Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִיתִין דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא רַבִּי נָתָן אוֹמֵר, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נָדוּר וְנָזִיר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נָדוּר וְאֵין נָזִיר. בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר וּכְרַבִּי יְהוּדָה, וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי.Notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) n'est pas conforme à ce Tanna-ci (Sage de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Natan dit : au sujet de celui qui déclare « Me voici nazir (ayant fait vœu d'abstinence) des figues sèches », Beit Chammaï disent : les figues lui sont interdites par vœu, et il est aussi nazir ; et Beit Hillel disent : elles lui sont interdites par vœu, mais il n'est pas nazir. Beit Chammaï partagent l'avis de Rabbi Méïr, selon lequel un homme ne prononce pas ses paroles en vain, si bien qu'il est nazir dès qu'il a dit « Me voici nazir », et de Rabbi Yehouda, selon lequel les figues lui sont bien interdites par vœu ; et Beit Hillel partagent l'avis de Rabbi Yossé, selon lequel on s'en tient à la fin de la déclaration, qui en fait un simple vœu sur les figues.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא אָמְרִי לַהּ: רַבִּי נָתָן אוֹמֵר, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נָדוּר וְאֵינוֹ נָזִיר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא נָדוּר וְלֹא נָזִיר. בֵּית שַׁמַּאי כְּרַבִּי יְהוּדָה וּבֵית הִלֵּל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.Certains rapportent une autre version : Rabbi Natan dit : Beit Chammaï disent : les figues lui sont interdites par vœu, et il n'est pas nazir ; et Beit Hillel disent : elles ne lui sont pas interdites par vœu, et il n'est pas nazir. Selon cette version, Beit Chammaï sont conformes à Rabbi Yehouda, et Beit Hillel à Rabbi Chimon, pour qui un don qui n'est pas fait à la manière des donateurs n'a aucune valeur.
- תְּנַן הָתָם: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה לְהָבִיא מִן הַשְּׂעוֹרִים״ — יָבִיא מִן הַחִיטִּים. ״קֶמַח״ — יָבִיא סוֹלֶת. ״שֶׁלֹּא בְּשֶׁמֶן וּלְבוֹנָה״ — יְבִיאֶנָּה בְּשֶׁמֶן וּלְבוֹנָה. ״חֲצִי עִשָּׂרוֹן״ — יָבִיא עִשָּׂרוֹן שָׁלֵם. ״עִשָּׂרוֹן וּמֶחֱצָה״ — יָבִיא שְׁנַיִם. רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר, שֶׁלֹּא הִתְנַדֵּב כְּדֶרֶךְ הַמִּתְנַדְּבִים.Nous avons appris là-bas (Michna Mena'hot 103a) : Celui qui dit : « Il m'incombe d'apporter une min'ha (offrande de farine) à apporter d'orge » – il doit l'apporter de froment, car les offrandes volontaires ne viennent que de froment. S'il a dit : une min'ha de « farine » – il doit apporter de la fleur de farine. S'il a dit : « sans huile ni encens » – il doit l'apporter avec de l'huile et de l'encens. S'il a dit : « un demi-issaron » (dixième d'épha, la mesure de farine d'une min'ha) – il doit apporter un issaron entier. S'il a dit : « un issaron et demi » – il doit en apporter deux. Rabbi Chimon le dispense dans tous ces cas, car il n'a pas fait son don à la manière des donateurs.
- מַאן תַּנָּא דְּכִי אָמַר ״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה מִן הַשְּׂעוֹרִים״ מֵבִיא מִן הַחִיטִּים? אָמַר חִזְקִיָּה: בְּמַחֲלוֹקֶת שְׁנוּיָה, וּבֵית שַׁמַּאי הִיא. לָאו אָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי כִּי אָמַר ״מִן הַגְּרוֹגְרוֹת וּמִן הַדְּבֵילָה״ הָוֵי נָזִיר, הָכִי נָמֵי כִּי אָמַר ״מִן הַשְּׂעוֹרִין״ — מֵבִיא מִן הַחִיטִּים.Quel est le Tanna selon lequel, lorsque quelqu'un a dit : « Il m'incombe d'apporter une min'ha d'orge », il l'apporte de froment ? 'Hizkiya a dit : c'est enseigné comme une machlokèt (divergence d'opinions) et c'est l'avis de Beit Chammaï. Beit Chammaï n'ont-ils pas dit que, lorsqu'on a dit : « Me voici nazir des figues sèches et du gâteau de figues », on est nazir ? De même ici, lorsqu'on a dit « d'orge », on l'apporte de froment.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא דִּבְרֵי הַכֹּל — בְּאוֹמֵר ״אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁאֵין נוֹדְרִין כָּךְ, לֹא נָדַרְתִּי כָּךְ אֶלָּא כָּךְ״.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Tu peux même dire que c'est l'avis de tous, y compris de Beit Hillel, s'agissant de celui qui dit : « Si j'avais su qu'on ne s'engage pas ainsi (avec de l'orge), je ne me serais pas engagé ainsi, mais de cette autre façon », en promettant une min'ha de froment.
