Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין, כְּגוֹן טֶבֶל וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ וְחָדָשׁ — לֹא נָתְנוּ בָּהֶן חֲכָמִים שִׁיעוּר. וְכׇל דָּבָר שֶׁאֵין לוֹ מַתִּירִין, כְּגוֹן תְּרוּמָה וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר וְחַלָּה וְעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם — נָתְנוּ בָּהֶם חֲכָמִים שִׁיעוּר.Toute chose qui a un moyen de devenir permise, c'est-à-dire dont l'interdit peut être levé, comme le tével (produit non encore prélevé), que le prélèvement rend permis, la seconde dîme, permise par le rachat ou par son apport à Jérusalem, les biens consacrés, permis par le rachat, et le 'hadach (récolte nouvelle), permis après l'offrande du omer : les Sages ne leur ont pas fixé de mesure d'annulation, et aucune quantité de permis ne les annule. Et toute chose qui n'a pas de moyen de devenir permise, comme la terouma (prélèvement donné au Cohen), la terouma de la dîme, la 'hala (prélèvement sur la pâte), l'orla (fruits des trois premières années d'un arbre) et le mélange de la vigne : les Sages leur ont fixé une mesure d'annulation.
- אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא שְׁבִיעִית אֵין לָהּ מַתִּירִין, וְלֹא נָתְנוּ בָּהּ חֲכָמִים שִׁיעוּר. דִּתְנַן: הַשְּׁבִיעִית אוֹסֶרֶת כׇּל שֶׁהוּא בְּמִינָהּ! אָמַר לָהֶן: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא לְבִיעוּר.Ils lui ont dit : Les Sages ont objecté à Rabbi Chimon : Mais voici que la septième année (Chemita) n'a pas de moyen de devenir permise, et les Sages ne lui ont pas fixé de mesure, comme nous avons appris dans la Michna (Chevi'it 7, 7) : La septième interdit en quantité infime dans son espèce ! Il leur a dit : Moi non plus, je ne l'ai dit que pour l'évacuation.
- אֲבָל לַאֲכִילָה בְּנוֹתֵן טַעַם. וְדִלְמָא הָא נָמֵי לְחוּמְרָא שָׁאנֵי!Mais pour la consommation des fruits de la septième année après le moment de l'évacuation, où ils sont interdits, ils n'interdisent le mélange que s'ils lui donnent du goût. Il apparaît donc que les excroissances permises peuvent annuler l'interdit de l'origine. Mais peut-être ici aussi le cas est-il différent parce que la règle va dans le sens de la rigueur ?
- אֶלָּא מִן הָדָא פַּשְׁטַהּ, דִּתְנַן: בְּצָלִים שֶׁיָּרְדוּ עֲלֵיהֶם גְּשָׁמִים וְצָמְחוּ, אִם הָיוּ עָלִין שֶׁלָּהֶן שְׁחוֹרִין — אֲסוּרִין. הוֹרִיקוּ — מוּתָּרִין.Mais plutôt, Ichmaël de Kefar Yama l'a résolue à partir de ceci, comme nous avons appris dans la Michna (Chevi'it 6, 3) : Des oignons de la sixième année sur lesquels la pluie est tombée pendant la septième, et qui ont germé : si leurs feuilles étaient noires, c'est-à-dire vert sombre, signe d'une pousse récente, ils sont interdits comme pousse de la septième. Si elles ont verdi, c'est-à-dire pâli et se sont flétries, ils sont permis, car considérés comme produit de la sixième année.
- רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: אִם יְכוֹלִין לִיתָּלֵשׁ בֶּעָלִין שֶׁלָּהֶן — אֲסוּרִין. וּכְנֶגְדָּן, לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית — מוּתָּרִין. לְמֵימְרָא דְּגִידּוּלֵי הֶיתֵּר מַעֲלִין אֶת הָאִיסּוּר. וְדִלְמָא בִּמְדוּכָּנִין.Rabbi 'Hanania ben Antigonos dit : S'ils peuvent être arrachés par leurs feuilles, signe que celles-ci sont vigoureuses et récentes, ils sont interdits. Et dans le cas correspondant, à l'issue de la septième année, c'est-à-dire si un oignon de la septième présente ce signe pendant la huitième, ils sont permis. Faut-il en déduire que les excroissances permises annulent l'interdit ? Non : et peut-être s'agit-il d'oignons pilés, dont la souche n'existe plus telle quelle ?
- אֶלָּא מִן הָדָא, דְּתַנְיָא:Mais plutôt, on peut la résoudre à partir de ceci, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) :
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