Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא נוֹתָר וּפִיגּוּל לְאַחַר זְרִיקַת דָּמִים הוּא.Or le notar (reste d'offrande gardé au-delà du délai) et le pigoul (offrande invalidée par l'intention de la consommer hors délai) sont des états qui surviennent après l'aspersion du sang, lorsque l'interdit de profaner les choses consacrées ne s'applique plus. Puisque le vœu prend effet, c'est donc qu'il associe l'objet de son vœu à l'état d'origine de l'offrande.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: בְּנוֹתָר שֶׁל עוֹלָה. אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, לִיתְנֵי בִּבְשַׂר עוֹלָה!Rav Houna, fils de Rav Natan, lui a dit : il s'agit du notar d'un holocauste (ola), qui ne se mange jamais, même après l'aspersion. Rava lui a dit : s'il en est ainsi, qu'il enseigne explicitement : « comme la viande d'un holocauste » !
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא ״בְּשַׂר עוֹלָה״ דְּאָסוּר, דְּהָא בְּקׇרְבָּן קָא מַתְפֵּיס, נוֹתָר וּפִיגּוּל דְּעוֹלָה אִיצְטְרִיכָא,La Guemara répond : le Tanna parle sur le mode de « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire d'enseigner que pour la viande d'un holocauste c'est interdit, puisqu'il associe l'objet de son vœu à une offrande ; c'est pour le notar et le pigoul d'un holocauste que cela était nécessaire.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא כְּאִיסּוּר נוֹתָר, כְּאִיסּוּר פִּיגּוּל, וְהָוֵה לֵיהּ כְּמַתְפֵּיס בְּדָבָר הָאָסוּר, וְלָא מִיתְּסַר, קָא מַשְׁמַע לַן.Il aurait pu te venir à l'esprit de dire qu'il veut interdire l'aliment comme l'interdit du notar, comme l'interdit du pigoul, et il serait alors comme celui qui associe l'objet de son vœu à une chose interdite par la Torah, et non à une chose interdite par un vœu, et l'aliment ne serait pas interdit. Il nous enseigne donc que ce n'est pas le cas : il se réfère à l'offrande elle-même, et le vœu prend effet.
- מֵיתִיבִי: אֵיזֶהוּ אִיסָּר הָאָמוּר בְּתוֹרָה? אָמַר: ״הֲרֵינִי שֶׁלֹּא אוֹכַל בָּשָׂר וְשֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה יַיִן כַּיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ אָבִיו״, ״כַּיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ רַבּוֹ״, ״כַּיּוֹם שֶׁנֶּהֱרַג בּוֹ גְּדַלְיָה בֶּן אֲחִיקָם״, ״כַּיּוֹם שֶׁרָאִיתִי יְרוּשָׁלַיִם בְּחוּרְבָּנָהּ״, וְאָמַר שְׁמוּאֵל: וְהוּא שֶׁנָּדוּר בְּאוֹתוֹ הַיּוֹם.On a objecté à partir de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Quel est l'issar (vœu d'interdiction) dont parle la Torah ? S'il a dit : « Me voici engagé à ne pas manger de viande et à ne pas boire de vin aujourd'hui comme le jour où son père est mort » (il s'agit du père de celui qui fait le vœu), ou « comme le jour où son maître est mort », ou « comme le jour où Guedalya ben A'hikam a été tué », ou « comme le jour où j'ai vu Jérusalem dans sa destruction ». Et Chmouel a dit : et cela, à condition qu'il ait été lié par un vœu ce jour-là, c'est-à-dire qu'il se soit abstenu de viande et de vin par un vœu le jour auquel il se réfère.
- הֵיכִי דָּמֵי? לָאו כְּגוֹן דְּקָאֵי בְּחַד בְּשַׁבָּא דְּמִית בֵּיהּ אֲבוּהּ, וְאַף עַל גַּב דְּאִיכָּא טוּבָא חַד בְּשַׁבָּא דְּהֶיתֵּרָא, וְקָתָנֵי אָסוּר. שְׁמַע מִינַּהּ בְּעִיקָּר הוּא מַתְפֵּיס.Comment est le cas ? N'est-ce pas par exemple où l'on se trouve un dimanche, jour où son père est mort ? Et bien qu'il y ait eu beaucoup de dimanches permis entre-temps, il enseigne que c'est interdit. Déduis-en qu'il associe l'objet de son vœu à l'état d'origine, et non à l'état des dimanches intermédiaires ; de même, pour les chelamim (offrandes de paix), il se réfère à leur état avant l'aspersion.
- דִּשְׁמוּאֵל, הָכִי אִיתְּמַר, אָמַר שְׁמוּאֵל: וְהוּא שֶׁנָּדוּר וּבָא מֵאוֹתוֹ הַיּוֹם וְאֵילָךְ.La Guemara répond : la parole de Chmouel a été dite ainsi : Chmouel a dit : et cela, à condition qu'il soit lié par un vœu de façon continue à partir de ce jour-là. Il se réfère donc à l'état présent, et l'on n'en peut rien prouver pour les chelamim.
- אָמַר רָבִינָא, תָּא שְׁמַע: ״כְּחַלַּת אַהֲרֹן״, ״וְכִתְרוּמָתוֹ״ — מוּתָּר. הָא ״כִּתְרוּמַת לַחְמֵי תוֹדָה״ — אָסוּר.Ravina a dit : Viens et entends ce qu'enseigne la Michna (plus loin, 13b) : « Comme la 'hala (part de pâte donnée au Cohen) d'Aharon » ou « comme sa terouma » (prélèvement donné au Cohen), c'est permis, car ce sont des choses interdites par la Torah et non par un vœu. Il s'ensuit que s'il dit : « comme la terouma des pains de l'offrande de reconnaissance (toda) », c'est interdit.
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