Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּתְיוּבְתָּא דְרַב הוּנָא!et c'est une réfutation (teyouvta, réfutation définitive) de Rav Houna !
- לָא, לְעוֹלָם ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי לְמָחָר״, וּמַאי ״עָלְתָה לוֹ״ — לְבַר מֵהָהוּא יוֹמָא יַתִּירָא. אִי נָמֵי, כְּגוֹן שֶׁקִּיבֵּל שְׁתֵּי נְזִירוּת בְּבַת אַחַת.La Guemara répond : Non, en réalité il a dit : « Me voici nazir (naziréen) aujourd'hui, me voici nazir demain ». Et que signifie « lui est compté » ? Cela lui est compté à l'exception de ce jour supplémentaire, qu'il doit encore accomplir. Ou bien il s'agit du cas où il a accepté deux naziréats d'un seul coup, en disant : « Je prends sur moi deux naziréats ».
- מֵתִיב רַב הַמְנוּנָא: ״נָזִיר לְהַזִּיר״ — מִכָּאן שֶׁהַנְּזִירוּת חָל עַל הַנְּזִירוּת. שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה שְׁבוּעָה חֲמוּרָה — אֵין שְׁבוּעָה חָלָה עַל שְׁבוּעָה, נְזִירוּת קַלָּה לֹא כׇּל שֶׁכֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: נָזִיר לְהַזִּיר, מִכָּאן שֶׁהַנְּזִירוּת חָלָה עַל הַנְּזִירוּת.Rav Hamnouna a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Nazir lehazir » (faire vœu de naziréat pour s'abstenir ; Nombres 6, 2) : d'ici on apprend, par la répétition du terme, que le naziréat prend effet sur le naziréat. Car on aurait pu penser le contraire : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si pour le serment, qui est grave, le serment ne prend pas effet sur le serment, le naziréat, qui est léger, à plus forte raison ! C'est pourquoi le verset dit : « Nazir lehazir » : d'ici on apprend que le naziréat prend effet sur le naziréat.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר לְמָחָר״, הָא קְרָא בָּעֲיָא?! אֶלָּא לָאו: דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״ — וְקָתָנֵי נְזִירוּת חָל עַל נְזִירוּת!De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que c'est le cas où il a dit : « Me voici nazir aujourd'hui, me voici nazir demain », faut-il pour cela un verset ?! Il est évident que le second vœu prend effet, au moins pour le jour supplémentaire. N'est-ce pas plutôt le cas où il a dit : « Me voici nazir aujourd'hui, me voici nazir aujourd'hui » ? Et la baraïta enseigne que le naziréat prend effet sur le naziréat, contrairement à Rav Houna !
- לָא, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו שְׁתֵּי נְזִירוּת בְּבַת אַחַת.La Guemara répond : Non. De quoi traitons-nous ici ? Du cas où il a accepté sur lui deux naziréats d'un seul coup.
- וּמַאי חוּמְרָא דִּשְׁבוּעָה מִנֶּדֶר? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּחָיְילָא אֲפִילּוּ עַל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ, נֶדֶר נָמֵי חָמוּר, שֶׁכֵּן חָל עַל הַמִּצְוָה כִּרְשׁוּת. אֶלָּא — מִשּׁוּם דִּכְתִיב בָּהּ בִּשְׁבוּעָה: ״לֹא יְנַקֶּה״.La baraïta a dit que le serment est plus grave. Et quelle est la gravité du serment par rapport au vœu ? Si l'on dit que c'est parce qu'il prend effet même sur une chose sans substance, à la différence du vœu, on peut répondre que le vœu aussi est grave, car il prend effet sur une mitsva (commandement) comme sur une chose facultative, à la différence du serment. La raison est plutôt qu'il est écrit, au sujet du serment : « Il ne laissera pas impuni » (Exode 20, 7).
- ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל, שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, וְאָכַל — אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָמַר רָבָא: אִם נִשְׁאַל עַל הָרִאשׁוֹנָה — שְׁנִיָּה חָלָה עָלָיו. מִמַּאי — מִדְּלָא קָתָנֵי ״אֵינוֹ אֶלָּא אַחַת״, וְקָתָנֵי ״אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת״, רַוְוחָא הוּא דְּלֵית לַהּ. כִּי מִיתְּשִׁיל עַל חֲבֶירְתַּהּ — חָיְילָא.Il est enseigné dans la Michna : « Serment que je ne mangerai pas, serment que je ne mangerai pas », et il a mangé : il n'est passible que d'un seul sacrifice. Rava a dit : S'il a consulté un Sage sur le premier serment et l'a fait annuler, le second prend effet sur lui. D'où le sait-on ? De ce qu'il n'est pas enseigné « il n'y en a qu'un », mais bien « il n'est passible que d'un seul » : c'est l'espace pour s'appliquer qui lui manque, puisqu'il est déjà tenu par le premier. Quand il consulte sur l'autre serment, le second a de l'espace et prend effet.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: חִיּוּבָא הוּא דְּלֵיכָּא, הָא שְׁבוּעָה אִיכָּא. לְמַאי הִלְכְתָא? לְכִדְרָבָא. דְּאָמַר רָבָא: נִשְׁאַל עַל הָרִאשׁוֹנָה — עָלְתָה לוֹ שְׁנִיָּה תַּחְתֶּיהָ.Autre version : seule la culpabilité fait défaut pour le second serment, mais le serment, lui, existe. Pour quelle halakha (règle pratique) ? Pour celle de Rava. Car Rava a dit : S'il a consulté un Sage sur le premier serment, le second lui est compté à sa place.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: מִי שֶׁנָּדַר שְׁתֵּי נְזִירוֹת וּמָנָה אֶת הָרִאשׁוֹנָה, וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן וְנִשְׁאַל עָלֶיהָ — עָלְתָה לוֹ שְׁנִיָּה בָּרִאשׁוֹנָה.Disons qu'on peut l'appuyer par cet enseignement : Celui qui a fait vœu de deux naziréats, a compté les jours du premier, a mis de côté un sacrifice et a consulté un Sage sur lui : le second lui est compté à la place du premier. Le second naziréat n'était donc pas nul, et il en va de même des serments.
- כְּגוֹן שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו שְׁתֵּי נְזִירוֹת בְּבַת אַחַת.La Guemara rejette cette preuve : il s'agit du cas où il a accepté sur lui deux naziréats d'un seul coup.
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