Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְדִלְמָא אָתֵי לְעַשּׂוֹרֵי מִן הַחִיּוּב עַל הַפְּטוּר וּמִן הַפְּטוּר עַל הַחִיּוּב.Et cette institution poserait problème : peut-être en viendra-t-il à prélever la dîme (maasser) de produits soumis à la dîme de par la Torah sur des produits qui en sont exempts, et de produits exempts sur des produits soumis ! De par la Torah, ces produits ne sont pas abandonnés (hefker : sans propriétaire) et restent soumis à la dîme, mais les gens pourraient les traiter comme hefker, ou croire que leur obligation n'est que rabbinique, et les prélèvements seraient alors invalides.
- דְּאָמְרִינַן לֵיהּ: כִּי מְעַשְּׂרַתְּ — עַשַּׂר מִינֵּיהּ וּבֵיהּ.La Guemara répond : ce problème ne se posera pas, car nous lui disons : « Quand tu prélèveras la dîme, prélève-la de ce produit lui-même. »
- מֵיתִיבִי: הַמַּפְקִיר אֶת כַּרְמוֹ, וְלַשַּׁחַר עָמַד וּבְצָרוֹ — חַיָּיב בְּפֶרֶט וּבְעוֹלֵלוֹת וּבְשִׁכְחָה וּבְפֵיאָה. וּפָטוּר מִן הַמַּעֲשֵׂר.On a objecté d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui déclare sa vigne abandonnée et qui, à l'aube, s'est levé et l'a vendangée, est soumis aux dons dus aux pauvres : au pérèt (grains tombés), aux olélot (grappillons incomplets), à la chikh'ha (gerbes oubliées) et à la péa (coin du champ laissé aux pauvres), car ces obligations incombent à celui qui moissonne, mais il est exempt de la dîme, car la vigne est hefker.
- בִּשְׁלָמָא לְעוּלָּא, דְּרַבָּנַן קָתָנֵי לַהּ וּדְאוֹרָיְיתָא קָתָנֵי לַהּ. אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ, אַמַּאי פָּטוּר מִן הַמַּעֲשֵׂר?La Guemara demande : cela se comprend selon Oula, qui a expliqué que la baraïta précédente enseigne la règle des Rabbanan d'ordre rabbinique, et que celle-ci enseigne la loi de la Torah : voilà pourquoi il est exempt. Mais selon Rech Lakich, pourquoi est-il exempt de la dîme ? Avant trois jours, le hefker n'a d'effet ni de par la Torah ni d'ordre rabbinique !
- אָמַר לְךָ: כִּי אֲמַרִי אֲנָא — לְרַבִּי יוֹסֵי, הָא — רַבָּנַן הִיא.La Guemara répond : Rech Lakich pourrait te dire : quand moi je parle, j'explique selon Rabbi Yossé ; celle-ci est selon les Rabbanan, pour qui le bien quitte la possession du propriétaire dès la déclaration d'abandon.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.