Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּנְיָא: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ אֵין מַתִּירִין לוֹ אֶלָּא בְּפָנָיו. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב נַחְמָן: דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה בְּמִדְיָן לֵךְ שֻׁב מִצְרָיִם כִּי מֵתוּ כׇּל הָאֲנָשִׁים״. אָמַר לוֹ: בְּמִדְיָן נָדַרְתָּ — לֵךְ וְהַתֵּר נִדְרְךָ בְּמִדְיָן. דִּכְתִיב: ״וַיּוֹאֶל מֹשֶׁה״ — אֵין אָלָה אֶלָּא שְׁבוּעָה, דִּכְתִיב: ״וַיָּבֵא אֹתוֹ בְּאָלָה״.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui à qui un vœu interdit de tirer profit de son prochain, on ne le lui annule qu'en présence de ce dernier. D'où savons-nous cela ? Rav Na'hman a dit : c'est qu'il est écrit : « Hachem dit à Moché en Midyan : Va, retourne en Égypte, car ils sont morts, tous les hommes » (Exode 4, 19). D.ieu lui a dit ainsi : « C'est en Midyan que tu as fait vœu envers Yitro : va et fais annuler ton vœu en Midyan. » Et où voit-on ce serment ? Comme il est écrit : « Moché consentit [vayoel] » (Exode 2, 21), mot apparenté à ala, et ala ne désigne rien d'autre qu'un serment, comme il est écrit : « Il le fit entrer dans un serment [ala] » (Ézéchiel 17, 13).
- ״וְגַם בַּמֶּלֶךְ נְבוּכַדְנֶאצַּר מָרָד אֲשֶׁר הִשְׁבִּיעוֹ בֵּאלֹהִים (חַיִּים)״. מַאי מַרְדּוּתֵיהּ? אַשְׁכְּחֵיהּ צִדְקִיָּה לִנְבוּכַדְנֶצַּר דַּהֲוָה קָאָכֵיל אַרְנְבָא חַיָּה. אֲמַר לֵיהּ: אִישְׁתְּבַע לִי דְּלָא מְגַלֵּית עִילָּוַי וְלָא תִּיפּוֹק מִילְּתָא. אִישְׁתְּבַע.Autre source, à propos du roi Tsidkiyahou : « Et il se révolta aussi contre le roi Nevoukhadnetsar, qui l'avait fait jurer par D.ieu (vivant) » (II Chroniques 36, 13). En quoi consista sa révolte ? Tsidkiyahou trouva Nevoukhadnetsar en train de manger un lapin vivant. Celui-ci lui dit : « Jure-moi que tu ne dévoileras pas cela à mon sujet et que la chose ne sortira pas. » Il jura.
- לְסוֹף הֲוָה קָא מִצְטַעַר צִדְקִיָּהוּ בְּגוּפֵיהּ. אִיתְּשִׁיל אַשְּׁבוּעֲתֵיהּ, וַאֲמַר. שְׁמַע נְבוּכַדְנֶצַּר דְּקָא מְבַזִּין לֵיהּ, שְׁלַח וְאַיְיתִי סַנְהֶדְרִין וְצִדְקִיָּהוּ. אֲמַר לְהוֹן: חֲזֵיתוּן מַאי קָא עָבֵיד צִדְקִיָּהוּ? לָאו הָכִי אִישְׁתְּבַע בִּשְׁמָא דִשְׁמַיָּא דְּ״לָא מְגַלֵּינָא״? אֲמַר לֵיהּ: אִיתְּשַׁלִי אַשְּׁבוּעֲתָא.Par la suite, Tsidkiyahou souffrait dans son corps de garder ce secret. Il demanda l'annulation de son serment auprès du Sanhédrin, et il parla. Nevoukhadnetsar apprit qu'on se moquait de lui. Il envoya chercher et fit venir le Sanhédrin et Tsidkiyahou. Il leur dit : « Avez-vous vu ce qu'a fait Tsidkiyahou ? N'a-t-il pas juré ainsi au nom du Ciel : “Je ne dévoilerai pas” ? » Ils lui dirent : « Il a demandé l'annulation de son serment. »
