Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאֵין אָדָם מְגָרֵשׁ אֶת אֵשֶׁת חֲבֵירוֹ, אֲבָל בְּעָלְמָא — מִי שָׁמְעַתְּ לְהוּ?car un homme ne divorce pas la femme de son prochain ; il est donc évident qu'il rédige l'acte pour sa propre femme. Mais de manière générale, les as-tu entendus dire que des yadayim (expressions partielles d'un vœu) non probantes sont valables ?
- מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי הוּא עָלַי״, ״הֲרֵי זֶה [עָלַי]״ — אָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא יָד לְקׇרְבָּן. טַעְמָא דְּאָמַר ״עָלַי״ — הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל לָא אָמַר ״עָלַי״ — לָא. תְּיוּבְתָּא דְאַבָּיֵי!On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si quelqu'un dit d'un objet posé devant lui : « Il est sur moi », « Ceci est [sur moi] », c'est interdit, parce que c'est une yad d'offrande. La raison est donc qu'il a dit « sur moi » : c'est pourquoi c'est interdit ; mais s'il n'a pas dit « sur moi », non, car l'expression n'est pas probante. C'est une teyouvta (réfutation définitive) d'Abayé !
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: טַעְמָא דְּאָמַר ״עָלַי״ — הוּא דְּאָסוּר. אֲבָל אָמַר ״הֲרֵי הוּא״, וְלָא אָמַר ״עָלַי״, ״הֲרֵי הוּא דְּהֶפְקֵר״ ״הֲרֵי הוּא דִּצְדָקָה״ קָאָמַר. וְהָא ״מִפְּנֵי שֶׁהוּא יָד לְקׇרְבָּן״ קָתָנֵי!Abayé te dira : la raison est qu'il a dit « sur moi » : c'est pourquoi c'est interdit. Mais s'il a dit « il est », sans dire « sur moi », cela n'évoque pas du tout un vœu, car il dit peut-être : « il est hefker » (sans propriétaire) ou « il est pour la tsedaka » (la charité). Mais voici qu'elle enseigne : « parce que c'est une yad d'offrande » ! Il s'agit donc bien d'une expression liée aux offrandes, et pourtant, sans « sur moi », elle ne vaut rien.
- אֶלָּא אֵימָא: טַעְמָא דְּאָמַר ״עָלַי״ — הוּא אָסוּר וַחֲבֵירוֹ מוּתָּר, אֲבָל אָמַר ״הֲרֵי הוּא״ — שְׁנֵיהֶן אֲסוּרִין, דְּדִלְמָא ״הֲרֵי הוּא הֶקְדֵּשׁ״ קָאָמַר.Mais alors, dis : la raison est qu'il a dit « sur moi » : lui est interdit et son prochain est permis ; mais s'il a dit « il est », sans ajouter « sur moi », tous deux sont interdits, car peut-être dit-il : « il est hekdech » (consacré au Temple). On craint qu'il n'ait réellement consacré l'objet.
- מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי זוֹ חַטָּאת״ ״הֲרֵי זוֹ אָשָׁם״, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא חַיָּיב חַטָּאת וְאָשָׁם — לֹא אָמַר כְּלוּם. ״הֲרֵי זוֹ חַטָּאתִי״ ״הֲרֵי זוֹ אֲשָׁמִי״, אִם הָיָה מְחוּיָּב — דְּבָרָיו קַיָּימִין. תְּיוּבְתָּא דְּאַבָּיֵי!On a objecté : s'il dit : « Ceci est un 'hatat » (offrande expiatoire), « Ceci est un acham » (offrande de culpabilité), bien qu'il soit redevable d'un 'hatat ou d'un acham, il n'a rien dit. « Ceci est mon 'hatat », « Ceci est mon acham » : s'il était redevable de cette offrande, ses paroles sont valables. C'est une teyouvta d'Abayé !
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: הָא מַנִּי — רַבִּי יְהוּדָה הִיא. וְהָא אַבָּיֵי הוּא דְּאָמַר: אֲנָא דַּאֲמַרִי — אֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה! הֲדַר בֵּיהּ.Abayé te dira : selon qui est cette baraïta ? C'est selon Rabbi Yehouda. Mais n'est-ce pas Abayé qui a dit : moi, je parle même selon Rabbi Yehouda ? Il est revenu sur ses paroles.
- אֶלָּא לֵימָא, רָבָא דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה?Mais alors, dirons-nous que Rava, lui aussi, parle selon Rabbi Yehouda seulement, et non selon les Rabbanan ?
- אָמַר לָךְ רָבָא: אֲנָא דַּאֲמַרִי — אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן. עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן דְּלָא בָּעִינַן יָדַיִם מוֹכִיחוֹת אֶלָּא גַּבֵּי גֵּט, דְּאֵין אָדָם מְגָרֵשׁ אֶת אֵשֶׁת חֲבֵירוֹ. אֲבָל בְּעָלְמָא בָּעִינַן יָדַיִם מוֹכִיחוֹת.Rava te dira : moi, je parle même selon les Rabbanan. Les Rabbanan n'ont dit que nous n'exigeons pas de yadayim probantes que pour le get (acte de divorce), car un homme ne divorce pas la femme de son prochain. Mais de manière générale, nous exigeons des yadayim probantes.
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