Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רָבָא: הָיְתָה לְפָנָיו כִּכָּר שֶׁל הֶפְקֵר, וְאָמַר: ״כִּכָּר זוֹ הֶקְדֵּשׁ״, נְטָלָהּ לְאוֹכְלָהּ — מָעַל לְפִי כּוּלָּהּ. לְהוֹרִישָׁה לְבָנָיו — מָעַל לְפִי טוֹבַת הֲנָאָה שֶׁבָּהּ.Rava a dit : S'il y avait devant lui un pain sans propriétaire, et qu'il a dit : « Ce pain est hékdèch » (consacré au Temple), s'il l'a pris pour le manger, il a commis une me'ila (profanation d'un bien consacré) et doit rembourser selon la valeur de tout le pain. S'il l'a pris pour le léguer à ses fils, il a commis une me'ila selon le bénéfice de faveur qu'il contient : il ne rembourse que la valeur de la reconnaissance que ses enfants lui doivent pour ce legs.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב חִיָּיא בַּר אָבִין מֵרָבָא: ״כִּכָּרִי עָלֶיךָ״ וּנְתָנָהּ לוֹ בְּמַתָּנָה, מַהוּ? ״כִּכָּרִי״ אָמַר לוֹ, כִּי אִיתֵיהּ בִּרְשׁוּתֵיהּ הוּא דְּאָסוּר. אוֹ דִּלְמָא ״עָלֶיךָ״ אֲמַר לֵיהּ, עִילָּוֵיהּ שַׁוִּיתֵיהּ הֶקְדֵּשׁ?Rav 'Hiya bar Avin a interrogé Rava : Si l'on a dit à son prochain : « Mon pain est konam (interdit par vœu comme une offrande) pour toi », et qu'il le lui a donné en cadeau, qu'en est-il ? Faut-il dire : il lui a dit « mon pain » : c'est lorsqu'il est en sa possession qu'il est interdit, mais une fois donné, il ne l'est plus ? Ou peut-être il lui a dit « pour toi » : il l'a rendu pour lui comme du hékdèch, interdit même lorsque le pain n'est plus en sa possession ?
- אֲמַר לֵיהּ: פְּשִׁיטָא דְּאַף עַל גַּב דְּיַהֲבַהּ לֵיהּ בְּמַתָּנָה — אָסוּר. אֶלָּא ״כִּכָּרִי עָלֶיךָ״ לְאַפּוֹקֵי מַאי? לָאו לְאַפּוֹקֵי דְּאִי גַּנְבַהּ מִינֵּיהּ מִיגְנָב? אֲמַר לֵיהּ: לָא, לְאַפּוֹקֵי דְּאִי אַזְמְנֵיהּ עֲלַהּ.Rava lui a dit : il est évident que, même s'il le lui a donné en cadeau, c'est interdit. Rav 'Hiya bar Avin demande : mais alors, « mon pain pour toi », qu'est-ce que cela vient exclure ? Cela ne vient-il pas exclure le cas où il le lui aurait volé, où ce serait permis ? Il en irait de même pour le cadeau. Rava lui a dit : non, cela vient exclure le cas où il l'a invité à manger de ce pain avant de prononcer le vœu : la part à laquelle il l'a invité lui appartient et ne peut lui être interdite.
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