Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּנְיָא: ״חוּלִּין״ ״הַחוּלִּין״ ״כְּחוּלִּין״, בֵּין ״שֶׁאוֹכַל לָךְ״ וּבֵין ״שֶׁלֹּא אוֹכַל לָךְ״, — מוּתָּר. ״לַחוּלִּין שֶׁאוֹכַל לָךְ״ — אָסוּר. ״לַחוּלִּין לֹא אוֹכַל לָךְ״ — מוּתָּר.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si quelqu'un déclare à propos d'un aliment : « 'Houlin » (profane, non consacré), « le 'houlin » ou « comme le 'houlin », que ce soit en ajoutant : « ce que je mangerai de toi » ou en ajoutant : « ce que je ne mangerai pas de toi », il n'a pas prononcé de vœu et l'aliment reste permis. Mais s'il dit : « La'houlin (c'est-à-dire « pas profane », donc consacré) soit ce que je mangerai de toi », c'est interdit. S'il dit : « La'houlin je ne mangerai pas de toi », c'est permis.
- רֵישָׁא מַנִּי — רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּלֵית לֵיהּ מִכְּלָל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵין.Le début de cette baraïta, de qui est-il ? C'est Rabbi Méïr, qui n'admet pas que d'une négation tu entends une affirmation. Ainsi, même s'il a dit : « Ce que je ne mangerai pas de toi est profane », cela n'implique pas que ce qu'il mangera soit consacré.
- אֵימָא סֵיפָא: ״לַחוּלִּין לֹא אוֹכַל לָךְ״ — מוּתָּר. וְהָתְנַן: ״לַקׇּרְבָּן לֹא אוֹכַל לָךְ״ — רַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר. וְקַשְׁיָא לַן: הָא לֵית לֵיהּ מִכְּלָל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵין?Mais dis alors la fin de cette baraïta : « La'houlin je ne mangerai pas de toi » – c'est permis. Or n'avons-nous pas appris dans la Michna (plus loin, 13a) : « Lakorban (ce n'est pas une offrande) je ne mangerai pas de toi » – Rabbi Méïr interdit ? Sa déclaration semble signifier que ce qu'il ne mange pas n'est pas une offrande, mais que ce qu'il mange en est une. Et cela nous a fait difficulté : voici qu'il n'admet pas que d'une négation tu entends une affirmation !
- וְאָמַר רַבִּי אַבָּא, נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר: לְקׇרְבָּן יְהֵא, לְפִיכָךְ לֹא אוֹכַל לָךְ. הָכָא נָמֵי הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: לָא חוּלִּין לֶיהֱוֵי, לְפִיכָךְ לֹא אוֹכַל לָךְ!Et Rabbi Abba a dit pour résoudre cette difficulté : il est considéré comme celui qui dit : « Que ce soit lekorban (pour une offrande), c'est pourquoi je ne mangerai pas de toi. » Ici aussi, dans le cas de la'houlin, voici ce qu'il lui a dit : « Que ce ne soit pas 'houlin, c'est pourquoi je ne mangerai pas de toi ! » Le vœu devrait donc prendre effet même selon Rabbi Méïr ; pourquoi la baraïta permet-elle l'aliment ?
- הַאי תַּנָּא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר בַּחֲדָא וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא? סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ בַּחֲדָא — דְּלֵית לֵיהּ מִכְּלָל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵין, וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא — בְּקׇרְבָּן.La Guemara répond : ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de la baraïta est d'accord avec Rabbi Méïr sur un point et s'oppose à lui sur un autre. Il est d'accord avec lui sur un point : il n'admet pas que d'une négation tu entends une affirmation. Et il s'oppose à lui sur un autre : sur le cas de l'offrande. Selon ce Tanna, celui qui dit : « Lakorban je ne mangerai pas de toi » ne veut pas dire : « Que ce soit pour une offrande, c'est pourquoi je ne mangerai pas » ; un vœu doit être exprimé clairement.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָא דְאָמַר ״לַחוּלִּין״, וְהָא דְּאָמַר ״לָא לְחוּלִּין״, דְּמַשְׁמַע: לָא לֶיהֱוֵי חוּלִּין אֶלָּא כְּקׇרְבָּן.Rav Achi a dit autrement : la contradiction entre la baraïta et la Michna se résout ainsi : ici, dans la baraïta qui permet, il s'agit du cas où il a dit « la'houlin » (comme 'houlin) ; et là, dans le cas où c'est interdit, il s'agit du cas où il a dit : « Lo le'houlin » (pas comme 'houlin), ce qui signifie : que ce ne soit pas 'houlin, mais comme une offrande.
- ״טָהוֹר״ וְ״טָמֵא״, ״נוֹתָר״ וּ״פִיגּוּל״ — אָסוּר. בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: ״הֲרֵי עָלַי כִּבְשַׂר זִבְחֵי שְׁלָמִים לְאַחַר זְרִיקַת דָּמִים״, מַהוּ?§ Il a été dit dans la Michna : si l'on dit d'un aliment qu'il n'est pas « tahor » (pur rituellement) ou qu'il est « tamé » (impur), « notar » (reste d'offrande gardé au-delà du délai) ou « pigoul » (offrande invalidée par l'intention de la consommer hors délai), c'est interdit. Rami bar 'Hama a posé la question : si quelqu'un dit : « Que ceci soit pour moi comme la viande des offrandes de paix (chelamim) après l'aspersion du sang », qu'en est-il ?
- אִי דְּקָאָמַר בְּהָדֵין לִישָּׁנָא — בְּהֶיתֵּרָא קָא מַתְפֵּיס! אֶלָּא: כְּגוֹן דְּמַחֵית בְּשַׂר זִבְחֵי שְׁלָמִים, וּמַחֵית דְּהֶיתֵּרָא גַּבֵּיהּ, וְאָמַר: ״זֶה כָּזֶה״, מַאי: בְּעִיקָּרוֹ קָא מַתְפֵּיס, אוֹ בְּהֶיתֵּרָא קָא מַתְפֵּיס?La Guemara s'étonne : s'il a dit cela dans cette formulation, il associe l'objet de son vœu à une chose permise ! En effet, la viande des chelamim est permise après l'aspersion ; il n'y a donc là aucun vœu. Mais il s'agit d'un cas où il pose la viande des chelamim après l'aspersion, pose une viande permise à côté d'elle, et dit : « Ceci est comme cela. » Qu'en est-il ? Associe-t-il l'objet de son vœu à l'état d'origine de l'offrande, interdite avant l'aspersion, ou l'associe-t-il à l'état permis qui est le sien à présent ?
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: נוֹתָר וּפִיגּוּל.Rava a dit : Viens et entends une preuve de la Michna : s'il a dit : « notar » ou « pigoul », c'est interdit.
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