Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרָבָא אָמַר: אִם כֵּן אֵין נְדָרִים נִשְׁאָלִין לְחָכָם.Et Rava a dit : cela signifie : s'il en est ainsi, on ne demande plus l'annulation des vœux à un Sage, car ce motif valant pour tout vœu, chacun s'estimera délié de lui-même.
- תְּנַן: וּמוֹדִין חֲכָמִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּדָבָר שֶׁבֵּינוֹ לְבֵין אָבִיו וְאִמּוֹ, שֶׁפּוֹתְחִים לוֹ בִּכְבוֹד אָבִיו וְאִמּוֹ. בִּשְׁלָמָא לְאַבָּיֵי דְּאָמַר: אִם כֵּן אֵין נְדָרִים נִיתָּרִין, הָכָא כֵּיוָן דְּאִיחֲצַף לֵיהּ — הָא אִיחֲצַף לֵיהּ.Nous avons appris dans la Michna : Et les Sages admettent, avec Rabbi Eliézer, que pour une affaire qui se situe entre lui et son père et sa mère, on lui ouvre la voie de l'annulation par l'honneur de son père et de sa mère. Cela se comprend bien selon Abayé, qui a dit : s'il en est ainsi, les vœux ne sont pas annulés convenablement : ici, puisqu'il a été insolent envers lui en interdisant quelque chose à ses parents par un vœu, eh bien, il a été insolent envers lui : il ne se soucie pas de leur honneur, et l'on n'a pas à craindre qu'il prétende regretter par égard pour eux.
- אֶלָּא לְרָבָא, דְּאָמַר: אִם כֵּן אֵין נְדָרִים נִשְׁאָלִין לְחָכָם, הָכָא אַמַּאי פּוֹתְחִין? אָמְרִי: כֵּיוָן דְּכֹל נִדְרֵי לָא סַגִּיא לְהוֹן דְּלָאו חָכָם — הָכָא נָמֵי פּוֹתְחִין.Mais selon Rava, qui a dit : s'il en est ainsi, on ne demande plus l'annulation des vœux à un Sage, ici, pourquoi ouvre-t-on la voie ainsi ? Ils disent en réponse : puisque, pour l'ensemble des vœux, on ne peut se passer d'un Sage, l'honneur des parents n'y servant pas d'ouverture, ici aussi on ouvre ainsi : on ne viendra pas en conclure que les vœux s'annulent d'eux-mêmes.
- וְעוֹד אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹתְחִין בַּנּוֹלָד כּוּ׳. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? אָמַר רַב חִסְדָּא: דְּאָמַר קְרָא ״כִּי מֵתוּ כׇּל הָאֲנָשִׁים״ — וְהָא מִיתָה דְּנוֹלָד הוּא, מִכָּאן שֶׁפּוֹתְחִין בַּנּוֹלָד.La Michna enseigne : « Et Rabbi Eliézer a dit encore : on ouvre la voie par un fait nouveau » etc. Quelle est la raison de Rabbi Eliézer ? Rav 'Hisda a dit : c'est que le verset dit : à Moché, délié de son serment envers Yitro de ne pas retourner en Égypte : « Car ils sont morts, tous les hommes » qui en voulaient à ta vie (Exode 4, 19). Or, la mort, c'est un fait nouveau ! De là nous apprenons qu'on ouvre la voie par un fait nouveau.
- וְרַבָּנַן מַאי טַעְמַיְיהוּ? קָסָבְרִי: הָנְהוּ מִי מָיְיתִי? וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״נִצִּים״ וְ״נִצָּבִים״, אֵינָן אֶלָּא דָּתָן וַאֲבִירָם. אֶלָּא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שֶׁיָּרְדוּ מִנִּכְסֵיהֶן.Et les Sages, quelle est leur raison ? Ils estiment : ceux-là sont-ils vraiment morts ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : partout où il est dit « se querellant » (Exode 2, 13) et « se tenant debout » (Exode 5, 20), ce ne sont autres que Datan et Aviram ? Or ceux-ci vivaient encore lors de la révolte de Kora'h ! Mais Rech Lakich a dit : le verset signifie qu'ils ont perdu leurs biens, et cela ne constitue pas un fait nouveau.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל אָדָם שֶׁאֵין לוֹ בָּנִים — חָשׁוּב כְּמֵת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הָבָה לִּי בָנִים וְאִם אַיִן מֵתָה אָנֹכִי״. וְתַנְיָא, אַרְבָּעָה חֲשׁוּבִין מֵת: עָנִי, וּמְצוֹרָע, וְסוֹמֵא, וּמִי שֶׁאֵין לוֹ בָּנִים. עָנִי — דִּכְתִיב: ״כִּי מֵתוּ כׇּל הָאֲנָשִׁים״. מְצוֹרָע — דִּכְתִיב: ״אַל נָא תְהִי כַּמֵּת״. וְסוֹמֵא — דִּכְתִיב: ״בְּמַחֲשַׁכִּים הוֹשִׁיבַנִי כְּמֵתֵי עוֹלָם״. וּמִי שֶׁאֵין לוֹ בָּנִים — דִּכְתִיב: ״הָבָה לִּי בָנִים וְאִם אַיִן מֵתָה אָנֹכִי״.Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : tout homme qui n'a pas d'enfants est considéré comme mort, comme il est dit : paroles de Ra'hel à Yaakov : « Donne-moi des enfants, sinon je suis morte » (Genèse 30, 1). Et il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : quatre sont considérés comme morts : le pauvre, le lépreux, l'aveugle et celui qui n'a pas d'enfants. Le pauvre, comme il est écrit : « Car ils sont morts, tous les hommes » (Exode 4, 19) : ils n'étaient pas morts, mais appauvris. Le lépreux, comme il est écrit : au sujet de Myriam : « Qu'elle ne soit pas, je t'en prie, comme une morte » (Nombres 12, 12). Et l'aveugle, comme il est écrit : « Il m'a fait habiter dans les ténèbres, comme les morts d'autrefois » (Lamentations 3, 6). Et celui qui n'a pas d'enfants, comme il est écrit : « Donne-moi des enfants, sinon je suis morte » (Genèse 30, 1).
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