaux maudissantes de la femme soupçonnée d'adultère, dans le doute (on ne sait pas si elle est coupable), moi, à combien plus forte raison !
- רַבִּי שִׁמְעוֹן לָא טְעֵים, אֲמַר: יָמוּתוּ כׇּל בְּנֵי אַלְמָנָה, וְאַל יָזוּז שִׁמְעוֹן מִמְּקוֹמוֹ. וְעוֹד: כִּי הֵיכִי דְּלָא לִתְרַגְּלִי לְמִינְדָּר.Rabbi Chimon ne goûta pas. Il dit : que meurent tous les enfants de la veuve, et que Chimon ne bouge pas de sa place ! Autrement dit, que le mari meure, que sa femme devienne veuve et que ses enfants meurent, je ne me laisserai pas abaisser ainsi. Et de plus, il refusa pour qu'ils ne s'habituent pas à faire des vœux.
- הַהוּא דְּאָמַר לִדְבֵיתְהוּ ״קֻוֽנָּם שֶׁאִי אַתְּ נֶהֱנֵית לִי עַד שֶׁתָּרוֹקִּי בּוֹ בְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל״. אֲתָת וּרְקַק אַלְּבוּשֵׁיהּ. אָמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: וְהָא הַאי לְזִילוּתָא קָא מִיכַּוֵּין! אָמַר לֵיהּ: מִירָק עַל מָנֵי דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל זִילוּתָא רַבְּתָא הִיא.Un certain homme dit à sa femme : « Konam : tu ne tireras pas profit de moi tant que tu n'auras pas craché sur Rabban Chimon ben Gamliel. » Elle vint et cracha sur son vêtement. Rav A'ha de Difti dit à Ravina : mais celui-ci visait l'humiliation de Rabban Chimon ben Gamliel, et cracher sur son vêtement ne l'humilie pas ! Il lui dit : cracher sur les vêtements de Rabban Chimon ben Gamliel est une grande humiliation.
- הָהוּא דַּאֲמַר לִדְבֵיתְהוּ ״קֻוֽנָּם שֶׁאִי אַתְּ נֶהֱנֵית לִי עַד שֶׁתַּרְאִי מוּם יָפֶה שֶׁבִּיךְ לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי״.Un certain homme dit à sa femme : « Konam : tu ne tireras pas profit de moi tant que tu n'auras pas montré le moum beau qui est en toi (moum : défaut, ou, selon Tossefot, méoum : quoi que ce soit de beau) à Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yossé. » Celui-ci chercha quelque chose de beau chez cette femme.
- אָמַר לָהֶם: שֶׁמָּא רֹאשָׁהּ נָאֶה? אָמְרוּ לוֹ: סְגַלְגַּל. שֶׁמָּא שְׂעָרָהּ נָאֶה? דּוֹמֶה לַאֲנִיצֵי פִּשְׁתָּן. שֶׁמָּא עֵינֶיהָ נָאוֹת? טְרוּטוֹת הֵן. שֶׁמָּא אׇזְנֶיהָ נָאוֹת? כְּפוּלוֹת הֵן. שֶׁמָּא חוֹטְמָהּ נָאֶה? בָּלוּם הוּא. שֶׁמָּא שִׂפְתוֹתֶיהָ נָאוֹת? עָבוֹת הֵן. שֶׁמָּא צַוָּארָהּ נָאֶה? שָׁקוּט הוּא. שֶׁמָּא כְּרֵיסָהּ נָאֶה? צָבֶה הוּא. שֶׁמָּא רַגְלֶיהָ נָאוֹת? רְחָבוֹת כְּשֶׁל אֲווֹזָא. שֶׁמָּא שְׁמָהּ נָאֶה? ״לִכְלוּכִית״ שְׁמָהּ. אָמַר לָהֶן: יָפֶה קוֹרִין אוֹתָהּ לִכְלוּכִית, שֶׁהִיא מְלוּכְלֶכֶת בְּמוּמִין, וְשַׁרְיַיהּ.Il leur dit (à ses disciples) : sa tête est-elle belle ? Ils lui dirent : elle est ronde. Ses cheveux sont-ils beaux ? Ils ressemblent à des tiges de lin. Ses yeux sont-ils beaux ? Ils sont faibles. Ses oreilles sont-elles belles ? Elles sont doubles. Son nez est-il beau ? Il est bouché. Ses lèvres sont-elles belles ? Elles sont épaisses. Son cou est-il beau ? Il est court et enfoncé. Son ventre est-il beau ? Il est gonflé. Ses pieds sont-ils beaux ? Ils sont larges comme ceux d'une oie. Son nom est-il beau ? Son nom est Likhloukhit. Il leur dit : c'est à bon droit qu'on l'appelle Likhloukhit, car elle est souillée (meloukhlékhet) de défauts. Et il la permit : elle avait donc quelque chose de beau, un nom qui lui convenait.
