Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּחִיזְרָא לְדִיקְלֵי, חַד לִתְלָתִין יוֹמִין, וְכִי תִּירְיָיקִי לְגוּפָא. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: לָא הִיא וְלָא תִּירְיָיקָה.comme les épines pour les palmiers : de même que les épines protègent les dattes de ceux qui voudraient y toucher, cette fièvre protège le corps, à condition de survenir une fois en trente jours ; et elle est comme un antidote (tiryaka) pour le corps. Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : mieux vaut n'avoir ni elle, ni son antidote.
- אָמַר רַבָּה בַּר יוֹנָתָן אָמַר רַב יְחִיאֵל: עַרְסָן יָפֶה לַחוֹלֶה לִרְפוּאָתוֹ. מַאי עַרְסָן? אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: חוּשְׁלָא דִּשְׂעָרֵי עַתִּיקָתָא דְּרֵישׁ נָפְיָא, אָמַר אַבָּיֵי: בָּעֲיָין בִּישּׁוּלָא כְּעֵין בִּישְׂרָא דְתוֹרָא. רַב יוֹסֵף אָמַר: סְמִידֵי דִּשְׂעָרֵי עַתִּיקָתָא דְּרֵישׁ נָפְיָא, אָמַר אַבָּיֵי: בָּעֲיָין בִּישּׁוּלָא כְּבִשְׂרָא דְתוֹרָא.Rabba bar Yonatan a dit au nom de Rav Ye'hiel : l'arsan (une bouillie d'orge) est bon pour le malade, pour sa guérison. La Guemara (discussion des Amoraïm, les Sages de l'époque de la Guemara) demande : Qu'est-ce que l'arsan ? Rabbi Yonatan a dit : c'est de l'orge décortiquée, vieille, du début du tamisage. Abayé a dit : elle demande une cuisson comparable à celle de la viande de bœuf, c'est-à-dire longue. Rav Yossef a dit : c'est de la fine farine d'orge vieille, du début du tamisage. Abayé a dit : elle demande une cuisson comme la viande de bœuf.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בּוֹרְדָם, אֵין מְבַקְּרִים וְאֵין מַזְכִּירִין שְׁמוֹ. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמַעְיָין הַנּוֹבֵעַ. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ ״בּוֹרְדָם״ — שֶׁהוּא כְּמַעְיָין הַנּוֹבֵעַ.Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui souffre du bordam (une maladie intestinale), on ne lui rend pas visite et on ne mentionne pas son nom, celui de la maladie, car cela lui ferait honte. Quelle en est la raison ? Rabbi Elazar a dit : parce qu'il est comme une source qui jaillit, tant ses évacuations sont abondantes. Et Rabbi Elazar a dit : Pourquoi son nom est-il appelé bordam ? Parce qu'il est comme une source qui jaillit, un « puits » (bor) de « sang » (dam).
- וּמְרַפְּאֵהוּ רְפוּאַת הַנֶּפֶשׁ כּוּ׳. הֵיכִי קָתָנֵי? אִילֵּימָא דִּרְפוּאַת נֶפֶשׁ בְּחִנָּם, רְפוּאַת מָמוֹן בְּשָׂכָר, לִיתְנֵי הָכִי: מְרַפְּאֵהוּ בְּחִנָּם, אֲבָל לֹא בְּשָׂכָר! אֶלָּא: רְפוּאַת נֶפֶשׁ — גּוּפוֹ, רְפוּאַת מָמוֹן — בְּהֶמְתּוֹ. אָמַר רַבִּי זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: אֲבָל אוֹמֵר לוֹ ״סַם פְּלוֹנִי יָפֶה לָהּ, סַם פְּלוֹנִי רַע לָהּ״.Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Et il le soigne d'une guérison de la personne (néfech), etc., mais non d'une guérison des biens (mamon). Comment enseigne-t-on cela ? Si tu dis que la guérison de la personne signifie gratuitement et la guérison des biens signifie contre salaire, qu'on enseigne ainsi : il le soigne gratuitement, mais non contre salaire ! Mais plutôt : la guérison de la personne désigne son corps, et la guérison des biens désigne sa bête. Rabbi Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : il est interdit de soigner la bête, mais il peut lui dire : « Tel remède est bon pour elle, tel remède est mauvais pour elle », car un simple conseil n'est pas considéré comme un profit.
