Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר! קַשְׁיָא.il n'y a pas de vœu à l'intérieur d'un vœu ! La Guemara conclut : c'est une difficulté, sans être pour autant une réfutation définitive.
- תְּנַן: יֵשׁ נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר, וְאֵין שְׁבוּעָה בְּתוֹךְ שְׁבוּעָה. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר לְמָחָר״, דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי שְׁבוּעָה: ״שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים״, וְחָזַר וְאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל עֲנָבִים״ — אַמַּאי לָא חָלָה שְׁבוּעָה עַל שְׁבוּעָה?La Guemara soulève d'autres difficultés contre Rav Houna. Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : « Il y a un vœu à l'intérieur d'un vœu, mais il n'y a pas de serment à l'intérieur d'un serment. » De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que le vœu à l'intérieur d'un vœu est le cas où l'on a dit : « Me voici nazir (naziréen, astreint à l'abstinence du vin et aux autres interdits du naziréat) aujourd'hui, me voici nazir demain », alors le cas correspondant, pour le serment, serait celui où l'on a dit : Serment « que je ne mangerai pas de figues », puis a repris en disant : « Serment que je ne mangerai pas de raisins », soit deux serments distincts. Mais dans ce cas, pourquoi le serment ne prendrait-il pas effet sur le serment ? Il devrait bien prendre effet, puisque le second n'a rien à voir avec le premier !
- אֶלָּא הֵיכִי דָּמֵי דְּלָא חָלָה שְׁבוּעָה עַל שְׁבוּעָה, כְּגוֹן דְּאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים״, וְחָזַר וְאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים״, דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי נְזִירוּת הֵיכִי דָּמֵי — דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״, וְקָתָנֵי יֵשׁ נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר. קַשְׁיָא לְרַב הוּנָא!Mais alors, de quel cas s'agit-il, où le serment ne prend pas effet sur le serment ? Par exemple, où l'on a dit : « Serment que je ne mangerai pas de figues », puis a repris en disant : « Serment que je ne mangerai pas de figues ». Le cas correspondant, pour le naziréat, de quel cas s'agit-il ? De celui où l'on a dit : « Me voici nazir aujourd'hui, me voici nazir aujourd'hui » ; et la Michna enseigne à ce sujet qu'il y a un vœu à l'intérieur d'un vœu. C'est une difficulté pour Rav Houna, qui soutient que dans ce cas le second vœu ne prend pas effet !
- אָמַר לְךָ רַב הוּנָא: מַתְנִיתִין דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר לְמָחָר״. דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי שְׁבוּעָה, דְּאָמַר: ״שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים״, וְחָזַר וְאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים וַעֲנָבִים״, דְּלָא חָיְילָא.La Guemara répond : Rav Houna te dira : la Michna traite du cas où l'on a dit : « Me voici nazir aujourd'hui, me voici nazir demain ». Le cas correspondant, pour le serment, est celui où l'on a dit : « Serment que je ne mangerai pas de figues », puis a repris en disant : « Serment que je ne mangerai pas de figues et de raisins » : le second serment ne prend pas effet, car il portait déjà en partie sur un objet interdit par le premier.
- וְהָאָמַר רַבָּה: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים״, וְחָזַר וְאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים וַעֲנָבִים״, וְאָכַל תְּאֵנִים, וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְחָזַר וְאָכַל עֲנָבִים — הָוְיָא לְהוּ עֲנָבִים חֲצִי שִׁיעוּר, וְאֵין מְבִיאִים קׇרְבָּן עַל חֲצִי שִׁיעוּר.La Guemara objecte : Mais Rabba n'a-t-il pas dit : « Serment que je ne mangerai pas de figues », puis il a repris en disant : « Serment que je ne mangerai pas de figues et de raisins », et il a mangé des figues, transgressant ainsi son serment, et il a mis de côté un sacrifice pour cette transgression, puis il a de nouveau mangé des raisins : les raisins sont pour lui une demi-mesure au regard du second serment, qui portait sur les deux ensemble, et on n'apporte pas de sacrifice pour une demi-mesure.
- אַלְמָא הֵיכָא דְּאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים״, וְחָזַר וְאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תְּאֵנִים וַעֲנָבִים״, מִיגּוֹ דְּחָל שְׁבוּעָה עַל עֲנָבִים — חָיְילָא נָמֵי עַל תְּאֵנִים! רַב הוּנָא לָא סְבִירָא לֵיהּ כְּרַבָּה.Il en ressort que là où l'on a dit : « Serment que je ne mangerai pas de figues », puis a repris en disant : « Serment que je ne mangerai pas de figues et de raisins », puisque le serment prend effet sur les raisins, qui n'étaient pas inclus dans le premier, il prend effet aussi sur les figues ! Cela contredit l'explication de Rav Houna. La Guemara répond : Rav Houna n'est pas de l'avis de Rabba.
- מֵיתִיבִי: מִי שֶׁנָּזַר שְׁתֵּי נְזִירוֹת, מָנָה אֶת הָרִאשׁוֹנָה וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְנִשְׁאַל עָלֶיהָ, עָלְתָה לוֹ שְׁנִיָּה בָּרִאשׁוֹנָה.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : Celui qui a fait vœu de deux naziréats, a compté les jours du premier et a mis de côté un sacrifice à son terme, puis a consulté un Sage pour faire annuler le premier vœu : le second naziréat lui est compté à la place du premier. Il est considéré comme ayant accompli le second durant les jours du premier, et le sacrifice vaut pour le second.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר לְמָחָר״ — אַמַּאי עָלְתָה לוֹ שְׁנִיָּה בָּרִאשׁוֹנָה, הָא אִיכָּא יוֹמָא יַתִּירָא? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״.De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que c'est le cas où il a dit : « Me voici nazir aujourd'hui, me voici nazir demain », pourquoi le second lui est-il compté à la place du premier ? Il y a pourtant un jour supplémentaire dans le second naziréat, qui n'a pas encore été accompli ! Il est donc évident qu'il s'agit du cas où il a dit : « Me voici nazir aujourd'hui, me voici nazir aujourd'hui »,
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