Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ נָדַר בְּחֵרֶם, וְאָמַר: לֹא נָדַרְתִּי אֶלָּא בְּחֶרְמוֹ שֶׁל יָם. בְּקׇרְבָּן, וְאָמַר: לֹא נָדַרְתִּי אֶלָּא בְּקׇרְבָּנוֹת שֶׁל מְלָכִים.MICHNA : Celui qui a fait un vœu par un 'hérem (bien voué par anathème), en disant : « Cet objet m'est 'hérem », et qui a dit ensuite : « Je n'ai fait de vœu que par le 'hérem de la mer », c'est-à-dire le filet ('hérem) des pêcheurs ; celui qui a fait un vœu par un korban (sacrifice) et qui a dit : « Je n'ai fait de vœu que par les présents offerts aux rois » ;
- ״הֲרֵי עַצְמִי קׇרְבָּן״, וְאָמַר: לֹא נָדַרְתִּי אֶלָּא בְּעֶצֶם שֶׁהִנַּחְתִּי לִי לִהְיוֹת נוֹדֵר בּוֹ, ״קֻוֽנָּם אִשְׁתִּי נֶהֱנֵית לִי״, וְאָמַר: לֹא נָדַרְתִּי אֶלָּא בְּאִשְׁתִּי הָרִאשׁוֹנָה שֶׁגֵּירַשְׁתִּי —celui qui a dit : « Me voici moi-même (atsmi) korban », et qui a dit : « Je n'ai fait de vœu que par un os (étsem) que je me suis réservé pour faire des vœux par lui » ; celui qui a dit : « Que ma femme ait de moi une jouissance est konam » (terme de vœu interdisant comme un sacrifice), et qui a dit : « Je n'ai fait de vœu que pour ma première femme, que j'ai répudiée » :
- עַל כּוּלָּן אֵין נִשְׁאָלִין לָהֶם. וְאִם נִשְׁאֲלוּ — עוֹנְשִׁין אוֹתָן וּמַחְמִירִין עֲלֵיהֶן. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.pour tous ceux-là, on n'a pas à demander la levée du vœu auprès d'un Sage, car ces vœux n'ont pas pris effet selon leur explication. Et s'ils ont demandé la levée, on les punit et on est sévère avec eux. Ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: פּוֹתְחִין לָהֶן פֶּתַח מִמָּקוֹם אַחֵר, וּמְלַמְּדִין אוֹתָן — כְּדֵי שֶׁלֹּא יִנְהֲגוּ קַלּוּת רֹאשׁ בִּנְדָרִים.Et les Sages disent : on leur ouvre une ouverture (un motif de levée du vœu) à partir d'un autre endroit, et on leur enseigne à ne plus agir ainsi, afin qu'ils ne se conduisent pas avec légèreté en matière de vœux.
- גְּמָ׳ הָא גּוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: אֵין נִשְׁאָלִין לָהֶן, וַהֲדַר תָּנֵי: אִם נִשְׁאֲלוּ עוֹנְשִׁין אוֹתָן וּמַחְמִירִין עֲלֵיהֶן?GUEMARA : Ceci même est difficile. Tu as dit : on n'a pas à demander leur levée, puis il est de nouveau enseigné : s'ils ont demandé, on les punit et on est sévère avec eux ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה, הָכִי קָתָנֵי: וְכוּלָּן אֵין צְרִיכִין שְׁאֵלָה, בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּתַלְמִיד חָכָם, אֲבָל בְּעַם הָאָרֶץ שֶׁבָּא לִישָּׁאֵל — עוֹנְשִׁין אוֹתוֹ וּמַחְמִירִין עָלָיו.Rav Yehouda a dit : voici ce qu'enseigne la Michna : aucun d'eux n'a besoin de demander. Dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour un talmid 'hakham (érudit en Torah), qui sait que ces vœux ne prennent pas effet. Mais pour un am haarets (ignorant) qui vient demander la levée, on le punit et on est sévère avec lui.
