Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲסוּרִים בְּדָבָר שֶׁל אוֹתָהּ הָעִיר. וְאֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁל עוֹלֵי בָּבֶל — כְּגוֹן הַר הַבַּיִת, וְהָעֲזָרוֹת, וְהַבּוֹר שֶׁבְּאֶמְצַע הַדֶּרֶךְ. וְאֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁל אוֹתָהּ הָעִיר — כְּגוֹן הָרְחָבָה, וְהַמֶּרְחָץ, וּבֵית הַכְּנֶסֶת, וְהַתֵּיבָה, וְהַסְּפָרִים. וְהַכּוֹתֵב חֶלְקוֹ לַנָּשִׂיא.mais ils sont interdits pour une chose de cette ville, que tous ses habitants possèdent en commun. Et qu'est-ce qu'une chose de ceux qui sont montés de Babylone ? Par exemple le mont du Temple, les parvis et le puits qui est au milieu de la route. Et qu'est-ce qu'une chose de cette ville ? Par exemple la place publique, les bains, la synagogue, l'arche où reposent les rouleaux de la Torah et les livres. Et celui qui inscrit sa part de ces biens communs au Nassi (le prince, chef du peuple).
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד כּוֹתֵב לַנָּשִׂיא, וְאֶחָד כּוֹתֵב לַהֶדְיוֹט. מָה בֵּין כּוֹתֵב לַנָּשִׂיא לַכּוֹתֵב לַהֶדְיוֹט? שֶׁהַכּוֹתֵב לַנָּשִׂיא אֵין צָרִיךְ לְזַכּוֹת, לַהֶדְיוֹט צָרִיךְ לְזַכּוֹת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה צְרִיכִין לְזַכּוֹת, לֹא דִּבְּרוּ בְּנָשִׂיא אֶלָּא בַּהֹוֶה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין אַנְשֵׁי גָלִיל צְרִיכִין לִכְתּוֹב, שֶׁכְּבָר כָּתְבוּ אֲבוֹתֵיהֶן עַל יְדֵיהֶן.Rabbi Yehouda dit : c'est la même règle, que l'on inscrive sa part au Nassi ou que l'on inscrive à un simple particulier. Quelle différence y a-t-il entre celui qui inscrit au Nassi et celui qui inscrit à un simple particulier ? Celui qui inscrit au Nassi n'a pas besoin de conférer la possession par un acte formel, alors qu'à un simple particulier, il doit conférer la possession. Et les Sages disent : l'un comme l'autre doivent conférer la possession ; ils n'ont parlé du Nassi que pour évoquer le cas courant. Rabbi Yehouda dit : les gens de Galilée n'ont pas besoin d'inscrire leur part au Nassi, car leurs pères ont déjà inscrit pour eux.
- גְּמָ׳ אַמַּאי מִיתְּסַר? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, הָכִי קָתָנֵי: וּמָה תַּקָּנָתָן — יִכְתְּבוּ חֶלְקָן לַנָּשִׂיא.Guemara : La Michna semble dire qu'un homme interdit par un vœu ne peut pas profiter de ce qui a été inscrit au Nassi. Pourquoi est-ce interdit ? Rav Chéchèt a dit : voici ce qu'elle enseigne : et quel est leur remède pour que ceux qui sont visés par le vœu puissent profiter des biens communs ? Qu'ils inscrivent leur part au Nassi, renonçant ainsi à leur part des biens communs.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד כּוֹתֵב לַנָּשִׂיא וְאֶחָד כּוֹתֵב לַהֶדְיוֹט, וּמָה בֵּין כּוֹתֵב לַנָּשִׂיא לְכוֹתֵב לַהֶדְיוֹט? הַכּוֹתֵב לַנָּשִׂיא אֵין צָרִיךְ לְזַכּוֹת, וְהַכּוֹתֵב לַהֶדְיוֹט צָרִיךְ לְזַכּוֹת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה — צְרִיכִים לְזַכּוֹת, לֹא דִּבְּרוּ בְּנָשִׂיא אֶלָּא בַּהֹוֶה.La Guemara poursuit la citation de la Michna : Rabbi Yehouda dit : c'est la même règle, que l'on inscrive au Nassi ou que l'on inscrive à un simple particulier. Et quelle différence y a-t-il entre celui qui inscrit au Nassi et celui qui inscrit à un simple particulier ? Celui qui inscrit au Nassi n'a pas besoin de conférer la possession, et celui qui inscrit à un simple particulier doit conférer la possession. Et les Sages disent : l'un comme l'autre doivent conférer la possession ; ils n'ont parlé du Nassi que pour évoquer le cas courant.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין אַנְשֵׁי גָלִיל צְרִיכִין לְזַכּוֹת, שֶׁכְּבָר כָּתְבוּ אֲבוֹתֵיהֶן עַל יְדֵיהֶן. תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַנְשֵׁי גָלִיל קַנְטְרָנִין הָיוּ, וְהָיוּ נוֹדְרִין הֲנָאָה זֶה מִזֶּה, עָמְדוּ אֲבוֹתֵיהֶם וְכָתְבוּ חֶלְקֵיהֶן לַנָּשִׂיא.Rabbi Yehouda dit : les gens de Galilée n'ont pas besoin de conférer la possession de leur part au Nassi, car leurs pères ont déjà inscrit pour eux. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : les gens de Galilée étaient querelleurs et se frappaient de vœux, s'interdisant de profiter l'un de l'autre. Leurs pères se sont levés et ont inscrit leurs parts au Nassi, afin qu'ils puissent user des biens communs.
