Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם גִּילַּח עַל אַחַת מִשְּׁלׇשְׁתָּן — יָצָא, לָא לַיעֲבוֹר עֲלֵיהּ בְּ״בַל תְּאַחֵר״, קָא מַשְׁמַע לַן.et que, s'il s'est rasé sur l'un des trois sacrifices que le nazir (celui qui s'interdit par vœu le vin, la coupe des cheveux et l'impureté des morts) apporte à la fin de sa période – ola (holocauste), 'hatat (sacrifice expiatoire) et chelamim (sacrifice de paix) – il est quitte de son rasage, qu'il ne transgresse pas « Tu ne tarderas pas » à l'égard des autres sacrifices : il nous enseigne que cet interdit s'applique.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מַאי חִדּוּשֵׁיהּ — מִשּׁוּם דְּלֹא מַתְפִּיסוֹ בְּנֶדֶר. וְהָא דְּקָא קַשְׁיָא לָךְ חַטַּאת חֵלֶב — חַטַּאת חֵלֶב קָאָתְיָא לְכַפָּרָה. חַטַּאת נָזִיר לְמַאי אָתְיָא?Et si tu veux, dis : Quelle est sa nouveauté ? C'est que l'on ne peut pas s'y engager par un vœu. Et ce qui te faisait difficulté, la 'hatat de la graisse interdite ? La 'hatat de la graisse interdite vient pour l'expiation, et l'on comprend que l'interdit de tarder s'y applique. Mais la 'hatat du nazir, pour quoi vient-elle ? Elle n'expie aucune faute, et l'on aurait pu penser que l'interdit ne s'y applique pas.
- וַהֲרֵי חַטַּאת יוֹלֶדֶת דְּלָא אָתְיָא לְכַפָּרָה, וְעָבַר עֲלַהּ מִשּׁוּם ״בַּל תְּאַחֵר״! הָהִיא — קָא שָׁרְיָא לַהּ לְמֵיכַל בְּקָדָשִׁים.La Guemara demande : Mais voici la 'hatat de l'accouchée, qui ne vient pas pour l'expiation, et l'on transgresse à son égard « Tu ne tarderas pas » ! La Guemara répond : Celle-là lui permet de manger des kodachim (aliments consacrés) ; elle a donc une fonction, à la différence de celle du nazir.
- אָמַר מָר: וּמָה נְדָרִים, הָאָב מֵיפֵר נִדְרֵי בִתּוֹ וּבַעַל מֵיפֵר נִדְרֵי אִשְׁתּוֹ — אַף נְזִירוּת, הָאָב מֵיפֵר נְזִירוּת בִּתּוֹ וּבַעַל מֵיפֵר נְזִירוּת אִשְׁתּוֹ. לְמָה לִי הֶיקֵּשָׁא? תֵּיתֵי בְּ״מָה מָצִינוּ״ מִנְּדָרִים!Le Maître a dit dans la baraïta : De même que, pour les vœux, le père annule les vœux de sa fille et le mari annule les vœux de sa femme, de même, pour la nezirout (état de nazir), le père annule la nezirout de sa fille et le mari annule la nezirout de sa femme. La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin du hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) ? Que cela vienne par « ce que nous avons trouvé » (un raisonnement fondé sur un précédent) à partir des vœux !
- דִּילְמָא גַּבֵּי נְדָרִים הוּא דְּמֵיפַר, מִשּׁוּם דְּלָא אִית לֵיהּ קִיצּוּתָא. אֲבָל גַּבֵּי נְזִירוּת דְּאִית לֵיהּ קִיצּוּתָא, דִּסְתַם נְזִירוּת שְׁלֹשִׁים יוֹם, אֵימָא לָא — קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Peut-être est-ce pour les vœux qu'il annule, parce qu'ils n'ont pas de terme ; mais pour la nezirout, qui a un terme, puisqu'une nezirout non précisée dure trente jours, dis que non : il nous enseigne donc, par le hékech, qu'il peut l'annuler.
- הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ מוּדָּר אֲנִי וְכוּ׳. אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּכוּלָּן עַד שֶׁיֹּאמַר, ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל לָךְ״, ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״.« Celui qui dit à son prochain : Je suis interdit par vœu de toi, etc. » : ainsi enseigne la Michna. Chmouel a dit : Dans tous ces cas, le vœu ne vaut pas à moins qu'il ne dise : « ce que je mange de toi », « ce que je goûte de toi ». Sans cet ajout, sa parole n'est pas même une formule partielle de vœu.
- מֵיתִיבִי: ״מוּדָּר אֲנִי מִמָּךְ״ ״מוּפְרְשַׁנִי מִמָּךְ״ ״מְרוּחָקֵנִי מִמָּךְ״ — הֲרֵי זֶה אָסוּר. ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל לָךְ״ ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״ — הֲרֵי זֶה אָסוּר! הָכִי קָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּאוֹמֵר: ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל לָךְ״ ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״.On objecte à partir d'une baraïta : « Je suis interdit par vœu de toi », « Je suis séparé de toi », « Je suis éloigné de toi » : il a interdiction. « Ce que je mange de toi », « Ce que je goûte de toi » : il a interdiction ! Les premières formules valent donc d'elles-mêmes. La Guemara répond : Voici ce qu'elle enseigne : De quoi ces paroles ont-elles été dites ? De celui qui dit : « ce que je mange de toi », « ce que je goûte de toi ».
- וְהָתַנְיָא אִיפְּכָא: ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל לָךְ״, ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״ — אָסוּר, ״מוּדְּרַנִי מִמָּךְ״ וּ״מוּפְרְשַׁנִי מִמָּךְ״ ״מְרוּחֲקַנִי מִמָּךְ״ — הֲרֵי זֶה אָסוּר! תָּנֵי הָכִי: ״וּכְבָר אָמַר מוּדְּרַנִי״.La Guemara objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta l'inverse : « Ce que je mange de toi », « Ce que je goûte de toi » : il a interdiction. « Je suis interdit par vœu de toi », « Je suis séparé de toi », « Je suis éloigné de toi » : il a interdiction ! Ici, la lecture précédente est impossible. La Guemara répond : Enseigne ainsi : « et il avait déjà dit : Je suis interdit par vœu ».
- אִי הָכִי, הַיְינוּ רֵישָׁא! וְעוֹד: ״אָסוּר״ ״אָסוּר״ לְמָה לֵיהּ לְמִתְנֵי?La Guemara objecte : S'il en est ainsi, c'est la même chose que le début, la première baraïta ! De plus, pourquoi lui faut-il enseigner « il a interdiction » et encore « il a interdiction » ? La répétition indique deux cas distincts.
- אֶלָּא, אָמַר שְׁמוּאֵל: טַעְמָא דְּאָמַר ״שֶׁאֲנִי אוֹכֵל לָךְ״ ״שֶׁאֲנִי טוֹעֵם לָךְ״, הוּא דְּאָסוּר וַחֲבֵירוֹ מוּתָּר.Mais plutôt, Chmouel a dit ceci : La raison en est qu'il a dit : « ce que je mange de toi », « ce que je goûte de toi » : c'est pourquoi lui a interdiction et son prochain est permis de tirer profit de lui, car cette formule ne vise que lui-même.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.