Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַנּוֹדֵר מִשּׁוֹבְתֵי שַׁבָּת — אָסוּר בְּיִשְׂרָאֵל וְאָסוּר בַּכּוּתִים. מֵאוֹכְלֵי שׁוּם — אָסוּר בְּיִשְׂרָאֵל וְאָסוּר בַּכּוּתִים. מֵעוֹלֵי יְרוּשָׁלַיִם — אָסוּר בְּיִשְׂרָאֵל וּמוּתָּר בַּכּוּתִים.Michna : Celui qui fait vœu de ne pas profiter de ceux qui chôment le Chabbat se voit interdire Israël et se voit interdire les Koutim (Samaritains), qui eux aussi observent le Chabbat. S'il fait vœu de ne pas profiter de ceux qui mangent de l'ail la veille du Chabbat, il se voit interdire Israël et se voit interdire les Koutim. S'il fait vœu de ne pas profiter de ceux qui montent à Jérusalem, il se voit interdire Israël, mais les Koutim lui sont permis, car ils ne montent pas à Jérusalem mais au mont Guerizim.
- גְּמָ׳ מַאי ״שׁוֹבְתֵי שַׁבָּת״? אִילֵּימָא מִמְּקַיְּימֵי שַׁבָּת, מַאי אִירְיָא בַּכּוּתִים? אֲפִילּוּ גּוֹיִם נָמֵי! אֶלָּא מִמְּצֻוִּוים עַל הַשַּׁבָּת.Guemara : Que signifie « ceux qui chôment le Chabbat » ? Si l'on dit : de ceux qui observent le Chabbat effectivement, pourquoi préciser les Koutim ? Même les non-Juifs aussi, s'ils l'observent, devraient être interdits ! C'est donc : de ceux qui sont commandés sur le Chabbat, et ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) tient que les Koutim sont de vrais convertis, commandés sur le Chabbat.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: ״מֵעוֹלֵי יְרוּשָׁלַיִם״ — אָסוּר בְּיִשְׂרָאֵל וּמוּתָּר בַּכּוּתִים, אַמַּאי? וְהָא מְצֻוִּוים נִינְהוּ!S'il en est ainsi, cite la fin : « De ceux qui montent à Jérusalem, il se voit interdire Israël, mais les Koutim lui sont permis. » Pourquoi ? Ne sont-ils pas commandés de monter eux aussi ?
- אָמַר אַבָּיֵי: מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה קָתָנֵי. בְּתַרְתֵּי בָּבֵי קַמָּיָיתָא: יִשְׂרָאֵל וְכוּתִים — מְצֻוִּוין וְעוֹשִׂין, גּוֹיִם הָהוּא דְּעָבְדִי — עוֹשִׂין וְאֵינָם מְצֻוִּוין. בְּעוֹלֵי יְרוּשָׁלַיִם: יִשְׂרָאֵל — מְצֻוִּוין וְעוֹשִׂין, כּוּתִים — מְצֻוִּוין וְאֵינָם עוֹשִׂין.Abayé a dit : Elle enseigne à propos de celui qui est commandé et qui accomplit. Dans les deux premières clauses, Israël et les Koutim sont commandés et accomplissent ; les non-Juifs, ceux qui le font, accomplissent sans être commandés, et il est donc permis d'en profiter. Pour ceux qui montent à Jérusalem, Israël est commandé et accomplit ; les Koutim sont commandés mais n'accomplissent pas, et il est donc permis d'en profiter.
- מַתְנִי׳ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לִבְנֵי נֹחַ״ — מוּתָּר בְּיִשְׂרָאֵל וְאָסוּר בְּאוּמּוֹת הָעוֹלָם.Michna : « Konam (formule de vœu rendant une chose interdite comme une offrande) : que je ne profite pas des fils de Noa'h » : il lui est permis de profiter d'Israël et il lui est interdit de profiter des nations du monde.
- גְּמָ׳ וְיִשְׂרָאֵל מִי נָפֵיק מִכְּלָל בְּנֵי נֹחַ? כֵּיוָן דְּאִיקַּדַּשׁ אַבְרָהָם, אִיתְקְרוֹ עַל שְׁמֵיהּ.Guemara : Mais Israël est-il sorti de la catégorie des fils de Noa'h ? Eux aussi en descendent ! Puisque Avraham a été sanctifié, ils ont été appelés de son nom, et non plus fils de Noa'h.
- מַתְנִי׳ ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לְזֶרַע אַבְרָהָם״ — אָסוּר בְּיִשְׂרָאֵל וּמוּתָּר בְּאוּמּוֹת הָעוֹלָם.Michna : « Que je ne profite pas de la descendance d'Avraham » : il se voit interdire Israël, et les nations du monde lui sont permises.
