Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: ״מִן״ הָעֲדָשִׁים״ — אָסוּר בַּאֲשִׁישִׁים, וְרַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר.Guemara : Et on oppose à l'avis de Rabbi Yossé dans notre Michna, qui interdit le petit-lait à celui qui s'est interdit le lait, cette autre Michna (plus loin, 53b) : Celui qui s'interdit par vœu les lentilles est interdit d'achichim (mets à base de lentilles), et Rabbi Yossé permet ! Ainsi, selon lui, un aliment transformé n'est pas inclus dans le vœu.
- לָא קַשְׁיָא: מָר כִּי אַתְרֵיהּ וּמָר כִּי אַתְרֵיהּ. בְּאַתְרָא דְרַבָּנַן קָרוּ לַחֲלָבָא חֲלָבָא וּלְקוֹמָא קוֹמָא, בְּאַתְרֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי לְקוֹמָא נָמֵי קָרוּ לֵיהּ ״קוֹמָא דַחֲלָבָא״.Ce n'est pas difficile : ce Maître a statué selon l'usage de son lieu, et ce Maître selon l'usage de son lieu. Au lieu des Rabbanan, on appelle le lait « lait » et le koum (petit-lait) « koum » ; au lieu de Rabbi Yossé, on appelle aussi le koum « koum de lait » : le mot « lait » y englobe donc le petit-lait.
- תַּנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הֶחָלָב — מוּתָּר בַּקּוֹם, מִן הַקּוֹם — מוּתָּר בְּחָלָב. מִן הֶחָלָב — מוּתָּר בִּגְבִינָה, מִן הַגְּבִינָה — מוּתָּר בְּחָלָב. מִן הָרוֹטֶב — מוּתָּר בְּקֵיפֶה, מִן הַקֵּיפֶה — מוּתָּר בְּרוֹטֶב. אִם אָמַר ״בָּשָׂר זֶה עָלַי״ — אָסוּר בּוֹ וּבְרוֹטְבּוֹ וּבְקֵיפוֹ.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui s'interdit par vœu le lait est permis du koum ; s'il s'interdit le koum, il est permis du lait. S'il s'interdit le lait, il est permis du fromage ; s'il s'interdit le fromage, il est permis du lait. S'il s'interdit le jus, il est permis de kifa (dépôt de la viande cuite) ; s'il s'interdit la kifa, il est permis du jus. S'il a dit : « Cette viande m'est interdite », il est interdit d'elle, de son jus et de sa kifa.
- הַנּוֹדֵר מִן הַיַּיִן — מוּתָּר בְּתַבְשִׁיל שֶׁיֵּשׁ בּוֹ טַעַם יַיִן. אָמַר: ״קֻוֽנָּם יַיִן זֶה שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ וְנָפַל לְתוֹךְ הַתַּבְשִׁיל, אִם יֵשׁ בּוֹ טַעַם יַיִן — הֲרֵי זֶה אָסוּר.Celui qui s'interdit par vœu le vin est permis d'un plat cuisiné qui a un goût de vin. S'il a dit : « Ce vin m'est konam (formule de vœu : interdit comme une offrande), que je ne goûterai pas », et il est tombé dans le plat cuisiné, si celui-ci a un goût de vin, il est interdit.
- מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִן הָעֲנָבִים — מוּתָּר בְּיַיִן. מִן הַזֵּיתִים — מוּתָּר בְּשֶׁמֶן. אָמַר ״קֻוֽנָּם זֵיתִים וַעֲנָבִים אֵלּוּ שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ — אָסוּר בָּהֶן וּבְיוֹצֵא מֵהֶן.Michna : Celui qui s'interdit par vœu les raisins est permis de vin ; s'il s'interdit les olives, il est permis d'huile. S'il a dit : « Que ces olives et ces raisins me soient konam, que je ne goûterai pas », il est interdit d'eux et de ce qui en sort : le vin et l'huile.
- גְּמָ׳ בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: ״אֵלּוּ״ דַּוְקָא, אוֹ ״שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ דַּוְקָא?Guemara : Rami bar 'Hama a posé la question : Est-ce précisément le mot « ces » qui étend l'interdit à ce qui en sort, ou est-ce précisément l'expression « que je ne goûterai pas » ?
- אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ ״אֵלּוּ״ דַּוְקָא, ״שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ לְמָה לִי? הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאַף עַל גַּב דְּאָמַר ״שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״, אִי דְּאָמַר ״אֵלּוּ״ — מִיתְּסַר, וְאִי לָא — לָא.S'il te vient à l'esprit que c'est précisément « ces », pourquoi ai-je besoin de « que je ne goûterai pas » ? On répond : Ceci nous enseigne que, même s'il a dit « que je ne goûterai pas », c'est s'il a dit « ces » qu'il est interdit de ce qui en sort, et sinon, non. La formulation de la Michna ne permet donc pas de trancher.
