Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא מַכִּירִין — אֲסוּרִין!Mais s'ils connaissent la terouma (prélèvement) de la Chambre du Temple, c'est interdit, même si celui qui a fait le vœu a parlé de terouma sans préciser et qu'il reste un doute sur celle qu'il visait ! Rabbi Yehouda semble donc se contredire au sujet d'un vœu douteux.
- אָמַר רָבָא: גַּבֵּי כְּרִי קָסָבַר כׇּל שֶׁסְּפֵיקוֹ חָמוּר מִוַּדַּאי — לָא מְעַיֵּיל נַפְשֵׁיהּ לִסְפֵיקָא, דְּאִילּוּ גַּבֵּי נָזִיר וַדַּאי, מְגַלֵּחַ וּמֵבִיא קׇרְבָּן וְנֶאֱכָל. עַל סְפֵיקוֹ, לָא מָצֵי מְגַלַּח.Rava a dit : la contradiction se résout ainsi : à propos du tas (celui qui s'est fait nazir, abstinent consacré, à condition qu'il contienne cent kor, mesure de capacité), Rabbi Yehouda pense que partout où le doute est plus sévère que la certitude, on ne se fait pas entrer soi-même dans le doute. Or le doute de nezirout (état de nazir) est plus sévère que sa certitude, car alors que le nazir certain se rase à la fin de sa nezirout, apporte un sacrifice et celui-ci est consommé, pour son doute, il ne peut pas se raser : il ne peut apporter de sacrifice, car il n'est peut-être pas nazir et ferait entrer un animal profane dans le parvis.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה לְרָבָא: אָמַר ״הֲרֵינִי נְזִיר עוֹלָם״, מַאי?Rav Houna bar Yehouda a dit à Rava : s'il a dit : s'il y a cent kor dans ce tas, « Me voici nazir à vie », qu'en est-il ? Ici, le doute ne semble pas plus sévère que la certitude, puisque sa nezirout ne se terminerait jamais, même si elle était certaine.
- אֲמַר לֵיהּ: נְזִיר עוֹלָם נָמֵי סְפֵיקוֹ חָמוּר מִוַּדַּאי, דְּאִילּוּ וַדַּאי הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — מֵיקֵל בְּתַעַר, וּמֵבִיא שָׁלוֹשׁ בְּהֵמוֹת. וְאִילּוּ סְפֵיקוֹ — לֹא.Rava lui a dit : pour le nazir à vie aussi, son doute est plus sévère que la certitude, car alors que pour le nazir à vie certain, si sa chevelure s'est alourdie, il l'allège avec un rasoir et apporte trois bêtes en sacrifice, puis poursuit sa nezirout, tandis que pour son doute, non : il ne peut apporter ces sacrifices, et ne peut donc pas se raser.
- אָמַר ״הֲרֵינִי נְזִיר שִׁמְשׁוֹן״ מַאי?Rav Houna a encore demandé : s'il a dit : s'il y a cent kor dans ce tas, « Me voici nazir à la manière de Chimchon », dont la nezirout perpétuelle n'admet aucun allègement ni sacrifice, qu'en est-il ? Ici, assurément, le doute n'est pas plus sévère que la certitude.
- אֲמַר לֵיהּ: נְזִיר שִׁמְשׁוֹן לָא תַּנְיָא. אֲמַר לֵיהּ: וְהָאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: תַּנְיָא נְזִיר שִׁמְשׁוֹן! אֲמַר לֵיהּ: אִי תַּנְיָא — תַּנְיָא.Rava lui a dit : le nazir à la manière de Chimchon n'est pas enseigné : les Sages n'en parlent nulle part. Rav Houna lui a dit : mais voici que Rav Ada bar Ahava a dit : le nazir à la manière de Chimchon est enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ! Rava lui a dit : si cette baraïta est enseignée, elle est enseignée, et je n'ai rien à lui opposer : Rabbi Yehouda admet donc qu'en ce cas le vœu prend effet même dans le doute.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָהִיא — רַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי טַרְפוֹן הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: אֵין אֶחָד מֵהֶם נָזִיר — לְפִי שֶׁלֹּא נִיתְּנָה נְזִירוּת אֶלָּא לְהַפְלָאָה.Rav Achi a dit une autre résolution : celle-là, la baraïta où Rabbi Yehouda est indulgent pour la nezirout douteuse, est l'avis de Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Tarfon. Car il a été enseigné dans une baraïta, au sujet de plusieurs personnes faisant un pari sur la vérité d'un fait, chacune s'engageant à être nazir : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Tarfon : aucun d'eux n'est nazir, parce que la nezirout n'a été donnée que pour une hafla'a (engagement explicite et sans incertitude). Aussi, dans le cas du tas, celui qui ignorait son contenu au moment du vœu n'est pas nazir.
- אִי הָכִי מַאי אִירְיָא שֶׁנִּגְנַב אוֹ שֶׁאָבַד? אֶלָּא, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאַף עַל גַּב דְּנִגְנַב אוֹ שֶׁאָבַד, קָסָבַר מְעַיֵּיל אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ לִסְפֵיקָא.La Guemara demande : s'il en est ainsi, pourquoi précisément enseigner que le tas a été volé ou perdu ? Même s'il était encore là et mesuré, la nezirout ne prendrait pas effet, faute de clarté au moment du vœu ! Mais ce détail vient te faire connaître la force de l'opinion de Rabbi Chimon : bien que le tas ait été volé ou perdu et qu'on ne puisse plus le mesurer, il pense qu'un homme se fait entrer lui-même dans le doute, et le vœu prend donc effet.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סְתָם תְּרוּמָה בִּיהוּדָה כּוּ׳. הָא מַכִּירִין — אֲסוּרִין, אַלְמָא סְפֵיקָא לְחוּמְרָא.Il est dit dans la Michna : Rabbi Yehouda dit : une terouma sans précision en Judée, etc. est interdite, mais permise en Galilée, où l'on ne connaît pas la terouma de la Chambre. On en déduit : mais s'ils la connaissent, c'est interdit. Il apparaît donc que le doute en matière de vœux est traité avec sévérité.
- אֵימָא סֵיפָא: סְתָם חֲרָמִים בִּיהוּדָה — מוּתָּרִין, וּבַגָּלִיל — אֲסוּרִין, שֶׁאֵין אַנְשֵׁי הַגָּלִיל מַכִּירִין אֶת חֶרְמֵי הַכֹּהֲנִים. הָא מַכִּירִין — מוּתָּרִין. אַלְמָא סְפֵיקָא לְקוּלָּא!Or, cite la fin de la Michna : des 'haramim (biens voués par anathème) sans précision en Judée sont permis, et en Galilée, ils sont interdits, car les gens de Galilée ne connaissent pas les 'haramim des Cohanim (prêtres). On en déduit : mais s'ils les connaissent, ils sont permis. Il apparaît donc que le doute en matière de vœux est traité avec indulgence !
- אָמַר אַבָּיֵי: סֵיפָא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סְתַם תְּרוּמָה בִּיהוּדָה — אֲסוּרָה, רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר: סְתַם חֲרָמִים בַּגָּלִיל — אֲסוּרִין.Abayé a dit : la fin de la Michna est l'avis de Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok, et non de Rabbi Yehouda, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : une terouma sans précision en Judée est interdite. Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok dit : des 'haramim sans précision en Galilée sont interdits.
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