Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵתִיב רַבִּי אַבָּא: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נוֹשֵׂא לִפְלוֹנִית כְּעוּרָה״, וַהֲרֵי הִיא נָאָה. ״שְׁחוֹרָה״, וַהֲרֵי הִיא לְבָנָה. ״קְצָרָה״, וַהֲרֵי הִיא אֲרוּכָּה — מוּתָּר בָּהּ. לֹא מִפְּנֵי שֶׁכְּעוּרָה וְנַעֲשֵׂת נָאֶה, שְׁחוֹרָה וְנַעֲשֵׂת לְבָנָה, קְצָרָה וְנַעֲשֵׂת אֲרוּכָּה — אֶלָּא שֶׁהַנֶּדֶר טָעוּת. בִּשְׁלָמָא לְרַב הוּנָא דְּאָמַר נַעֲשָׂה כְּתוֹלֶה נִדְרוֹ בְּדָבָר: תְּנָא תּוֹלֶה נִדְרוֹ בְּדָבָר, וּתְנָא נֶדֶר טָעוּת. אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר כְּבָר מֵת וּכְבָר עָשָׂה תְּשׁוּבָה, לְמָה לִי לְמִתְנֵי תְּרֵי זִימְנֵי נֶדֶר טָעוּת? קַשְׁיָא.Rabbi Abba a objecté à partir d'une Michna (enseignement des Tannaïm) citée plus loin (66a) : si quelqu'un a dit : « Konam (formule de vœu : que cela me soit interdit comme une offrande) : je n'épouserai pas Une telle, la laide », alors qu'elle est belle ; « la noire », alors qu'elle est blanche ; « la petite », alors qu'elle est grande, elle lui est permise. Ce n'est pas parce qu'elle était laide et est devenue belle, noire et est devenue blanche, petite et est devenue grande, mais parce que le vœu est une erreur dès l'origine. Cela se comprend bien selon Rav Houna, qui a dit, au sujet de notre Michna, qu'il est considéré comme celui qui fait dépendre son vœu d'une chose : le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné ici le cas de celui qui fait dépendre son vœu d'une chose, et le Tanna a enseigné là-bas celui du vœu par erreur. Mais selon Rabbi Yo'hanan, qui a dit qu'il s'agit d'un cas où le chien était déjà mort et où le père s'était déjà repenti, pourquoi ai-je besoin d'enseigner deux fois le vœu par erreur ? C'est une difficulté.
- מַתְנִי׳ וְעוֹד אָמַר רַבִּי מֵאִיר: פּוֹתְחִין לוֹ מִן הַכָּתוּב שֶׁבַּתּוֹרָה, וְאוֹמְרִין לוֹ: אִילּוּ הָיִיתָ יוֹדֵעַ שֶׁאַתָּה עוֹבֵר עַל ״לֹא תִקֹּם״, וְעַל ״לֹא תִטֹּר״, וְעַל ״לֹא תִשְׂנָא אֶת אָחִיךָ בִּלְבָבֶךָ״, ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״, ״וְחֵי אָחִיךָ עִמָּךְ״, שֶׁהוּא עָנִי וְאֵין אַתָּה יָכוֹל לְפַרְנָסוֹ. אָמַר: אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁהוּא כֵּן, לֹא הָיִיתִי נוֹדֵר — הֲרֵי זֶה מוּתָּר.MICHNA : Et Rabbi Méïr a dit encore : on ouvre pour lui la voie de la levée du vœu à partir de ce qui est écrit dans la Torah, et on lui dit : si tu avais su que tu transgresses, par ton vœu, « Tu ne te vengeras pas » (Lévitique 19, 18), et « tu ne garderas pas rancune » (Lévitique 19, 18), et « tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur » (Lévitique 19, 17), « et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19, 18), « et que ton frère vive avec toi » (Lévitique 25, 36), car il est pauvre et tu ne peux pas subvenir à ses besoins à cause de ton vœu, l'aurais-tu prononcé ? S'il a dit : si j'avais su qu'il en est ainsi, je n'aurais pas fait de vœu, voici que le vœu est permis.
