Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֵימָא קָסָבַר שְׁמוּאֵל יָדַיִם שֶׁאֵין מוֹכִיחוֹת לָא הָוְויָין יָדַיִם? אִין, שְׁמוּאֵל מוֹקֵים לַהּ לְמַתְנִיתִין כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: יָדַיִם שֶׁאֵין מוֹכִיחוֹת לָא הָוְויָין יָדַיִם.Dirons-nous que Chmouel pense que des yadayim (expressions partielles d'un vœu) qui ne sont pas probantes ne sont pas des yadayim valables, c'est-à-dire qu'une formule incomplète et équivoque ne produit pas de vœu ? Oui : Chmouel établit notre Michna selon Rabbi Yehouda, qui a dit : des yadayim qui ne sont pas probantes ne sont pas des yadayim.
- דִּתְנַן, גּוּפוֹ שֶׁל גֵּט: ״הֲרֵי אַתְּ מוּתֶּרֶת לְכׇל אָדָם״. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְדֵין דְּיֶהֱוֵי לִיכִי מִינַּאי סֵפֶר תֵּירוּכִין וְאִיגֶּרֶת שִׁבּוּקִין״.Car nous avons appris dans une Michna (Guittin 85a-b) : l'essence du get (acte de divorce) est la phrase : « Te voici permise à tout homme. » Rabbi Yehouda dit qu'il faut ajouter : « Et ceci sera pour toi, de ma part, un acte de renvoi et une lettre de répudiation. » Selon Rabbi Yehouda, le texte même du get doit donc préciser que c'est par cet acte que le mari divorce.
- אַמַּאי דָּחֵיק שְׁמוּאֵל לְאוֹקוֹמַהּ לְמַתְנִיתִין כְּרַבִּי יְהוּדָה? לוֹקְמַהּ כְּרַבָּנַן אַף עַל גַּב דְּאֵין יָדַיִם מוֹכִיחוֹת?Pourquoi Chmouel se force-t-il à établir notre Michna selon Rabbi Yehouda, opinion minoritaire ? Qu'il l'établisse selon les Rabbanan, bien que les yadayim ne soient pas probantes ! Ainsi, même celui qui a dit seulement « je suis voué envers toi » serait lié.
- אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ; אַמַּאי תָּאנֵי ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל לָךְ״ ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״? לִיתְנֵי ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל״ ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם״! שְׁמַע מִינַּהּ בָּעִינַן יָדַיִם מוֹכִיחוֹת.Rava a dit : la Michna lui posait une difficulté : pourquoi enseigne-t-elle « de ce que je mange de toi », « de ce que je goûte de toi » ? Qu'elle enseigne : « de ce que je mange », « de ce que je goûte », sans « de toi », puisqu'on sait à qui il s'adresse ! Déduis-en que nous exigeons des yadayim probantes.
- אִיתְּמַר, יָדַיִם שֶׁאֵין מוֹכִיחוֹת. אַבָּיֵי אָמַר: הָוְויָין יָדַיִם, וְרָבָא אָמַר: לָא הָוְויָין יָדַיִם. אָמַר רָבָא: רַבִּי אִידִי אַסְבְּרָא לִי: אָמַר קְרָא ״נָזִיר לְהַזִּיר לַה׳״, מַקִּישׁ יְדוֹת נְזִירוּת לִנְזִירוּת. מָה נְזִירוּת בְּהַפְלָאָה — אַף יְדוֹת נְזִירוּת בְּהַפְלָאָה.Il a été dit par les Amoraïm, au sujet des yadayim qui ne sont pas probantes : Abayé a dit : elles sont des yadayim, et Rava a dit : elles ne sont pas des yadayim. Rava a dit : Rabbi Idi m'a expliqué la source de cette règle : le verset dit : « nazir, pour se consacrer en nazir à Hachem » (Nombres 6, 2) ; il rapproche ainsi les yadot de nezirout (les expressions partielles du vœu de nazir), déduites plus haut (3a) de ce doublement, de la nezirout elle-même. De même que la nezirout doit s'exprimer par une hafla'a (énonciation explicite), de même les yadot de nezirout doivent s'exprimer par une hafla'a, et non par des expressions non probantes.
- לֵימָא בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי? דִּתְנַן: גּוּפוֹ שֶׁל גֵּט ״הֲרֵי אַתְּ מוּתֶּרֶת לְכׇל אָדָם״, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְדֵין דְּיֶהֱוֵי לִיכִי מִינַּאי סֵפֶר תֵּירוּכִין וְגֵט פִּטּוּרִין וְאִיגֶּרֶת שִׁבּוּקִין״. אַבָּיֵי דְּאָמַר כְּרַבָּנַן, וְרָבָא דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה?Dirons-nous qu'ils divergent sur la machlokèt (divergence d'opinions) de Rabbi Yehouda et des Rabbanan ? Car nous avons appris : l'essence du get est la phrase : « Te voici permise à tout homme. » Rabbi Yehouda dit : il faut ajouter : « Et ceci sera pour toi, de ma part, un acte de renvoi, un get de libération et une lettre de répudiation. » Abayé aurait donc parlé selon les Rabbanan, et Rava selon Rabbi Yehouda ?
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה. עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה בָּעִינַן יָדַיִם מוֹכִיחוֹת אֶלָּא גַּבֵּי גֵּט, דְּבָעִינַן כְּרִיתוּת, וְלֵיכָּא. אֲבָל בְּעָלְמָא — מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?Abayé te dira : moi, je parle même selon Rabbi Yehouda. Rabbi Yehouda n'a dit que nous exigeons des yadayim probantes que pour le get, où nous exigeons une rupture complète du lien, et il n'y en a pas si l'acte ne dit pas clairement que le mari divorce par lui. Mais de manière générale, l'as-tu entendu dire que des yadayim non probantes ne valent rien ?
- וְרָבָא אָמַר: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן. עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן דְּלָא בָּעִינַן יָדַיִם מוֹכִיחוֹת אֶלָּא גַּבֵּי גֵּט,Et Rava dira : moi, je parle même selon les Rabbanan. Les Rabbanan n'ont dit que nous n'exigeons pas de yadayim probantes que pour le get,
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