Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִן הַתְּמָרִים — מוּתָּר בִּדְבַשׁ תְּמָרִים. מִסִּתְוָנִיּוֹת — מוּתָּר בְּחוֹמֶץ סִתְוָנִיּוֹת. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: כׇּל שֶׁשֵּׁם תּוֹלַדְתּוֹ קְרוּיָה עָלָיו, וְנוֹדֵר הֵימֶנּוּ — אָסוּר בַּיּוֹצֵא הֵימֶנּוּ, וַחֲכָמִים מַתִּירִים.Michna : Celui qui s'interdit par vœu les dattes est permis de miel de dattes. S'il s'interdit les setvaniyot (raisins tardifs), il est permis de vinaigre de setvaniyot. Rabbi Yehouda ben Betéra dit : Tout aliment dont le nom de son dérivé porte son nom, comme le miel de dattes ou le vinaigre de setvaniyot, et dont on s'interdit par vœu le produit lui-même, on est interdit de ce qui en sort. Et les Sages permettent.
- גְּמָ׳ [חֲכָמִים] הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא?Guemara : L'avis des [Sages] n'est-il pas celui du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), qui permet le miel de dattes ?
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ הָדָא דְּתַנְיָא: כְּלָל זֶה אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: כֹּל שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וְדֶרֶךְ הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ לֶאֱכוֹל. כְּגוֹן תְּמָרִים וּדְבַשׁ תְּמָרִים, נָדַר בּוֹ — אָסוּר בַּיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ, נוֹדֵר מִיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ — אָסוּר בּוֹ.Il y a entre eux une différence au sujet de ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Voici la règle générale qu'a énoncée Rabbi Chimon ben Elazar : Tout ce que l'on a coutume de manger, et dont on a coutume de manger ce qui en sort, comme les dattes et le miel de dattes : si l'on a fait vœu à son sujet, on est interdit de ce qui en sort ; si l'on a fait vœu au sujet de ce qui en sort, on en est interdit.
- כֹּל שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וְדֶרֶךְ הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ לֶאֱכוֹל, נוֹדֵר בּוֹ — אֵין אָסוּר אֶלָּא בַּיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ, שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא לַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ.Tout ce que l'on n'a pas coutume de manger, et dont on a coutume de manger ce qui en sort : si l'on a fait vœu à son sujet, on n'est interdit que de ce qui en sort, car celui-ci n'a eu en vue que ce qui en sort. Le premier Tanna ne distingue pas entre les dattes et les setvaniyot, tandis que les Sages suivent Rabbi Chimon ben Elazar pour ce que l'on n'a pas coutume de manger tel quel : ils permettent le produit lui-même et interdisent ce qui en sort.
- מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִן הַיַּיִן — מוּתָּר בְּיֵין תַּפּוּחִים. מִן הַשֶּׁמֶן — מוּתָּר בְּשֶׁמֶן שׁוּמְשְׁמִין. מִן הַדְּבַשׁ — מוּתָּר בִּדְבַשׁ תְּמָרִים.Michna : Celui qui s'interdit par vœu le vin est permis de vin de pommes (cidre), car « vin » sans précision désigne le vin de raisin. S'il s'interdit l'huile, il est permis d'huile de sésame, car « huile » sans précision désigne l'huile d'olive. S'il s'interdit le miel, il est permis de miel de dattes, car « miel » sans précision désigne le miel d'abeilles.
- מִן הַחוֹמֶץ — מוּתָּר בְּחוֹמֶץ סִתְוָנִיּוֹת. מִן הַכְּרֵישִׁין — מוּתָּר בְּקַפְלוֹטוֹת. מִן הַיָּרָק — מוּתָּר בְּיַרְקוֹת הַשָּׂדֶה, שֶׁהוּא שֵׁם לָווּיי.S'il s'interdit le vinaigre, il est permis de vinaigre de setvaniyot, car le vinaigre se fait d'ordinaire à partir de vin. S'il s'interdit les poireaux, il est permis de kaflotot (variété de poireaux). S'il s'interdit les légumes, il est permis de légumes des champs, car c'est un nom qualifié : ils ne sont pas désignés par le mot « légume » seul.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הַשֶּׁמֶן, בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — מוּתָּר בְּשֶׁמֶן שׁוּמְשְׁמִין, וְאָסוּר בְּשֶׁמֶן זַיִת. וּבְבָבֶל — אָסוּר בְּשֶׁמֶן שׁוּמְשְׁמִין, וּמוּתָּר בְּשֶׁמֶן זַיִת. מָקוֹם שֶׁמִּסְתַּפְּקִין מִזֶּה וּמִזֶּה — אָסוּר בָּזֶה וּבָזֶה.Guemara : Il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui s'interdit par vœu l'huile, en Terre d'Israël, est permis d'huile de sésame et interdit d'huile d'olive, car là-bas « huile » désigne l'huile d'olive. Et en Babylonie, il est interdit d'huile de sésame et permis d'huile d'olive, car on y use surtout d'huile de sésame. Dans un lieu où l'on use de l'une et de l'autre, il est interdit de l'une et de l'autre.
- פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּרוּבָּא מִן חַד מִסְתַּפְּקִין. מַהוּ דְּתֵימָא: אֵיזִיל בָּתַר רוּבָּא, קָא מַשְׁמַע לַן סָפֵק אִיסּוּרָא לְחוּמְרָא.C'est évident ! Ce n'est nécessaire que pour le cas où la plupart usent d'une seule sorte. Tu aurais pu dire : suivons la majorité, et permettons l'autre sorte ; il nous enseigne donc que le doute portant sur un interdit de la Torah se tranche dans le sens de la rigueur.
- הַנּוֹדֵר מִן הַיָּרָק, בִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ — אָסוּר בְּיַרְקוֹת הַגִּינָּה, וּמוּתָּר בְּיַרְקוֹת הַשָּׂדֶה. וּבַשְּׁבִיעִית — אָסוּר בְּיַרְקוֹת הַשָּׂדֶה, וּמוּתָּר בְּיַרְקוֹת הַגִּינָּה. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל:Celui qui s'interdit par vœu les légumes, durant les autres années du cycle de sept ans, est interdit de légumes du jardin et permis de légumes des champs. Et durant la septième année (Chemita, année de jachère), il est interdit de légumes des champs, que l'on consomme alors couramment, et permis de légumes du jardin, rares cette année-là puisqu'on ne travaille pas la terre. Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi 'Hanina ben Gamliel :
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