Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיתִיבֵיהּ, אָמַר לוֹ: ״הַשְׁאִילֵנִי פָּרָתְךָ״, אָמַר לוֹ: ״קֻוֽנָּם פָּרָה שֶׁאֲנִי קָנוּי לָךְ״, ״נְכָסַי עָלֶיךָ אִם יֵשׁ לִי פָּרָה אֶלָּא זוֹ״. ״הַשְׁאִילֵנִי קַרְדּוּמְּךָ״, אָמַר לוֹ: ״קֻוֽנָּם קַרְדּוֹם שֶׁיֵּשׁ לִי שֶׁאֲנִי קָנוּי״, ״נְכָסַי עָלַי אִם יֵשׁ לִי קַרְדּוֹם אֶלָּא זֶה״, וְנִמְצָא שֶׁיֵּשׁ לוֹ — בְּחַיָּיו אָסוּר, מֵת אוֹ שֶׁנִּתְּנָה לוֹ בְּמַתָּנָה — הֲרֵי זֶה מוּתָּר.La Guemara a objecté à Rava : Si quelqu'un lui a dit : « Prête-moi ta vache », et qu'il lui a dit : « Konam (interdit par vœu comme une offrande) toute vache que j'ai acquise, à part celle-ci dont j'ai besoin, pour toi », « Mes biens sont interdits pour toi si j'ai une vache autre que celle-ci » ; « Prête-moi ta hache », et qu'il lui a dit : « Konam toute hache que j'ai que j'ai acquise », « Mes biens sont interdits pour moi si j'ai une hache autre que celle-ci », et il se trouve qu'il en a une autre : de son vivant, de celui qui a fait le vœu, c'est interdit ; s'il est mort, ou si elle lui a été donnée en cadeau, c'est permis. Il apparaît donc que le konam ne vaut que tant que le bien est en sa possession.
- אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: שֶׁנִּיתְּנָה לוֹ עַל יְדֵי אַחֵר.Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : il s'agit du cas où elle lui a été donnée par un autre : celui qui a fait le vœu l'a d'abord transférée à un tiers, qui l'a ensuite donnée à celui à qui elle était interdite.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי ״שֶׁנִּיתְּנָה לוֹ״, וְלָא קָתָנֵי ״שֶׁנְּתָנָהּ לוֹ״.Rav Achi a dit : la formulation est elle aussi précise, car il est enseigné : « qui lui a été donnée », et il n'est pas enseigné : « qu'il lui a donnée ».
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: יֵשׁ מְעִילָה בְּקוּנָּמוֹת, אוֹ לָא?Rava a interrogé Rav Na'hman : Y a-t-il me'ila (profanation d'un bien consacré) pour les konamot (biens interdits par vœu), ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: מְקוֹם שֶׁנּוֹטְלִין עָלֶיהָ שָׂכָר — תִּיפּוֹל הֲנָאָה לַהֶקְדֵּשׁ. לְמֵימְרָא כִּי הֶקְדֵּשׁ, מָה הֶקְדֵּשׁ יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה — אַף קוּנָּמוֹת יֵשׁ בָּהֶן מְעִילָה.Rav Na'hman lui a dit : vous l'avez appris dans une Michna : Là où l'on reçoit un salaire pour la restitution d'un objet perdu, que le profit tombe au hékdèch (bien consacré au Temple). C'est-à-dire que le konam est comme le hékdèch : de même que pour le hékdèch il y a me'ila, de même pour les konamot il y a me'ila.
- כְּתַנָּאֵי: ״קֻוֽנָּם כִּכָּר זוֹ הֶקְדֵּשׁ״ וַאֲכָלָהּ, בֵּין הוּא וּבֵין חֲבֵירוֹ — מָעַל, לְפִיכָךְ יֵשׁ לָהּ פִּדְיוֹן. ״כִּכָּר זוֹ עָלַי לְהֶקְדֵּשׁ״ וַאֲכָלָהּ, הוּא — מָעַל, חֲבֵירוֹ — לֹא מָעַל. לְפִיכָךְ אֵין לָהּ פִּדְיוֹן. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.La question se rattache à une divergence comme entre Tannaïm : Si l'on a dit : « Konam, ce pain est hékdèch », et qu'il l'a mangé, que ce soit lui ou que ce soit son prochain, il a commis une me'ila ; c'est pourquoi il peut être racheté. « Ce pain est pour moi hékdèch », et qu'il l'a mangé : lui a commis une me'ila, son prochain n'a pas commis de me'ila ; c'est pourquoi il ne peut pas être racheté. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא מָעַל, לְפִי שֶׁאֵין מְעִילָה בְּקוּנָּמוֹת.Et les Sages disent : dans un cas comme dans l'autre, il n'a pas commis de me'ila, car il n'y a pas de me'ila pour les konamot.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: ״כִּכָּרִי עָלֶיךָ״ וּנְתָנָהּ לוֹ בְּמַתָּנָה, מִי מָעַל? לִמְעוֹל נוֹתֵן — הָא לָא אֲסִירָא עֲלֵיהּ! לִמְעוֹל מְקַבֵּל — יָכוֹל דְּאָמַר: הֶיתֵּירָא בְּעֵיתִי, אִיסּוּרָא לָא בְּעֵיתִי. אֲמַר לֵיהּ: מְקַבֵּל מָעַל לִכְשֶׁיּוֹצִיא, שֶׁכׇּל הַמּוֹצִיא מְעוֹת הֶקְדֵּשׁ לְחוּלִּין, כְּסָבוּר שֶׁל חוּלִּין הוּא — מוֹעֵל. אַף זֶה — מוֹעֵל.Rav A'ha, fils de Rav Avya, a dit à Rav Achi : Si l'on a dit : « Mon pain est konam pour toi », et qu'il le lui a donné en cadeau, lequel a commis une me'ila ? Que celui qui donne commette une me'ila ? Mais il ne lui est pas interdit ! Que celui qui reçoit commette une me'ila ? Il peut dire : c'est quelque chose de permis que je voulais, je n'ai pas voulu quelque chose d'interdit ! Rav Achi lui a dit : celui qui reçoit commet une me'ila lorsqu'il en dispose, car quiconque fait passer de l'argent du hékdèch au profane en pensant qu'il est profane commet une me'ila ; de même celui-ci commet une me'ila.
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