- מַתְנִי׳ וְרוֹחֵץ עִמּוֹ בְּאַמְבָּטִי גְּדוֹלָה, אֲבָל לֹא בִּקְטַנָּה. וְיָשֵׁן עִמּוֹ בַּמִּטָּה.MICHNA : Et il se baigne avec lui, avec celui à qui il est interdit de profiter de lui, dans un grand bain, où sa présence n'apporte rien à l'autre, mais non dans un petit, où sa présence modifie l'eau au profit de l'autre. Et il dort avec lui dans le même lit.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בִּימוֹת הַחַמָּה, אֲבָל לֹא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַהֲנֵהוּ. וּמֵיסֵב עִמּוֹ עַל הַמִּטָּה. וְאוֹכֵל עִמּוֹ עַל הַשּׁוּלְחָן, אֲבָל לֹא מִן הַתַּמְחוּי. אֲבָל אוֹכֵל הוּא עִמּוֹ מִן הַתַּמְחוּי הַחוֹזֵר.Rabbi Yehouda dit : c'est permis pendant les jours de chaleur, mais non pendant les jours de pluie, parce qu'il lui procure un profit en réchauffant le lit. Et il s'accoude avec lui sur le divan, et il mange avec lui à la même table, mais non dans le plat commun. Mais il mange avec lui du plat qui retourne au maître de maison.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: לֹא יִרְחַץ עִמּוֹ בְּאַמְבָּטִי, וְלֹא יִשַׁן עִמּוֹ בַּמִּטָּה, בֵּין גְּדוֹלָה בֵּין קְטַנָּה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: גְּדוֹלָה בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, וּקְטַנָּה בִּימוֹת הַחַמָּה — מוּתָּר. רוֹחֵץ עִמּוֹ בְּאַמְבָּטִי גְּדוֹלָה, וּמַזִּיעַ עִמּוֹ בִּקְטַנָּה. אֲבָל מֵיסֵב עִמּוֹ עַל הַמִּטָּה וְאוֹכֵל עִמּוֹ עַל הַשּׁוּלְחָן, אֲבָל לֹא מִן הַתַּמְחוּי. אֲבָל אוֹכֵל הוּא מִן הַתַּמְחוּי הַחוֹזֵר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: מִן הַתַּמְחוּי הַחוֹזֵר לְבַעַל הַבַּיִת.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il ne se baignera pas avec lui dans un bain et ne dormira pas avec lui dans un lit, qu'il soit grand ou petit, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : un grand lit pendant les jours de pluie et un petit pendant les jours de chaleur : c'est permis, car il n'y a là aucun profit. Il se baigne avec lui dans un grand bain et transpire avec lui dans un petit. Mais il s'accoude avec lui sur le divan et mange avec lui à la table, mais non dans le plat commun. Mais il mange du plat qui retourne. Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : c'est du plat qui retourne au maître de maison.
- מַתְנִי׳ לֹא יֹאכַל עִמּוֹ מִן הָאֵבוּס שֶׁלִּפְנֵי הַפּוֹעֲלִים, וְלֹא יַעֲשֶׂה עִמּוֹ בָּאוּמָן, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עוֹשֶׂה וְהוּא בָּרָחוֹק מִמֶּנּוּ.MICHNA : Il ne mangera pas avec lui dans la grande auge de nourriture posée devant les ouvriers, et il ne travaillera pas avec lui dans la même rangée de la vigne, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Il travaille dans cette rangée, pourvu qu'il soit loin de lui.
- גְּמָ׳ בְּקָרוֹב לָא פְּלִיגִי דַּאֲסִיר. כִּי פְּלִיגִי בְּרִחוּק, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: גָּזְרִינַן רָחוֹק מִשּׁוּם קָרוֹב, דְּקָא מְרַפֵּי לֵהּ לְאַרְעָא קַמֵּיהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא גָּזְרִינַן.GUEMARA : Lorsqu'ils sont proches l'un de l'autre, ils ne divergent pas : c'est interdit. Ils ne divergent que lorsqu'ils sont éloignés. Rabbi Méïr pense : nous décrétons l'interdit pour celui qui est éloigné à cause de celui qui est proche, car il lui ameublit la terre devant lui. Et les Sages pensent : nous ne décrétons pas.
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