Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא: ״עַד רֹאשׁ חֹדֶשׁ אֲדָר״ — עַד רֹאשׁ חֹדֶשׁ אֲדָר הָרִאשׁוֹן, אִם הָיְתָה שָׁנָה מְעוּבֶּרֶת — עַד רֹאשׁ חֹדֶשׁ אֲדָר הַשֵּׁנִי.Et il a été enseigné de même dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si quelqu'un s'engage « jusqu'à Roch 'Hodech Adar » (la néoménie du mois d'Adar), l'engagement vaut jusqu'à Roch 'Hodech du premier Adar ; et si l'année était embolismique (année de treize mois, avec deux Adar), il vaut jusqu'à Roch 'Hodech du second Adar.
- מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָאו בִּמְעוּבֶּרֶת עָסְקִינַן?! שְׁמַע מִינַּהּ: הָא דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ דִּמְעַבְּרָא שַׁתָּא, הָא דְּלָא יָדַע.La Guemara analyse cette baraïta : cela implique-t-il que dans la première partie, nous ne traitons pas d'une année embolismique ?! Or, dans une année ordinaire il n'y a qu'un seul Adar, et l'on ne saurait parler d'un « premier Adar » ! Déduis-en plutôt que ceci (la fin de la baraïta) traite du cas où il lui est évident que l'année est embolismique, de sorte qu'en disant « Adar » il vise le second, tandis que cela (le début) traite du cas où il ne le savait pas, et il vise alors le premier Adar.
- מַתְנִי׳ רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״קֻוֽנָּם יַיִן שֶׁאֵינִי טוֹעֵם עַד שֶׁיְּהֵא הַפֶּסַח״ — לֹא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא עַד לֵיל הַפֶּסַח, עַד שָׁעָה שֶׁדֶּרֶךְ בְּנֵי אָדָם לִשְׁתּוֹת יַיִן.MICHNA : Rabbi Yehouda dit : si quelqu'un déclare : « Que le vin soit pour moi konam (interdit comme une offrande par un vœu), de sorte que je n'en goûterai pas jusqu'à ce que soit Pessa'h », celui-ci n'a eu l'intention de s'interdire le vin que jusqu'à la nuit de Pessa'h, c'est-à-dire jusqu'au moment où les gens ont coutume de boire du vin pour la mitsva (commandement) des quatre coupes, sans vouloir s'en priver lui-même.
- אָמַר ״קֻוֽנָּם בָּשָׂר שֶׁאֵינִי טוֹעֵם עַד שֶׁיְּהֵא הַצּוֹם״ — אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא עַד לֵילֵי צוֹם, שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא עַד שָׁעָה שֶׁדֶּרֶךְ בְּנֵי אָדָם לֶאֱכוֹל בָּשָׂר. רַבִּי יוֹסֵי בְּנוֹ אוֹמֵר: ״קֻוֽנָּם שׁוּם שֶׁאֲנִי טוֹעֵם עַד שֶׁתְּהֵא שַׁבָּת״, אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא עַד לֵילֵי שַׁבָּת, שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא עַד שָׁעָה שֶׁדֶּרֶךְ בְּנֵי אָדָם לֶאֱכוֹל בְּשׁוּם.De même, s'il a dit : « Que la viande soit pour moi konam, de sorte que je n'en goûterai pas jusqu'à ce que soit le jeûne de Yom Kippour », il n'est interdit de viande que jusqu'à la veille du jeûne, car celui-ci n'a eu l'intention de se l'interdire que jusqu'au moment où les gens ont coutume de manger de la viande, lors du repas précédant le jeûne. Rabbi Yossé, son fils, dit : celui qui déclare : « Que l'ail soit pour moi konam, de sorte que je n'en goûterai pas jusqu'à ce que soit Chabbat », il ne lui est interdit que jusqu'à la veille de Chabbat, car celui-ci n'a eu l'intention de se l'interdire que jusqu'au moment où les gens ont coutume de manger de l'ail.
- הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לְךָ אִם אֵין אַתְּ בָּא וְנוֹטֵל לְבָנֶיךָ כּוֹר אֶחָד שֶׁל חִטִּין וּשְׁתֵּי חָבִיּוֹת שֶׁל יַיִן״ — הֲרֵי זֶה יָכוֹל לְהָפֵר אֶת נִדְרוֹ שֶׁלֹּא עַל פִּי חָכָם. וְיֹאמַר לוֹ: כְּלוּם אָמַרְתָּ אֶלָּא מִפְּנֵי כְבוֹדִי — זֶהוּ כְּבוֹדִי.Celui qui dit à son prochain : « Que soit konam pour moi le fait de tirer profit de toi, si tu ne viens pas prendre pour tes fils un kor (grande mesure de capacité) de blé et deux tonneaux de vin » en cadeau, celui-ci, le prochain, peut annuler son vœu sans l'avis d'un Sage. Et il lui dira : « N'as-tu parlé que par égard pour mon honneur, afin de me faire accepter un cadeau pour mes fils ? Voici mon honneur : ne rien accepter de toi. »
- וְכֵן הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״קֻוֽנָּם שֶׁאַתְּ נֶהֱנֵית לִי אִם אֵין אַתְּ בָּא וְנוֹתֵן לִבְנִי כּוֹר שֶׁל חִטִּין וּשְׁתֵּי חָבִיּוֹת שֶׁל יַיִן״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אָסוּר עַד שֶׁיִּתֵּן, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף זֶה יָכוֹל לְהָפֵר אֶת נִדְרוֹ שֶׁלֹּא עַל פִּי חָכָם, וְיֹאמַר לוֹ: הֲרֵי אֲנִי כְּאִילּוּ נִתְקַבַּלְתִּי.Et de même, celui qui dit à son prochain : « Que soit konam pour toi le fait de tirer profit de moi, si tu ne viens pas donner à mon fils un kor de blé et deux tonneaux de vin » : Rabbi Méïr dit : il lui est interdit de profiter de lui jusqu'à ce qu'il donne le cadeau. Mais les Sages disent : celui-ci aussi, le prochain, peut annuler son vœu sans l'avis d'un Sage, et il lui dira : « Me voici comme si j'avais reçu ce cadeau. »
- הָיָה מְסָרֵב בּוֹ לָשֵׂאת בַּת אֲחוֹתוֹ, וְאָמַר ״קֻוֽנָּם שֶׁהִיא נֶהֱנֵית לִי לְעוֹלָם״, וְכֵן הַמְגָרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ, אוֹמֵר ״קֻוֽנָּם אִשְׁתִּי נֶהֱנֵית לִי לְעוֹלָם״ — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרוֹת לֵהָנוֹת לוֹ, שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא לְשׁוּם אִישׁוּת.S'il pressait quelqu'un d'épouser la fille de sa sœur, et que celui-ci a dit : « Qu'elle ait pour konam de tirer profit de moi à jamais », et de même celui qui divorce de sa femme et dit : « Que ma femme ait pour konam de tirer profit de moi à jamais », voici que ces femmes sont autorisées à tirer profit de lui de toute autre manière, car celui-ci n'a eu l'intention de s'engager qu'en vue du mariage.
- הָיָה מְסָרֵב בַּחֲבֵירוֹ שֶׁיֹּאכַל אֶצְלוֹ, אָמַר: ״קֻוֽנָּם לְבֵיתְךָ שֶׁאֲנִי נִכְנָס, טִיפַּת צוֹנֵן שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״ — מוּתָּר לִיכָּנֵס לְבֵיתוֹ וְלִשְׁתּוֹת מִמֶּנּוּ צוֹנֵן, שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא לְשׁוּם אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה.S'il pressait son prochain de manger chez lui, et que celui-ci a dit : « Que soit konam pour moi le fait d'entrer dans ta maison, et de goûter chez toi une goutte d'eau fraîche », il lui est permis d'entrer dans sa maison et de boire de lui de l'eau fraîche, car celui-ci n'a eu l'intention de s'interdire cela qu'en vue d'un repas : manger et boire en abondance.
הֲדַרַן עֲלָךְ קֻוֽנָּם יַיִן
Nous reviendrons à toi, chapitre « Konam yayin »
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