Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לְךָ אִם אִי אַתָּה נוֹטֵל לְבִנְךָ כּוֹר שֶׁל חִיטִּין וּשְׁתֵּי חָבִיּוֹת שֶׁל יַיִן״, הֲרֵי זֶה יָכוֹל לְהַתִּיר אֶת נִדְרוֹ שֶׁלֹּא עַל פִּי חָכָם, שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לוֹ: כְּלוּם אָמַרְתָּ אֶלָּא בִּשְׁבִיל כְּבוֹדִי — זֶה הוּא כְּבוֹדִי.« Que tout profit de ta part me soit konam (formule de vœu rendant une chose interdite comme une offrande) si tu ne prends pas pour ton fils un kor (grande mesure de capacité) de blé et deux tonneaux de vin », celui-ci peut délier son vœu sans passer par un Sage, car il peut lui dire : « N'as-tu parlé ainsi que pour mon honneur ? Voici mon honneur », c'est-à-dire de ne rien accepter.
- טַעְמָא דְּאָמַר ״זֶה הוּא כְּבוֹדִי״, הָא לָאו הָכִי — נֶדֶר הוּא. מַנִּי? אִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — נִדְרֵי זֵירוּזִין הָוֵי. אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ.La raison est qu'il a dit : « Voici mon honneur » ; mais s'il n'en est pas ainsi, c'est un vœu. De qui est cet enseignement ? Si c'est de Rabbi Eliézer ben Yaakov, ce sont des vœux d'incitation, et le vœu serait nul même sans cette déclaration ! Déduis-en donc que cet enseignement est celui des Sages, et que les Sages sont en désaccord avec lui.
- לְעוֹלָם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא, וּמוֹדֶה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב בְּהַאי דְּנִדְרָא הָוֵי, דְּאָמַר לֵיהּ: לָא כַּלְבָּא אֲנָא, דְּמִיתְהֲנֵינָא מִינָּךְ וְלָא מִיתְהֲנֵית מִינַּאי.La Guemara répond : en réalité, c'est l'avis de Rabbi Eliézer ben Yaakov, et Rabbi Eliézer ben Yaakov reconnaît que dans ce cas c'est un vœu, et non une simple incitation, car celui qui fait le vœu lui dit : « Je ne suis pas un chien, qui profite de toi sans que tu profites de moi. »
- תָּא שְׁמַע: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״קֻוֽנָּם שֶׁאַתָּה נֶהֱנֵית לִי אִם אִי אַתָּה נוֹתֵן לִבְנִי כּוֹר שֶׁל חִיטִּין וּשְׁתֵּי חָבִיּוֹת שֶׁל יַיִן״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּתֵּן. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף זֶה יָכוֹל לְהַתִּיר אֶת נִדְרוֹ שֶׁלֹּא עַל פִּי חָכָם, שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר: הֲרֵינִי כְּאִילּוּ הִתְקַבַּלְתִּי.Viens et entends une autre preuve : celui qui dit à son ami : « Que tout profit de ma part te soit konam si tu ne donnes pas à mon fils un kor de blé et deux tonneaux de vin » : Rabbi Méïr dit : le vœu demeure jusqu'à ce qu'il donne. Et les Sages disent : celui-ci aussi peut délier son vœu sans passer par un Sage, car il peut dire : « Je considère que c'est comme si j'avais reçu. »
- טַעְמָא דְּאָמַר ״הֲרֵינִי כְּאִילּוּ הִתְקַבַּלְתִּי״, הָא לָאו הָכִי — נֶדֶר הוּא. מַנִּי? אִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — נִדְרֵי זֵירוּזִין הָוֵי, אֶלָּא לָאו: רַבָּנַן, וּפְלִיגִי!La raison est qu'il a dit : « Je considère que c'est comme si j'avais reçu » ; mais s'il n'en est pas ainsi, c'est un vœu. De qui est cet enseignement ? Si c'est de Rabbi Eliézer ben Yaakov, ce sont des vœux d'incitation, nuls même sans cette déclaration. N'est-ce donc pas l'avis des Sages, et ils sont donc en désaccord avec lui !