- הָהוּא בַּר בָּבֶל דִּסְלֵיק לְאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל, נְסֵיב אִיתְּתָא. אֲמַר לַהּ: בַּשִּׁילִי לִי תְּרֵי טַלְפֵי. בַּשִּׁילָה לֵיהּ תְּרֵי טַלְפֵי. רְתַח עֲלַהּ. לִמְחַר אֲמַר לַהּ: בַּשִּׁילִי לִי גְּרִיוָא. בַּשִּׁילָה לֵיהּ גְּרִיוָא. אֲמַר לַהּ: זִילִי אַיְיתִי לִי תְּרֵי בוּצִינֵי. אֲזַלַת וְאַיְיתַי לֵיהּ תְּרֵי שְׁרָגֵי.Un certain Babylonien, qui était monté en Terre d'Israël, prit femme. Il lui dit : cuis-moi deux talfé (il voulait dire deux pieds d'animal, ou un peu de lentilles). Elle lui cuisit deux talfé : deux lentilles exactement, car elle ne connaissait pas son parler. Il s'emporta contre elle. Le lendemain, il lui dit : cuis-moi un geriva (une grande mesure), pour qu'elle en prépare beaucoup. Elle lui cuisit un geriva entier. Il lui dit : va m'apporter deux boutsiné (il voulait dire deux courges, mot qui désigne aussi des lampes). Elle alla et lui apporta deux chéragué (lampes).
- אֲמַר לַהּ: זִילִי תְּבַרִי יָתְהוֹן עַל רֵישָׁא דְבָבָא. הֲוָה יָתֵיב בָּבָא בֶּן בּוּטָא אַבָּבָא וְקָא דָאֵין דִּינָא. אֲזַלַת וּתְבַרַת יָתְהוֹן עַל רֵישֵׁיהּ. אֲמַר לַהּ: מָה הָדֵין דַּעֲבַדְתְּ? אֲמַרָה לֵיהּ: כָּךְ צִיוַּנִי בַּעְלִי. אֲמַר: אַתְּ עָשִׂית רְצוֹן בַּעְלִיךְ, הַמָּקוֹם יוֹצִיא מִמֵּךְ שְׁנֵי בָּנִים כְּבָבָא בֶּן בּוּטָא.Il lui dit : va les casser sur le haut de la porte (bava). Bava ben Bouta était assis à la porte et rendait la justice. Elle alla et les cassa sur sa tête. Il lui dit : qu'est-ce que tu as fait là ? Elle lui dit : ainsi m'a ordonné mon mari. Il dit : toi, tu as fait la volonté de ton mari ; que le Tout-Présent fasse sortir de toi deux fils comme Bava ben Bouta.
הַדְרָן עֲלָךְ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר
Nous reviendrons à toi, chapitre « Rabbi Eliézer »- נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, אָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין נְדָרֶיהָ.MICHNA : Pour la jeune fille fiancée (liée par les kiddouchin, première étape du mariage), son père et son mari annulent ses vœux ensemble.
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