- מַתְנִי׳ הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ וְאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — נוֹתְנוֹ לְאַחֵר לְשׁוּם מַתָּנָה, וְהַלָּה מוּתָּר בָּהּ. מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד בְּבֵית חוֹרוֹן שֶׁהָיָה אָבִיו נוֹדֵר הֵימֶנּוּ הֲנָאָה, וְהָיָה מַשִּׂיא אֶת בְּנוֹ. וְאָמַר לַחֲבֵרוֹ: חָצֵר וּסְעוּדָה נְתוּנִים הִינָּן לְפָנֶיךָ, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיָּבֹא אַבָּא וְיֹאכַל עִמָּנוּ בִּסְעוּדָה.Michna : Celui à qui un vœu interdit de profiter de son prochain et qui n'a pas de quoi manger, son prochain le donne (la nourriture) à un autre à titre de cadeau, et ce dernier a le droit d'en user. Il est arrivé à un homme de Beit 'Horon, dont le père s'était interdit par un vœu de profiter de lui, et qui mariait son fils, qu'il dise à son prochain : « La cour et le repas te sont donnés, mais seulement afin que mon père vienne et mange avec nous au repas. »
- אָמַר: אִם שֶׁלִּי הֵם — הֲרֵי הֵם מוּקְדָּשִׁין לַשָּׁמַיִם. אָמַר לוֹ: נָתַתִּי לְךָ אֶת שֶׁלִּי שֶׁתַּקְדִּישֵׁם לַשָּׁמַיִם?! אָמַר לוֹ: נָתַתָּ לִי אֶת שֶׁלְּךָ אֶלָּא שֶׁתְּהֵא אַתָּה וְאָבִיךְ אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין וּמִתְרַצִּין זֶה לָזֶה, וִיהֵא עָוֹן תָּלוּי בְּרֹאשׁוֹ. אָמְרוּ חֲכָמִים: כׇּל מַתָּנָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁאִם הִקְדִּישָׁהּ תְּהֵא מְקוּדֶּשֶׁת — אֵינָהּ מַתָּנָה.L'autre dit : « S'ils sont à moi, ils sont consacrés au Ciel. » Le fils lui dit : « T'ai-je donné ce qui est à moi pour que tu le consacres au Ciel ? » L'autre lui dit : « Tu ne m'as donné ce qui est à toi que pour que toi et ton père, vous mangiez, buviez et vous réconciliiez l'un avec l'autre, et que la faute soit suspendue à sa tête », c'est-à-dire à la mienne, puisque j'aurais rendu possible la transgression du vœu. Les Sages ont dit : tout don qui n'est pas tel que, si le bénéficiaire le consacrait, il serait consacré, n'est pas un don.
- גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר! חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: וְאִם הוֹכִיחַ סוֹפוֹ עַל תְּחִילָּתוֹ — אָסוּר. וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּבֵית חוֹרוֹן בְּאֶחָד, דַּהֲוָה סוֹפוֹ מוֹכִיחַ עַל תְּחִילָּתוֹ.Guemara : Un fait rapporté pour contredire ce qui précède ? La Michna vient de dire qu'on peut donner en cadeau à un tiers ! Il manque quelque chose, et voici ce qu'elle enseigne : et si la fin de ses paroles prouve ce qu'il en était de son début, c'est interdit. Et il est aussi arrivé un fait à un homme de Beit 'Horon, dont la fin prouvait ce qu'il en était de son début.
- אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר לֵיהּ ״וְהִינָּן לְפָנֶיךָ אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיָּבֹא אַבָּא״. אֲבָל אָמַר לֵיהּ: ״שֶׁיְּהוּ לְפָנֶיךָ, שֶׁיָּבֹא אַבָּא״ — ״מִדַּעְתְּךָ״ הוּא דְּאָמַר לֵיהּ.Rava a dit : on n'a enseigné cela que s'il lui a dit : « Et ils sont devant toi, mais seulement afin que mon père vienne. » Mais s'il lui a dit : « Qu'ils soient devant toi, que mon père vienne », il n'y a pas d'interdit, car c'est « selon ta décision » qu'il lui a dit : à toi de voir si tu veux l'inviter.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: אָמְרִין לַהּ, אָמַר רָבָא: לָא תֵּימָא טַעְמָא דְּאָמַר לֵיהּ ״וְהִינָּן לְפָנֶיךָ״ הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל אֲמַר לֵיהּ ״הֵן לְפָנֶיךָ שֶׁיָּבֹא אַבָּא וְיֹאכַל״ — מוּתָּר. אֶלָּא אֲפִילּוּ אָמַר לֵיהּ ״הֵן לְפָנֶיךָ יָבֹא אַבָּא וְיֹאכַל״ — אָסוּר. מַאי טַעְמָא — סְעוּדָתוֹ מוֹכַחַת עָלָיו.Une autre version : certains disent que Rava a dit : ne dis pas que la raison de l'interdit est qu'il lui a dit : « Et ils sont devant toi » (seulement afin que mon père vienne), et que c'est pour cela que c'est interdit, mais que s'il lui a dit : « Ils sont devant toi, pour que mon père vienne et mange », c'est permis. Au contraire, même s'il lui a dit : « Ils sont devant toi, que mon père vienne et mange », c'est interdit. Quelle en est la raison ? Son repas prouve ce qu'il en est de lui : il n'avait d'autre intention que de contourner le vœu.
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