Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לוֹמַר שֶׁאֵין מְקָרְעִין שְׁטַר כְּתוּבָּה.Rabbi Akiva ne vient pas nier l'arrangement, mais il parle pour dire qu'on ne déchire pas l'acte de ketouba (contrat de mariage) : la dette subsiste et elle sera payée s'il s'enrichit.
- מַתְנִי׳ פּוֹתְחִין בְּיָמִים טוֹבִים וּבְשַׁבָּתוֹת. בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: אוֹתָן הַיָּמִים — מוּתָּרִין, וּשְׁאָר כׇּל הַיָּמִים אֲסוּרִין. עַד שֶׁבָּא רַבִּי עֲקִיבָא וְלִימֵּד שֶׁהַנֶּדֶר שֶׁהוּתַּר מִכְּלָלוֹ — הוּתַּר כּוּלּוֹ.MICHNA : Pour celui qui s'est interdit par vœu un aliment, on ouvre la voie de la levée du vœu par les jours de Yom Tov (fêtes) et les Chabbat, en lui demandant s'il pensait à ces jours en le prononçant. Autrefois, on disait : ces jours-là sont permis, et tous les autres jours sont interdits. Jusqu'à ce que vînt Rabbi Akiva, qui enseigna que le vœu qui a été permis en partie a été permis entièrement.
- כֵּיצַד? אָמַר ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לְכוּלְּכֶם״, הוּתַּר אֶחָד מֵהֶן — הוּתְּרוּ כּוּלָּן.Comment ? S'il a dit à un groupe : « Konam (formule de vœu : que cela me soit interdit comme une offrande) : je ne tirerai pas profit de vous tous », si l'un d'eux a été permis, ils ont tous été permis.
- ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לָזֶה וְלָזֶה״, הוּתַּר הָרִאשׁוֹן — הוּתְּרוּ כּוּלָּן, הוּתַּר הָאַחֲרוֹן — הָאַחֲרוֹן מוּתָּר וְכוּלָּן אֲסוּרִין. הוּתַּר הָאֶמְצָעִי, הֵימֶנּוּ וּלְמַטָּה — מוּתָּר, הֵימֶנּוּ וּלְמַעְלָה — אָסוּר.S'il a dit : « Je ne tirerai pas profit de celui-ci et de celui-ci », si le premier a été permis, ils ont tous été permis ; si le dernier a été permis, le dernier est permis et tous les autres sont interdits. Si celui du milieu a été permis, à partir de lui et en descendant, c'est permis ; à partir de lui et en remontant, c'est interdit.
- ״שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לָזֶה קׇרְבָּן וְלָזֶה קׇרְבָּן״ — צְרִיכִין פֶּתַח לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.S'il a dit : « Ce dont je profite de celui-ci est un korban (offrande), et de celui-ci un korban », il faut une ouverture pour chacun, car ce sont des vœux distincts.
- ״קֻוֽנָּם יַיִן שֶׁאֲנִי טוֹעֵם, שֶׁהַיַּיִן רַע לַמֵּעַיִים״, אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא הַמְיוּשָּׁן יָפֶה לַמֵּעַיִים! הוּתַּר בִּמְיוּשָּׁן. וְלֹא בִּמְיוּשָּׁן בִּלְבַד הוּתַּר, אֶלָּא בְּכׇל הַיַּיִן. ״קֻוֽנָּם בָּצָל שֶׁאֵינִי טוֹעֵם, שֶׁהַבָּצָל רַע לַלֵּב״, אָמְרוּ לוֹ: הֲלֹא הַכּוּפְרִי יָפֶה לַלֵּב! הוּתַּר בַּכּוּפְרִי. וְלֹא בַּכּוּפְרִי בִּלְבַד הוּתַּר, אֶלָּא בְּכׇל הַבְּצָלִים. מַעֲשֶׂה הָיָה, וְהִתִּירוֹ רַבִּי מֵאִיר בְּכׇל הַבְּצָלִים.« Konam le vin que je goûte, car le vin est mauvais pour les intestins » ; on lui a dit : mais le vin vieux n'est-il pas bon pour les intestins ? Le vœu a été permis pour le vin vieux. Et ce n'est pas pour le vin vieux seulement qu'il a été permis, mais pour tout le vin. « Konam l'oignon que je ne goûte pas, car l'oignon est mauvais pour le cœur » ; on lui a dit : mais le koufri (une variété d'oignon) n'est-il pas bon pour le cœur ? Le vœu a été permis pour le koufri. Et ce n'est pas pour le koufri seulement qu'il a été permis, mais pour tous les oignons. Un tel cas s'est produit, et Rabbi Méïr le permit pour tous les oignons.