- [אֲמַר לְהוּ: מִתַּשְׁלִין אַשְּׁבוּעֲתָא?] אָמְרִי לֵיהּ: אִין. אֲמַר לְהוּ: בְּפָנָיו, אוֹ אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בְּפָנָיו? אָמְרִי לֵיהּ: בְּפָנָיו. אֲמַר לְהוֹן: וְאַתּוּן מַאי עָבְדִיתוּן, מַאי טַעְמָא לָא אָמְרִיתוּן לְצִדְקִיָּהוּ? מִיָּד ״יֵשְׁבוּ לָאָרֶץ יִדְּמוּ זִקְנֵי בַת צִיּוֹן״. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: שֶׁשָּׁמְטוּ כָּרִים מִתַּחְתֵּיהֶם.Il leur dit : « Peut-on demander l'annulation d'un serment ? » Ils lui dirent : « Oui. » Il leur dit : « En présence de celui à qui l'on a juré, ou même hors de sa présence ? » Ils lui dirent : « En sa présence. » Il leur dit : « Et vous, qu'avez-vous fait ? Pourquoi n'avez-vous pas parlé ainsi à Tsidkiyahou ? » Aussitôt : « Ils sont assis à terre, ils se taisent, les anciens de la fille de Sion » (Lamentations 2, 10). Rabbi Its'hak a dit : cela signifie qu'ils retirèrent les coussins de dessous eux, en signe qu'ils avaient erré dans la halakha (loi).
- מַתְנִי׳ רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יֵשׁ דְּבָרִים שֶׁהֵן כַּנּוֹלָד וְאֵינָן כַּנּוֹלָד, וְאֵין חֲכָמִים מוֹדִים לוֹ. כֵּיצַד? אָמַר ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נוֹשֵׂא אֶת פְּלוֹנִית, שֶׁאָבִיהָ רַע״, אָמְרוּ לוֹ: מֵת, אוֹ שֶׁעָשָׂה תְּשׁוּבָה. ״קֻוֽנָּם לְבַיִת זֶה שֶׁאֲנִי נִכְנָס, שֶׁהַכֶּלֶב רַע בְּתוֹכוֹ״, אוֹ ״שֶׁהַנָּחָשׁ בְּתוֹכוֹ״, אָמְרוּ לוֹ: מֵת הַכֶּלֶב, אוֹ שֶׁנֶּהֱרַג הַנָּחָשׁ — הֲרֵי הֵן כַּנּוֹלָד, וְאֵינוֹ כַּנּוֹלָד. וְאֵין חֲכָמִים מוֹדִים לוֹ.MICHNA : Rabbi Méïr dit : il y a des choses qui sont comme un fait nouveau mais qui ne sont pas comme un fait nouveau, et l'on peut donc ouvrir par elles la voie de l'annulation d'un vœu ; et les Sages ne l'admettent pas. Comment ? S'il a dit : « Que soit konam (interdit comme une offrande par un vœu) pour moi le fait d'épouser une telle, car son père est mauvais », et qu'ils lui ont dit : « Il est mort », ou « il s'est repenti » ; ou bien : « Que soit konam pour moi le fait d'entrer dans cette maison, car il y a dedans un chien méchant », ou « car il y a un serpent dedans », et qu'ils lui ont dit : « Le chien est mort », ou « le serpent a été tué » : ces cas sont comme un fait nouveau, et ce n'est pas comme un fait nouveau. Et les Sages ne l'admettent pas.
- גְּמָ׳ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נִכְנָס לְבַיִת זֶה שֶׁהַכֶּלֶב וְכוּ׳״ — מֵת נוֹלָד הוּא! אָמַר רַב הוּנָא: נַעֲשָׂה כְּתוֹלֶה נִדְרוֹ בְּדָבָר. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כְּבָר מֵת וּכְבָר עָשָׂה תְּשׁוּבָה, קָאָמְרִי לֵיהּ.GUEMARA : « Que soit konam le fait que j'entre dans cette maison, car le chien etc. » La Guemara demande : Il est mort : c'est bien un fait nouveau ! Rav Houna a dit : il est considéré comme celui qui fait dépendre son vœu d'une chose : tant que le chien est en vie. Et Rabbi Yo'hanan a dit : ils lui disent : « Il était déjà mort » ou « il s'était déjà repenti » avant le vœu, de sorte que c'était un vœu fait par erreur.
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