- לָא, לְעוֹלָם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, וּמוֹדֶה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּהַאי דְּנִדְרָא הָוֵי, מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: לָאו מַלְכָּא אֲנָא, דִּמְהַנֵּינָא לָךְ וְאַתְּ לָא מְהַנֵּית לִי.Non : en réalité, c'est l'avis de Rabbi Eliézer ben Yaakov, et Rabbi Eliézer reconnaît que dans ce cas c'est un vœu, car celui qui fait le vœu lui dit : « Je ne suis pas un roi, pour te faire profiter sans que tu me fasses profiter. »
- אֲמַר לֵיהּ מָר קַשִּׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: נִדְרֵי אוֹנָסִין, הִדִּירוֹ חֲבֵירוֹ שֶׁיֹּאכַל אֶצְלוֹ, וְחָלָה הוּא אוֹ חָלָה בְּנוֹ אוֹ שֶׁעִכְּבוֹ נָהָר. הָא לָאו הָכִי — נֶדֶר הוּא. מַנִּי? אִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — זֵירוּזִין הָוֵי. אֶלָּא לָאו: רַבָּנַן, וּפְלִיגִי!Mar Kachicha, fils de Rav 'Hisda, a dit à Rav Achi : viens et entends une preuve (Michna, plus loin, 27a) : les vœux empêchés par la contrainte : son ami lui a imposé par vœu de manger chez lui, et il est tombé malade, ou son fils est tombé malade, ou un fleuve l'a retenu. Mais s'il n'en est pas ainsi, c'est un vœu. De qui est cet enseignement ? Si c'est de Rabbi Eliézer ben Yaakov, ce sont des vœux d'incitation, nuls même sans contrainte. N'est-ce donc pas l'avis des Sages, et ils sont en désaccord avec lui !
- לְעוֹלָם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, וּמִי סָבְרַתְּ דְּאַדְּרֵיהּ מְזַמְּנָא לִזְמִינָא? לָא, דִּזְמִינָא אַדְּרֵיהּ לִמְזַמְּנָא. דַּאֲמַר לֵיהּ מְזַמְּנַתְּ לִי לִסְעוֹדְתָּיךְ? אֲמַר לֵיהּ: אִין. נֶדֶר זֶה עָלֶיךָ? וְנָדַר. וְחָלָה הוּא אוֹ שֶׁחָלָה בְּנוֹ אוֹ שֶׁעִכְּבוֹ נָהָר — הֲרֵי אֵלּוּ נִדְרֵי אוֹנָסִין.Rav Achi répond : en réalité, c'est l'avis de Rabbi Eliézer ben Yaakov. Penses-tu donc que celui qui invite a imposé un vœu à l'invité ? Non : c'est l'invité qui a fait faire un vœu à celui qui invite, car il lui a dit : « M'invites-tu à ton repas ? » Il lui a dit : « Oui. » – « Ce vœu est-il sur toi ? », c'est-à-dire t'y engages-tu par vœu ? Et il a fait le vœu. Et il est tombé malade, ou son fils est tombé malade, ou un fleuve l'a retenu : ce sont là des vœux empêchés par la contrainte. Comme c'est l'invité qui l'a demandé, ce n'est pas un vœu d'incitation.
- תָּא שְׁמַע: יָתֵר עַל כֵּן, אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי נֶהֱנֶה לָךְ אִם אִי אַתָּה מִתְאָרֵחַ אֶצְלִי וְתֹאכַל עִמִּי פַּת חַמָּה וְתִשְׁתֶּה עִמִּי כּוֹס חַמִּין״, וְהַלָּה הִקְפִּיד כְּנֶגְדּוֹ — אַף אֵלּוּ נִדְרֵי זֵירוּזִין. וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים. מַאי ״לֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים״? לָאוViens et entends une autre preuve : bien plus, a dit Rabbi Eliézer ben Yaakov : celui qui dit à son ami : « Que tout profit de ta part me soit konam si tu ne loges pas chez moi, et si tu ne manges pas avec moi du pain chaud et ne bois pas avec moi une coupe d'eau chaude », et l'autre s'est offusqué contre lui, ceux-là aussi sont des vœux d'incitation. Et les Sages ne l'ont pas admis. Que signifie : « Les Sages ne l'ont pas admis » ? N'est-ce pas
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