- גְּמָ׳ הוּתַּר הָאַחֲרוֹן — הָאַחֲרוֹן מוּתָּר, וְכוּלָּן אֲסוּרִין. מַאן תַּנָּא?GUEMARA : La Michna a enseigné : si le dernier a été permis, le dernier est permis, et tous les autres sont interdits. Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) l'enseigne ?
- אָמַר רָבָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: עַד שֶׁיֹּאמַר ״שְׁבוּעָה״ לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Rava a dit : c'est Rabbi Chimon, qui a dit qu'on n'est passible d'une offrande pour chaque personne que lorsqu'on a menti à plusieurs par serment à condition de dire « serment » à chacun (Chevouot 38a).
- קֻוֽנָּם יַיִן שֶׁאֲנִי טוֹעֵם וְכוּ׳. וְתִיפּוֹק לֵיהּ דְּאֵין רַע! אָמַר רַבִּי אַבָּא: וְעוֹד, ״יָפֶה״ קָתָנֵי.La Michna a enseigné : « Konam le vin que je goûte, etc. » Mais qu'il le déduise de ce que le vin vieux n'est pas mauvais ! Pourquoi faut-il qu'il soit bon ? Rabbi Abba a dit : c'est « et de plus, il est bon » qu'il enseigne : il suffirait qu'il ne soit pas mauvais, et on a ajouté cela pour renforcer l'argument.
- קֻוֽנָּם בָּצָל שֶׁאֲנִי טוֹעֵם שֶׁהַבָּצָל וְכוּ׳. וְתִיפּוֹק לֵיהּ דְּאֵין רַע! אָמַר רַבִּי אַבָּא: וְעוֹד, ״יָפֶה״ קָתָנֵי.« Konam l'oignon que je goûte, car l'oignon, etc. » Mais qu'il le déduise de ce que le koufri n'est pas mauvais ! Rabbi Abba a dit : c'est « et de plus, il est bon » qu'il enseigne.
- מַתְנִי׳ פּוֹתְחִין לָאָדָם בִּכְבוֹד עַצְמוֹ וּבִכְבוֹד בָּנָיו. אוֹמְרִים לוֹ: אִילּוּ הָיִיתָ יוֹדֵעַ שֶׁלְּמָחָר אוֹמְרִין עָלֶיךָ ״כָּךְ הִיא וִוסְתּוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי, מְגָרֵשׁ אֶת נָשָׁיו״, וְעַל בְּנוֹתֶיךָ יְהוּ אוֹמְרִין ״בְּנוֹת גְּרוּשׁוֹת הֵן״, ״מָה רָאֲתָה אִמָּן שֶׁל אֵלּוּ לְהִתְגָּרֵשׁ״. וְאָמַר: ״אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁכֵּן, לֹא הָיִיתִי נוֹדֵר״ — הֲרֵי זֶה מוּתָּר.MICHNA : On ouvre à un homme la voie de la levée du vœu par son propre honneur et par l'honneur de ses enfants. Si son vœu l'oblige à divorcer, on lui dit : si tu avais su que demain on dirait de toi : « Telle est l'habitude d'Untel, il répudie ses femmes », et que de tes filles on dirait : « Ce sont des filles de divorcée », « Qu'a donc vu la mère de celles-ci pour être divorcée ? » Et s'il a dit : « Si j'avais su qu'il en est ainsi, je n'aurais pas fait de vœu », voici que le vœu est permis.
- ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נוֹשֵׂא אֶת פְּלוֹנִית כְּעוּרָה״ וַהֲרֵי הִיא נָאָה, ״שְׁחוֹרָה״ וַהֲרֵי הִיא לְבָנָה, ״קְצָרָה״ וַהֲרֵי הִיא אֲרוּכָּה — מוּתָּר בָּהּ. לֹא מִפְּנֵי שֶׁהִיא כְּעוּרָה וְנַעֲשֵׂת נָאָה, שְׁחוֹרָה וְנַעֲשֵׂת לְבָנָה, קְצָרָה וְנַעֲשֵׂת אֲרוּכָּה — אֶלָּא שֶׁהַנֶּדֶר טָעוּת.« Konam : je n'épouserai pas Une telle, la laide », alors qu'elle est belle ; « la noire », alors qu'elle est blanche ; « la petite », alors qu'elle est grande, elle lui est permise. Ce n'est pas parce qu'elle était laide et est devenue belle, noire et est devenue blanche, petite et est devenue grande, mais parce que le vœu est une erreur dès l'origine.
- וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁנָּדַר מִבַּת אֲחוֹתוֹ הֲנָיָיה, וְהִכְנִיסוּהָ לְבֵית רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְיִיפּוּהָ. אָמַר לוֹ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: בְּנִי, מִזּוֹ נָדַרְתָּ? אָמַר לוֹ: לָאו, וְהִתִּירָהּ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Et il advint qu'un homme fit vœu de ne tirer aucun profit de la fille de sa sœur, pour ne pas l'épouser. On la fit entrer dans la maison de Rabbi Ichmaël, et on l'embellit. Rabbi Ichmaël lui dit : mon fils, est-ce de celle-ci que tu as fait vœu ? Il lui dit : non. Et Rabbi Ichmaël la permit.
- בְּאוֹתָהּ שָׁעָה בָּכָה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְאָמַר: בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל נָאוֹת הֵן, אֶלָּא שֶׁהָעֲנִיּוּת מְנַוַּולְתָּן. וּכְשֶׁמֵּת רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הָיוּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל נוֹשְׂאוֹת קִינָה, וְאוֹמְרוֹת: ״בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל עַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּכֶינָה״, וְכֵן הוּא אוֹמֵר בְּשָׁאוּל: ״בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל עַל שָׁאוּל בְּכֶינָה״.À ce moment, Rabbi Ichmaël pleura et dit : les filles d'Israël sont belles, mais c'est la pauvreté qui les enlaidit. Et lorsque Rabbi Ichmaël mourut, les filles d'Israël entonnèrent une lamentation et dirent : « Filles d'Israël, pleurez sur Rabbi Ichmaël », comme il est dit au sujet de Chaoul : « Filles d'Israël, pleurez sur Chaoul » (II Samuel 1, 24).
- גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?! חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אֲפִילּוּ כְּעוּרָה וְנַעֲשֵׂת נָאָה, שְׁחוֹרָה וְנַעֲשֵׂת לְבָנָה, קְצָרָה וְנַעֲשֵׂת אֲרוּכָּה. מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁנָּדַר מִבַּת אֲחוֹתוֹ וְהִכְנִיסוּהָ לְבֵית רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְיִיפּוּהָ וְכוּ׳.GUEMARA : Une histoire pour contredire ?! On vient d'enseigner que si elle a été embellie, cela ne délie pas le vœu, et l'histoire montre le contraire ! Il manque un passage, et voici ce qu'il enseigne : Rabbi Ichmaël dit : même si elle était laide et est devenue belle, noire et est devenue blanche, petite et est devenue grande, on peut délier le vœu. Et il advint qu'un homme fit vœu de ne tirer aucun profit de la fille de sa sœur ; on la fit entrer dans la maison de Rabbi Ichmaël, et on l'embellit, etc.
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