- גְּמָ׳ וְהָאִיכָּא יִשְׁמָעֵאל! ״כִּי בְיִצְחָק יִקָּרֵא לְךָ זָרַע״ כְּתִיב. וְהָאִיכָּא עֵשָׂו! ״בְּיִצְחָק״, וְלֹא כׇּל יִצְחָק.Guemara : Mais il y a Ichmaël, qui est aussi de la descendance d'Avraham ! Il est écrit : « Car c'est en Its'hak que sera appelée pour toi une descendance » (Genèse 21, 12). Mais il y a Essav, fils d'Its'hak ! « En Its'hak », et non tout Its'hak : seule une partie de sa descendance, celle de Yaakov, est appelée descendance d'Avraham.
- מַתְנִי׳ ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה מִיִּשְׂרָאֵל״ — לוֹקֵחַ בְּיוֹתֵר וּמוֹכֵר בְּפָחוֹת. ״שֶׁיִּשְׂרָאֵל נֶהֱנִין לִי״ — לוֹקֵחַ בְּפָחוֹת וּמוֹכֵר בְּיוֹתֵר, וְאֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לָהֶן וְהֵן לִי״ — יֵהָנֶה לְאוּמּוֹת הָעוֹלָם.Michna : « Que je ne profite pas d'Israël » : il achète plus cher et vend moins cher que le prix du marché, afin de ne tirer aucun profit de la transaction. « Qu'Israël ne profite pas de moi » : il achète moins cher et vend plus cher ; mais on ne l'écoute pas : personne n'accepterait de traiter avec lui ainsi. « Que je ne profite pas d'eux et eux de moi » : il profitera des nations du monde.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: הַלּוֹקֵחַ כְּלִי מִן הָאוּמָּן לְבַקְּרוֹ וְנֶאֱנַס בְּיָדוֹ — חַיָּיב. אַלְמָא קָסָבַר הֲנָאַת לוֹקֵחַ הִיא.Guemara : Chmouel a dit : Celui qui prend un objet chez l'artisan pour l'examiner, et qui subit un accident entre ses mains, est 'hayav (tenu de payer), car il est traité comme un emprunteur : tout le profit est pour lui. Il en ressort qu'il pense que le profit de la vente est celui de l'acheteur.
- תְּנַן: ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה מִיִּשְׂרָאֵל״ — מוֹכֵר בְּפָחוֹת, אֲבָל שָׁוֶה בְּשָׁוֶה — לָא. וְאִי הֲנָאַת לוֹקֵחַ הִיא — אֲפִילּוּ שָׁוֶה בְּשָׁוֶה! מַתְנִיתִין בִּזְבִינָא דִּרְמֵי עַל אַפֵּיהּ.Nous avons appris dans la Michna : « Que je ne profite pas d'Israël » : il vend moins cher, mais à prix égal, non. Or si c'est le profit de l'acheteur, même à prix égal ce devrait être permis ! Michna : il s'agit d'une marchandise qui lui reste sur les bras (litt. qui est jetée sur sa face), que personne ne cherche à acheter : dans ce cas, le vendeur profite de la vente, même à prix égal.
- אִם כֵּן אֵימָא רֵישָׁא: לוֹקֵחַ בְּיוֹתֵר. וְעוֹד, אֵימָא סֵיפָא: ״שֶׁיִּשְׂרָאֵל נֶהֱנִין לִי״ — [לוֹקֵחַ בְּפָחוֹת] וּמוֹכֵר בְּיוֹתֵר. וְאִי בִּזְבִינָא דִּרְמֵי עַל אַפֵּיהּ — אֲפִילּוּ שָׁוֶה בְּשָׁוֶה!S'il en est ainsi, cite le début : il achète plus cher. Si le vendeur est heureux de vendre, pourquoi l'acheteur devrait-il payer davantage ? Et de plus, cite la fin : « Qu'Israël ne profite pas de moi » : [il achète moins cher] et vend plus cher. Or s'il s'agit d'une marchandise qui lui reste sur les bras, même à prix égal ce devrait être permis !
- סֵיפָא בִּזְבִינָא חֲרִיפָא. אִי הָכִי לוֹקֵחַ בְּפָחוֹת? אֲפִילּוּ שָׁוֶה בְּשָׁוֶה! אֶלָּאLa fin traite d'une marchandise recherchée, que les acheteurs s'arrachent, si bien que l'acheteur profite à prix égal. S'il en est ainsi, pourquoi dire qu'il achète moins cher ? Même à prix égal ce devrait être permis ! Mais
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