- גְּמָ׳ אָמַר לְהוּ רַב הוּנָא בַּר רַב קַטִּינָא לְרַבָּנַן: נֵימָא, כֹּל דְּמִעֲנֵי לָאו עֲלַי נָפֵיל. מַאי דְּמָטֵי לִי לְפַרְנְסוֹ — בַּהֲדֵי כּוּלֵּי עָלְמָא מְפַרְנַסְנָא לֵיהּ. אָמְרִי לֵיהּ: אֲנִי אוֹמֵר כׇּל הַנּוֹפֵל, אֵינוֹ נוֹפֵל לִידֵי גַבַּאי תְּחִלָּה.GUEMARA : Rav Houna bar Rav Katina a dit aux Sages : mais que celui qui a fait le vœu dise : tout celui qui s'appauvrit ne tombe pas à ma charge. Ce qui m'incombe pour subvenir à ses besoins, je le lui fournirai avec tout le monde, en donnant à la caisse commune de charité. Ils lui ont dit : je dis que tout celui qui tombe dans la pauvreté ne tombe pas d'abord entre les mains du gabbaï (le responsable de la charité) ; au début de sa chute, ce sont des particuliers qui doivent le soutenir.
- מַתְנִי׳ פּוֹתְחִין לָאָדָם בִּכְתוּבַּת אִשְׁתּוֹ.MICHNA : On ouvre à un homme la voie de la levée du vœu par la ketouba (contrat de mariage, ici la somme qu'il devra payer) de sa femme.
- וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁנָּדַר מֵאִשְׁתּוֹ הֲנָאָה, וְהָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ אַרְבַּע מֵאוֹת דִּינָרִים. וּבָא לִפְנֵי רַבִּי עֲקִיבָא, וְחִיְּיבוֹ לִיתֵּן לָהּ כְּתוּבָּתָהּ. אָמַר לוֹ: רַבִּי, שְׁמוֹנֶה מֵאוֹת דִּינָרִין הִנִּיחַ אַבָּא. נָטַל אָחִי אַרְבַּע מֵאוֹת, וַאֲנִי אַרְבַּע מֵאוֹת. לֹא דַּיָּה שֶׁתִּטּוֹל הִיא מָאתַיִם וַאֲנִי מָאתַיִם? אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: אֲפִילּוּ אַתָּה מוֹכֵר שְׂעַר רֹאשְׁךָ — אַתָּה נוֹתֵן לָהּ כְּתוּבָּתָהּ. אָמַר לוֹ: אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁהוּא כֵּן — לֹא הָיִיתִי נוֹדֵר. וְהִתִּירָהּ רַבִּי עֲקִיבָא.Et il advint qu'un homme fit le vœu d'interdire à sa femme tout profit venant de lui, et sa ketouba était de quatre cents dinars. Il vint devant Rabbi Akiva, qui l'obligea à lui donner sa ketouba. Il lui dit : Rabbi, mon père a laissé huit cents dinars ; mon frère en a pris quatre cents, et moi quatre cents. Ne suffit-il pas qu'elle en prenne deux cents, et moi deux cents ? Rabbi Akiva lui dit : même si tu vends les cheveux de ta tête, tu lui donneras sa ketouba. Il lui dit : si j'avais su qu'il en est ainsi, je n'aurais pas fait de vœu. Et Rabbi Akiva la permit (il délia le vœu).
- גְּמָ׳ מִטַּלְטְלֵי מִי מִשְׁתַּעְבְּדִי לִכְתוּבָה? אָמַר אַבָּיֵי: קַרְקַע שָׁוָה שְׁמוֹנֶה מֵאוֹת דִּינָר. וְהָקָתָנֵי: ״שְׂעַר רֹאשׁוֹ״, וּשְׂעַר רֹאשׁוֹ מִטַּלְטְלֵי הוּא! הָכִי קָאָמַר: אֲפִילּוּ אַתָּה מוֹכֵר שְׂעַר רֹאשְׁךָ וְאוֹכֵל.GUEMARA : Les biens meubles sont-ils donc engagés pour la ketouba ? Selon les Sages, seuls les biens fonciers le sont ; pourquoi donc devrait-il vendre ses cheveux ? Abayé a dit : le père avait laissé une terre valant huit cents dinars. La Guemara objecte : Mais il est enseigné : « les cheveux de sa tête », et les cheveux de sa tête sont des biens meubles ! Voici ce qu'il veut dire : tu paieras la ketouba de ta terre, même si tu dois vendre les cheveux de ta tête et t'en servir pour manger.
- שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ אֵין מְסַדְּרִין לְבַעַל חוֹב? אָמַר רַב נַחְמָן בְּרַבִּי יִצְחָק:La Guemara demande : Peux-tu en déduire qu'on ne fait pas d'arrangement pour le débiteur face à son créancier, en lui laissant de quoi vivre ? Rav Na'hman, fils de Rabbi Yits'hak, a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.