- בִּשְׁלָמָא מַחְמִירִין — דְּלָא פָּתְחִינַן לֵיהּ בַּחֲרָטָה, אֶלָּא עוֹנְשִׁין הֵיכִי דָּמֵי?La Guemara demande : il est compréhensible qu'on soit sévère, en ce qu'on ne lui ouvre pas la levée par le regret seul ; mais punir, comment cela se présente-t-il ?
- כִּדְתַנְיָא: מִי שֶׁנָּזַר וְעָבַר עַל נְזִירוּתוֹ — אֵין נִזְקָקִין לוֹ עַד שֶׁיִּנְהוֹג בּוֹ אִיסּוּר כַּיָּמִים שֶׁנָּהַג בָּהֶן הֶיתֵּר. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּנְזִירוּת מוּעֶטֶת. אֲבָל בִּנְזִירוּת מְרוּבָּה — דַּיּוֹ שְׁלֹשִׁים יוֹם.La Guemara répond : comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui a fait vœu de nezirout (abstinence consacrée) et qui a transgressé sa nezirout, on ne s'occupe pas de lui pour lever son vœu, jusqu'à ce qu'il se conduise dans l'interdit autant de jours qu'il s'est conduit dans la permission. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé a dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour une nezirout courte, de trente jours. Mais pour une nezirout longue, trente jours lui suffisent, même s'il l'a transgressée plus longtemps. C'est là la punition dont parle la Michna.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הוֹאִיל וְאָמְרִי רַבָּנַן אֵין נִזְקָקִים לוֹ, בֵּי דִינָא דְּמִזְדַּקְקִי לָא עָבֵיד שַׁפִּיר. רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אוֹמֵר: מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ.Rav Yossef a dit : puisque nos Maîtres disent qu'on ne s'occupe pas de lui, un tribunal qui s'occupe de lui et lève son vœu immédiatement n'agit pas bien. Rav A'ha bar Yaakov dit : nous le frappons d'exclusion (chamta).
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים פּוֹתְחִין לוֹ פֶּתַח כּוּ׳. תָּנָא: לְעוֹלָם אַל תְּהִי רָגִיל בַּנְּדָרִים, שֶׁסּוֹפְךָ לִמְעוֹל בִּשְׁבוּעוֹת. וְאַל תְּהִי רָגִיל אֵצֶל עַם הָאָרֶץ, שֶׁסּוֹפְךָ לְהַאֲכִילְךָ טְבָלִים. אַל תְּהִי רָגִיל אֵצֶל כֹּהֵן עַם הָאָרֶץ, שֶׁסּוֹפְךָ לְהַאֲכִילְךָ תְּרוּמָה. וְאַל תַּרְבֶּה שִׂיחָה עִם הָאִשָּׁה, שֶׁסּוֹפְךָ לָבוֹא לִידֵי נִיאוּף.Il est dit dans la Michna : Et les Sages disent : on lui ouvre une ouverture, etc. Un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné : ne sois jamais habitué aux vœux, car tu finiras par trahir les serments, plus graves encore. Et ne sois pas habitué à fréquenter un am haarets, car il finira par te faire manger des tevalim (produits non prélevés). Ne sois pas habitué à fréquenter un Cohen (prêtre) am haarets, car il finira par te faire manger de la terouma (prélèvement réservé au Cohen). Et ne multiplie pas la conversation avec la femme, car tu finiras par en venir à l'adultère.
