Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִי הֲוָה יָדַע דְּמִית, מִן לְאַלְתַּר הֲוָה גָּמַר וְיָהֵיב גִּיטָּא.car s'il avait su qu'il mourrait dans l'année, il aurait décidé aussitôt et donné le get (acte de divorce) ; puisqu'il ne l'a remis que pour éviter à sa femme le lévirat, on présume qu'il voulait qu'il vaille aussi dans ce cas. En revanche, celui qui a posé une condition sur ses droits n'avait certainement pas l'intention d'y renoncer si un cas de force majeure survenait.
- מַאי שְׁנָא מֵהָהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: אִי לָא אָתֵינָא מִכָּאן עַד תְּלָתִין יוֹמִין לֶיהֱוֵי גִּיטָּא. אֲתָא וּפַסְקֵיהּ מַעְבָּרָא. אֲמַר לְהוּ: חֲזוֹ דַּאֲתַאי, חֲזוֹ דַּאֲתַאי! וַאֲמַר שְׁמוּאֵל: לָא שְׁמֵיהּ מֵתְיָיא. אַמַּאי? וְהָא מֵינָס אֲנִיס!La Guemara interroge encore : En quoi est-ce différent de cet homme qui leur a dit (aux envoyés à qui il confiait un get) : Si je ne reviens pas d'ici à trente jours, que ce soit un get. Il est venu le dernier jour, mais le bac l'a arrêté, car celui-ci se trouvait sur l'autre rive. Il leur a dit (aux gens de l'autre côté du fleuve) : Voyez que je suis venu, voyez que je suis venu ! Et Chmouel a dit : Cela ne s'appelle pas une venue, et la condition est donc remplie. Pourquoi ? Mais voici qu'il a bel et bien été empêché par un cas de force majeure !
- דִּלְמָא אוּנְסָא דְּמִיגַּלְּיָא שָׁאנֵי, וּמַעְבָּרָא מִיגַּלֵּי אוּנְסֵיהּ.La Guemara répond : Peut-être un cas de force majeure manifeste est-il différent, et le bac est un cas dont la contrainte est manifeste : il aurait dû y penser et le stipuler ; ne l'ayant pas fait, il ne peut l'invoquer.
- וּלְרַב הוּנָא, מִכְּדִי אַסְמַכְתָּא הִיא. וְאַסְמַכְתָּא לָא קָנְיָא! שָׁאנֵי הָכָא דְּמִיתַּפְסָן זָכְוָתֵיהּ.La Guemara demande : Et selon Rav Houna, qui a dit que ses titres sont annulés s'il ne revient pas à la date fixée, puisqu'il s'agit d'une asmakhta (engagement conditionnel pris sans réelle intention de l'exécuter, car celui qui s'engage est sûr que la condition ne se réalisera pas), et qu'une asmakhta ne fait pas acquérir, pourquoi son engagement est-il valable ? La Guemara répond : Ici, c'est différent, car ses titres de créance sont déposés au tribunal ; il a donc réellement consenti à y renoncer.
- וְהֵיכָא דְּמִיתַּפְסִין לָאו אַסְמַכְתָּא הִיא? וְהָתְנַן: מִי שֶׁפָּרַע מִקְצָת חוֹבוֹ, וְהִשְׁלִישׁ אֶת שְׁטָרוֹ, וְאָמַר: אִם אֵין אֲנִי נוֹתֵן לוֹ מִכָּאן עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם — תֵּן לוֹ שְׁטָרוֹ.La Guemara objecte : Et là où les droits sont déposés chez un tiers, n'est-ce pas une asmakhta ? Or nous avons appris dans la Michna (Baba Batra 168a) : Celui qui a remboursé une partie de sa dette et a déposé son titre chez un tiers, et a dit : Si je ne lui donne pas le reste d'ici à trente jours, donne-lui son titre de créance, pour qu'il puisse recouvrer la totalité.
- הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נָתַן, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יִתֵּן. וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא יִתֵּן. וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי דְּאָמַר אַסְמַכְתָּא קָנְיָא!Le terme est arrivé et il n'a pas donné le reste de la dette : Rabbi Yossé dit : Il donnera le titre au créancier. Et Rabbi Yehouda dit : Il ne le donnera pas. Et Rav Na'hman a dit, au nom de Rabba bar Avouh, au nom de Rav : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Yossé, qui dit qu'une asmakhta fait acquérir ! On voit donc que même lorsque le titre est déposé chez un tiers, il s'agit d'une asmakhta sans effet.
- שָׁאנֵי הָכָא דְּאָמַר לִבַּטְלָן זָכְוָתֵיהּ.La Guemara répond : Ici, c'est différent, car il a dit : Que ses titres soient annulés, ce qui montre sa ferme intention de tenir sa condition.
- וְהִלְכְתָא: אַסְמַכְתָּא קָנְיָא. וְהוּא דְּלָא אֲנִיס, וְהוּא דִּקְנוֹ מִינֵּיהּ בְּבֵית דִּין חָשׁוּב.La Guemara conclut : Et la halakha est : Une asmakhta fait acquérir, à condition qu'il n'ait pas été empêché par un cas de force majeure, et à condition qu'on ait effectué un acte d'acquisition de sa part dans un tribunal éminent.
- מַתְנִי׳ נוֹדְרִין לֶהָרָגִין וְלֶחָרָמִין וְלַמּוֹכְסִין. שֶׁהִיא תְּרוּמָה, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ תְּרוּמָה. שֶׁהֵן שֶׁל בֵּית הַמֶּלֶךְ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָן שֶׁל בֵּית הַמֶּלֶךְ. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: בַּכֹּל נוֹדְרִין,MICHNA : On peut faire un vœu aux meurtriers (qui tuent pour de l'argent), aux brigands et aux percepteurs de taxes, en déclarant que ces produits sont de la terouma (prélèvement donné au Cohen), bien qu'ils ne soient pas de la terouma ; ou qu'ils appartiennent à la maison du roi, bien qu'ils n'appartiennent pas à la maison du roi. Un tel vœu, fait pour se sauver ou sauver ses biens, n'a pas valeur de vœu. Beit Chamaï disent : On peut faire ce vœu par toute formule,
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