Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹ דִילְמָא מִשּׁוּם דְּחִילּוּפִין כְּגִידּוּלִין דָּמֵי, לָא שְׁנָא הוּא וְלָא שְׁנָא חֲבֵרוֹ.Ou peut-être l'interdit des produits de remplacement dans la Michna tient-il au fait que les remplacements des fruits sont comparables à ce qui en pousse, les deux étant issus de ce qui est interdit ? S'il en est ainsi, il n'y a pas de différence pour lui et pas de différence pour son prochain : ni l'un ni l'autre ne peut profiter des remplacements.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר מִנְיוֹמֵי, תָּא שְׁמַע: הָאוֹמֵר לְאִשְׁתּוֹ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לִיךְ״, לוֹוָה וּבַעְלֵי חוֹבִין בָּאִין וְנִפְרָעִין. מַאי טַעְמָא בַּעְלֵי חוֹבִין נִפְרָעִין — לָאו מִשּׁוּם דְּחִילּוּפִין לָאו כְּגִידּוּלִין דָּמֵי?Rav A'ha bar Minyomi a dit : viens et entends une preuve tirée d'une baraïta : celui qui dit à sa femme : « Konam (formule de vœu d'interdiction) que je te procure un profit », elle emprunte néanmoins de l'argent pour subvenir à ses besoins, et les créanciers viennent et se font rembourser par le mari. Quelle est la raison pour laquelle les créanciers se font rembourser ? N'est-ce pas parce que les remplacements, c'est-à-dire ici l'argent des créanciers, ne sont pas comparables à ce qui pousse de l'objet initial ?
- אָמַר רָבָא: דִּילְמָא לְכַתְּחִילָּה הוּא דְּלָא, וְאִי עֲבַד — עֲבַד.Rava a dit : ce n'est pas une preuve : peut-être est-ce a priori qu'on ne doit pas profiter des remplacements, mais si on l'a fait, c'est fait. Comme la femme n'a pas d'autre moyen de subsister, elle est considérée comme étant dans le cas de l'après-coup.
- אֶלָּא, תָּא שְׁמַע: הַמְקַדֵּשׁ בְּעׇרְלָה — אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. מְכָרָן וְקִידֵּשׁ בִּדְמֵיהֶן — הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת. הָכָא נָמֵי: לְכַתְּחִילָּה הוּא דְּלָא, וְאִי עֲבַד — עֲבַד.Mais alors, viens et entends une preuve tirée d'une autre Michna (Kiddouchin 56b) : celui qui consacre une femme en mariage avec des fruits d'orla (fruits des trois premières années d'un arbre, dont il est interdit de tirer profit), elle n'est pas consacrée, car ces fruits n'ont pas de valeur. S'il les a vendus et l'a consacrée avec leur prix, elle est consacrée. On voit donc que les remplacements d'une chose interdite sont permis. La Guemara répond : ici aussi, c'est a priori qu'on ne doit pas le faire, mais si on l'a fait, c'est fait.
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵינִי עָלֶיךָ חֵרֶם״ — הַמּוּדָּר אָסוּר. ״הֲרֵי אַתְּ עָלַי חֵרֶם״ — הַנּוֹדֵר אָסוּר. ״הֲרֵינִי עָלֶיךָ וְאַתְּ עָלַי״ — שְׁנֵיהֶם אֲסוּרִין, וּשְׁנֵיהֶם מוּתָּרִין בְּדָבָר שֶׁל עוֹלֵי בָּבֶל,Michna : S'il dit à son prochain : « Me voici pour toi 'hérem » (chose vouée au Temple), celui qui est visé par le vœu est interdit de profiter des biens de celui qui a fait le vœu. S'il dit : « Te voici pour moi 'hérem », celui qui a fait le vœu est interdit de profiter des biens de l'autre. S'il dit : « Me voici pour toi et te voici pour moi » comme 'hérem, tous deux sont interdits de profiter des biens l'un de l'autre, mais tous deux sont permis pour une chose appartenant à ceux qui sont montés de Babylone, c'est-à-dire un bien commun à toute la nation, qui n'est la propriété de personne en particulier,
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