- אָמַר חִזְקִיָּה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאָמַר ״מִן הַשְּׂעוֹרִים״, אֲבָל אָמַר ״מִן הָעֲדָשִׁים״ — לָא מַיְיתֵי וְלֹא כְּלוּם.'Hizkiya a dit : On n'a enseigné cela que dans le cas où il a dit « d'orge », car il existe des min'hot d'orge (celle de l'omer et celle de la sota) ; mais s'il a dit « de lentilles », il n'apporte rien du tout.
- מִכְּדִי חִזְקִיָּה כְּמַאן מוֹקֵים לָהּ לְמַתְנִיתִין — כְּבֵית שַׁמַּאי, וְהָא עֲדָשִׁים לְגַבֵּי מִנְחָה כִּגְרוֹגְרוֹת לְגַבֵּי נָזִיר דָּמוּ, וְקָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָוֵי נָזִיר! הֲדַר בֵּיהּ חִזְקִיָּה.Or, selon qui 'Hizkiya établit-il la Michna de Mena'hot ? Selon Beit Chammaï. Mais voici que les lentilles, par rapport à la min'ha, sont comme les figues sèches par rapport au nazir, et Beit Chammaï disent pourtant qu'il est nazir ! Pourquoi donc ne pas dire de même qu'il doit apporter une min'ha de froment ? 'Hizkiya s'est rétracté de son affirmation.
- וְאַמַּאי הֲדַר בֵּיהּ? אֲמַר רָבָא, מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ: מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״מִן הַשְּׂעוֹרִים״? לִיתְנֵי ״מִן הָעֲדָשִׁים״! אֶלָּא סָבַר חִזְקִיָּה: כִּי קָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָתָם — כְּרַבִּי יְהוּדָה.Et pourquoi s'est-il rétracté ? Rava a dit : La Michna de Mena'hot lui a fait difficulté : pourquoi enseigne-t-elle précisément « d'orge » ? Qu'elle enseigne plutôt « de lentilles » ! Puisqu'elle ne le fait pas, c'est que les lentilles n'engagent à rien. Mais alors 'Hizkiya a pensé : quand Beit Chammaï ont parlé là-bas (dans la Michna du nazir), c'était selon Rabbi Yehouda : les figues lui sont interdites par vœu, parce qu'elles peuvent faire l'objet d'un vœu, et de même l'orge peut être offerte sur l'autel, contrairement aux lentilles.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ ״מִן הָעֲדָשִׁים״. וְהָא רַבִּי יוֹחָנָן הוּא דְּאָמַר, בְּאוֹמֵר ״אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁאֵין נוֹדְרִין כָּךְ, לֹא נָדַרְתִּי כָּךְ אֶלָּא כָּךְ״! לִדְבָרָיו דְּחִזְקִיָּה הוּא דְּקָאָמַר.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Même s'il a dit « de lentilles », il doit apporter une min'ha de froment. Mais c'est Rabbi Yo'hanan qui a dit qu'il s'agit de celui qui dit : « Si j'avais su qu'on ne s'engage pas ainsi, je ne me serais pas engagé ainsi, mais de cette autre façon » ; or personne ne se trompe au sujet des lentilles ! C'est selon les propos de 'Hizkiya qu'il a parlé, et non selon sa propre opinion.
- אַתְּ מַאי טַעְמָא קָא הָדְרַתְּ בָּךְ — מִשּׁוּם דְּלָא קָתָנֵי ״מִן הָעֲדָשִׁים״. דִּלְמָא לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא כִּי אָמַר ״מֵעֲדָשִׁים״, דְּמַיְיתֵי מִנְחָה מְעַלַּיְיתָא, דְּאִיכָּא לְמֵימַר מִיהְדָּר הוּא דַּהֲדַר בֵּיהּ, וּתְפוֹס לָשׁוֹן רִאשׁוֹן. אֶלָּא כִּי אָמַר ״מִן הַשְּׂעוֹרִין״, וַדַּאי דְּהָכִי קָאָמַר: אִי קָדְשָׁה כַּמִּנְחָת הָעוֹמֶר,Il lui disait : Toi, pour quelle raison t'es-tu rétracté ? Parce qu'il n'est pas enseigné « de lentilles ». Peut-être la Michna parle-t-elle sur le mode du « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire de dire que, lorsqu'il a dit « de lentilles », il apporte une min'ha en bonne et due forme, car on peut dire qu'il revient sur sa parole par ces mots, puisque tout le monde sait qu'il n'existe pas de min'ha de lentilles, et on saisit la première expression. Mais lorsqu'il a dit « d'orge », on aurait pu penser que c'est certainement ainsi qu'il a parlé : « Si elle peut être consacrée comme la min'ha de l'omer (offrande d'orge du 16 Nissan),
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