Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִסְפֵיקָא, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: מְעַיֵּיל אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ לִסְפֵיקָא.(… une personne ne se met pas) en situation de doute, et Rabbi Yossé pense : une personne se met bel et bien elle-même en situation de doute ?
- וּרְמִינְהִי: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי כִּיתֵּי בָנוֹת מִשְׁתֵּי נָשִׁים, וְאָמַר: קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי הַגְּדוֹלָה, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם גְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, אִם גְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, וְאִם קְטַנָּה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת שֶׁהִיא גְּדוֹלָה מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת — כּוּלָּן אֲסוּרוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. חוּץ מִן הַקְּטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת.Et la Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) oppose à cela la Michna suivante (Kiddouchin 64b) : Celui qui a deux groupes de filles nées de deux femmes – par exemple deux filles de sa première épouse puis, après le décès de celle-ci, deux filles de sa seconde épouse – et qui a dit : « J'ai consacré en mariage (kiddouchin) ma fille aînée, mais je ne sais pas si c'est l'aînée des aînées, si c'est l'aînée des cadettes, ou si c'est la cadette des aînées, qui est plus âgée que l'aînée des cadettes » : toutes ces filles sont interdites à tout autre homme à cause du doute, telles sont les paroles de Rabbi Méïr, à l'exception de la cadette des cadettes, qui n'est certainement pas visée.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כּוּלָּן מוּתָּרוֹת, חוּץ מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת.Rabbi Yossé dit : toutes sont permises, à l'exception de l'aînée des aînées. Il ressort donc que, selon Rabbi Méïr, on prend en compte tous les sens possibles de l'expression imprécise « ma fille aînée », alors que, selon Rabbi Yossé, on ne retient que son sens le plus strict. Cela contredit notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi).
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר אַבְדִּימִי אָמַר רַב: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה. וְהָתַנְיָא, זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁזְּמַנּוֹ קָבוּעַ וְאָמַר ״עַד לִפְנֵי״ — רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַד שֶׁיֵּצֵא, וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עַד שֶׁיַּגִּיעַ.En réponse, Rabbi 'Hanina bar Avdimi a dit que Rav a dit : L'attribution des opinions est inversée : il faut intervertir les avis de notre Michna pour les accorder avec celle de Kiddouchin. Et c'est bien ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Voici la règle : pour toute échéance dont la date est fixe, si celui qui fait le vœu a dit « jusqu'à avant » cette échéance, Rabbi Méïr dit : le vœu dure jusqu'à ce qu'elle soit sortie, et Rabbi Yossé dit : seulement jusqu'à ce qu'elle arrive.
- מַתְנִי׳ ״עַד הַקָּצִיר״, ״עַד הַבָּצִיר״, ״עַד הַמָּסִיק״ — אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא עַד שֶׁיַּגִּיעַ. זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁזְּמַנּוֹ קָבוּעַ, וְאָמַר: ״עַד שֶׁיַּגִּיעַ״ — אָסוּר עַד שֶׁיַּגִּיעַ. אָמַר: ״עַד שֶׁיְּהֵא״ — אָסוּר עַד שֶׁיֵּצֵא. וְכֹל שֶׁאֵין זְמַנּוֹ קָבוּעַ, בֵּין אָמַר ״עַד שֶׁיְּהֵא״, בֵּין אָמַר ״עַד שֶׁיַּגִּיעַ״ — אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא עַד שֶׁיַּגִּיעַ.MICHNA : Si quelqu'un a fait vœu de s'interdire une chose « jusqu'à la moisson », « jusqu'à la vendange », « jusqu'à la récolte des olives », elle ne lui est interdite que jusqu'à ce que cette saison arrive. Voici la règle : pour toute échéance dont la date est fixe, s'il a dit « jusqu'à ce qu'elle arrive », la chose lui est interdite jusqu'à ce qu'elle arrive ; s'il a dit « jusqu'à ce qu'elle soit », la chose lui est interdite jusqu'à ce qu'elle soit sortie. Et pour toute échéance dont la date n'est pas fixe, c'est-à-dire qui ne tombe pas à une date précise, qu'il ait dit « jusqu'à ce qu'elle soit » ou qu'il ait dit « jusqu'à ce qu'elle arrive », la chose ne lui est interdite que jusqu'à ce qu'elle arrive.
- ״עַד הַקַּיִץ״, ״עַד שֶׁיְּהֵא הַקַּיִץ״ — עַד שֶׁיַּתְחִילוּ הָעָם לְהַכְנִיס בְּכַלְכַּלּוֹת. ״עֵד שֶׁיַּעֲבוֹר הַקַּיִץ״ — עַד שֶׁיַּקְפִּילוּ הַמִּקְצוֹעוֹת.S'il a dit « jusqu'à l'été » (kayits) ou « jusqu'à ce que ce soit l'été », le vœu dure jusqu'à ce que les gens commencent à rentrer les fruits chez eux dans des paniers. « Jusqu'à ce que l'été soit passé » : le vœu dure jusqu'à ce que les gens rangent les couteaux (maktsouot) servant à couper les figues après la récolte.
- גְּמָ׳ תָּנָא: ״כַּלְכַּלָּה״ שֶׁאָמְרוּ — כַּלְכַּלָּה שֶׁל תְּאֵנִים, וְלֹא כַּלְכַּלָּה שֶׁל עֲנָבִים. תַּנְיָא: הַנּוֹדֵר מִפֵּירוֹת הַקַּיִץ — אֵין אָסוּר אֶלָּא בִּתְאֵנִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: עֲנָבִים בִּכְלַל תְּאֵנִים.GUEMARA : Il a été enseigné : Le « panier » dont les Sages ont parlé est un panier de figues, et non un panier de raisins, que l'on récolte plus tard. Il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui s'interdit par vœu les fruits d'été (kayits) n'est interdit que des figues, car c'est leur récolte que l'on nomme kayits. Rabban Chimon ben Gamliel dit : les raisins sont inclus avec les figues.
- מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא? קָסָבַר: תְּאֵנִים מִיקַּצְצָן בִּידָא, עֲנָבִים לָא מִיקַּצְצָן בִּידָא. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: עֲנָבִים נָמֵי, כִּי מִירַדְּדָן — מִיקַּצְצָן בִּידָא.Quelle est la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ? Il pense : les figues se cueillent (mikatsetsan) à la main, alors que les raisins ne se cueillent pas à la main mais avec un outil ; seules les figues relèvent donc du kayits. Rabban Chimon ben Gamliel pense : les raisins aussi, quand ils sont bien mûrs, se cueillent à la main ; ils relèvent donc eux aussi du kayits.
- ״עַד שֶׁיַּעֲבוֹר הַקַּיִץ״, עַד שֶׁיִּכָּפְלוּ הַמַּקְצוּעוֹת. תָּנָא: עַד שֶׁיַּכְפִּילוּ רוֹב הַמַּקְצוּעוֹת.La Michna a dit : « Jusqu'à ce que l'été soit passé » : le vœu dure jusqu'à ce que les couteaux soient rangés. Il a été enseigné : cela signifie jusqu'à ce que les gens aient rangé la plupart des couteaux, même s'il reste quelques personnes qui ne l'ont pas fait.
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