- רַבִּי אַחָא בְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה אוֹמֵר: כׇּל הַצּוֹפֶה בְּנָשִׁים, סוֹפוֹ בָּא לִידֵי עֲבֵירָה. וְכׇל הַמִּסְתַּכֵּל בַּעֲקֵבָהּ שֶׁל אִשָּׁה, הָוְיִין לוֹ בָּנִים שֶׁאֵינָן מְהוּגָּנִין. אָמַר רַב יוֹסֵף: וּבְאִשְׁתּוֹ נִדָּה. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: עֲקֵבָהּ דְּקָתָנֵי, בִּמְקוֹם הַטִּנּוֹפֶת, שֶׁהוּא מְכֻוּוֹן כְּנֶגֶד הֶעָקֵב.Rabbi A'ha fils de Rabbi Yochiya dit : quiconque guette les femmes finit par en venir à la faute. Et quiconque regarde le talon d'une femme aura des enfants qui ne seront pas convenables. Rav Yossef a dit : et même sa propre femme lorsqu'elle est nidda (en période d'impureté menstruelle). Rabbi Chimon ben Lakich a dit : le talon dont il est enseigné ne désigne pas le pied, mais l'endroit de la souillure, c'est-à-dire l'intimité, qui est placé en face du talon.
- תַּנְיָא: ״בַּעֲבוּר תִּהְיֶה יִרְאָתוֹ עַל פְּנֵיכֶם״ — זוֹ בּוּשָׁה. ״לְבִלְתִּי תֶחֱטָאוּ״ — מְלַמֵּד שֶׁהַבּוּשָׁה מְבִיאָה לִידֵי יִרְאַת חֵטְא. מִיכָּן אָמְרוּ: סִימָן יָפֶה בְּאָדָם שֶׁהוּא בַּיְישָׁן. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: כׇּל אָדָם הַמִּתְבַּיֵּישׁ, לֹא בִּמְהֵרָה הוּא חוֹטֵא. וּמִי שֶׁאֵין לוֹ בּוֹשֶׁת פָּנִים — בְּיָדוּעַ שֶׁלֹּא עָמְדוּ אֲבוֹתָיו עַל הַר סִינַי.Il a été enseigné dans une baraïta : « Afin que Sa crainte soit sur vos visages » (Exode 20, 17) : c'est la honte. « Pour que vous ne fautiez pas » (ibid.) : cela enseigne que la honte conduit à la crainte de la faute. De là ils ont dit : c'est un beau signe chez un homme qu'il soit pudique. D'autres disent : tout homme qui éprouve de la honte ne faute pas de sitôt. Et celui qui n'a pas la honte du visage, il est notoire que ses ancêtres ne se sont pas tenus au mont Sinaï.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן דַּהֲבַאי, אַרְבָּעָה דְּבָרִים סָחוּ לִי מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת: חִיגְּרִין מִפְּנֵי מָה הָוְיִין — מִפְּנֵי שֶׁהוֹפְכִים אֶת שׁוּלְחָנָם. אִילְּמִים מִפְּנֵי מָה הָוְיִין — מִפְּנֵי שֶׁמְּנַשְּׁקִים עַל אוֹתוֹ מָקוֹם. חֵרְשִׁים מִפְּנֵי מָה הָוְיִין — מִפְּנֵי שֶׁמְסַפְּרִים בִּשְׁעַת תַּשְׁמִישׁ. סוֹמִין מִפְּנֵי מָה הָוְיִין — מִפְּנֵי שֶׁמִּסְתַּכְּלִים בְּאוֹתוֹ מָקוֹם.Rabbi Yo'hanan ben Dehavaï a dit : les anges du service m'ont raconté quatre choses. Pourquoi y a-t-il des boiteux ? Parce qu'ils (leurs pères) renversent leur table, c'est-à-dire qu'ils s'unissent à leur femme d'une manière inhabituelle. Pourquoi y a-t-il des muets ? Parce qu'ils embrassent cet endroit. Pourquoi y a-t-il des sourds ? Parce qu'ils parlent au moment de l'union. Pourquoi y a-t-il des aveugles ? Parce qu'ils regardent cet endroit.
- וּרְמִינְהוּ, שָׁאֲלוּ אֶת אִימָּא שָׁלוֹם: מִפְּנֵי מָהEt on oppose à cela l'enseignement suivant : on a demandé à Imma Chalom, l'épouse de Rabbi Eliézer ben Hyrkanos : pourquoi
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.