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: ״קֻוֽנָּם פֵּירוֹת הָאֵלּוּ עָלַי״, ״קֻוֽנָּם הֵן לְפִי״ — אָסוּר בְּחִילּוּפֵיהֶן וּבְגִידּוּלֵיהֶן, הָא בַּיּוֹצֵא מֵהֶן מוּתָּר!Rava a dit : Viens et entends une preuve de la Michna (plus loin, 57a) : Si quelqu'un dit : « Ces fruits me sont konam » ou « Qu'ils soient konam pour ma bouche », il est interdit de ce qui les remplace et de ce qui en pousse. Il s'ensuit que ce qui en sort est permis ! Le mot « ces » ne suffit donc pas à interdire le jus.
- הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ בְּיוֹצֵא מֵהֶן אָסוּר. וְהָא עֲדִיפָא לֵיהּ לְאַשְׁמוֹעִינַן דְּחִילּוּפֵיהֶן כְּגִידּוּלֵיהֶן דָּמֵי.On répond : Il en va de même : même ce qui en sort est interdit. Et si la Michna ne le mentionne pas, c'est qu'il lui est préférable de nous enseigner que ce qui les remplace est assimilé à ce qui en pousse, bien que cela ne contienne rien de leur substance.
- תָּא שְׁמַע: ״שֶׁאֵינִי אוֹכֵל״, וְ״שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ — מוּתָּר בְּחִילּוּפֵיהֶן וּבְגִידּוּלֵיהֶן. הָא הַיּוֹצֵא מֵהֶן — אָסוּר! אַיְּידֵי דְּלָא נָסֵיב בְּרֵישָׁא ״יוֹצֵא מֵהֶן״, לָא נָסֵיב נָמֵי בְּסֵיפָא ״יוֹצֵא מֵהֶן״.Viens et entends une preuve de la suite de cette Michna : Si quelqu'un dit : « que je ne mangerai pas » ou « que je ne goûterai pas », il est permis de ce qui les remplace et de ce qui en pousse. Il s'ensuit que ce qui en sort est interdit ! On répond : Puisque le Tanna n'a pas mentionné dans la première partie « ce qui en sort », il n'a pas non plus mentionné dans la dernière partie « ce qui en sort » : on ne peut donc rien en déduire.
- תָּא שְׁמַע, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה וְאָסַר רַבִּי טַרְפוֹן עָלַי בֵּיצִים שֶׁנִּתְבַּשְּׁלוּ עִמּוֹ. אָמְרוּ לוֹ: אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁאָמַר ״בָּשָׂר זֶה עָלַי״, שֶׁהַנּוֹדֵר מִן הַדָּבָר וְנִתְעָרֵב בְּאַחֵר, וְיֵשׁ בּוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם — הֲרֵי זֶה אָסוּר.Viens et entends une preuve : Rabbi Yehouda a dit : Il y eut un fait : Rabbi Tarfon m'a interdit même des œufs qui avaient cuit avec la viande. Ils lui ont dit : Les Sages : Quand en est-il ainsi ? Lorsqu'il a dit : « Cette viande m'est interdite » ; car celui qui s'interdit par vœu une chose, et elle s'est mêlée à une autre, et celle-ci en contient de quoi donner du goût, elle est interdite. On voit donc que, par le mot « cette », ce qui sort de l'aliment est interdit.
- בְּ״אֵלּוּ״ — לָא קָא מִיבַּעְיָא לַן דְּדַוְקָא הוּא. כִּי מִיבַּעְיָא לַן בְּ״שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ — דַּוְקָא, אוֹ לָאו דַּוְקָא?On répond : Au sujet de « ces », nous n'avons pas de question : c'est une expression précise, qui suffit à interdire ce qui en sort. Notre question porte sur « que je ne goûterai pas » : est-ce une expression précise en ce sens, ou non précise ?
- תָּא שְׁמַע: ״דָּג דָּגִים שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ — אָסוּר בָּהֶן, בֵּין גְּדוֹלִים בֵּין קְטַנִּים, בֵּין חַיִּים בֵּין מְבוּשָּׁלִים, וּמוּתָּר בְּטָרִית טְרוּפָה וּבְצִיר.Viens et entends une preuve de la Michna (plus haut, 51b) : S'il dit : « Poisson, poissons, que je ne goûterai pas », il en est interdit, qu'ils soient grands ou petits, crus ou cuits, et il est permis de tarit teroufa (sardine hachée) et de saumure : ainsi, « que je ne goûterai pas » n'interdit pas la saumure, qui pourtant sort du poisson.
- אָמַר רָבָא: וּכְבָר יָצָא מֵהֶן.Rava a dit : Cela ne prouve rien : il s'agit de saumure qui en était déjà sortie avant le vœu, et qui n'est donc pas incluse dans l'interdit. La question reste donc sans réponse.
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