Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״הֲרֵינִי נָזִיר מִן הַגְּרוֹגְרוֹת וּמִן הַדְּבֵילָה״, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נָזִיר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ נָזִיר. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אַף כְּשֶׁאָמְרוּ בֵּית שַׁמַּאי, לֹא אָמְרוּ אֶלָּא בְּאוֹמֵר ״הֲרֵי הֵן עָלַי קׇרְבָּן״.Michna : Celui qui dit : « Je suis nazir (personne vouée à l'abstinence : ni vin, ni coupe de cheveux, ni contact avec un mort) des figues sèches et du gâteau de figues » : Beit Chammaï disent : Il est nazir à part entière, et son ajout est sans portée, car l'interdit du nazir ne concerne que les produits de la vigne. Et Beit Hillel disent : Il n'est pas nazir. Rabbi Yehouda a dit : Même lorsque Beit Chammaï ont parlé ainsi, ils ne l'ont dit que pour celui qui dit : « Ils sont pour moi korban » (interdits comme une offrande) : c'est alors un vœu interdisant les figues, non une nezirout (naziréat).
- גְּמָ׳ ״הֲרֵינִי נָזִיר מִן הַגְּרוֹגְרוֹת וּמִן הַדְּבֵילָה״ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נָזִיר. וְאַמַּאי? ״מִכֹּל אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה מִגֶּפֶן הַיַּיִן״ אָמַר רַחֲמָנָא! בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אֵין אָדָם מוֹצִיא דְּבָרָיו לְבַטָּלָה.Guemara : La Michna enseigne : « Je suis nazir des figues sèches et du gâteau de figues » : Beit Chammaï disent : Il est nazir. Mais pourquoi ? Le verset « de tout ce qui est fait de la vigne » (Nombres 6, 4), voilà ce qu'a dit le Miséricordieux, et les figues n'en sont pas ! Beit Chammaï pensent comme Rabbi Méïr, qui a dit : Un homme ne profère pas ses paroles en vain. Il sait qu'il n'y a pas de nezirout des figues, et il entend donc une véritable nezirout.
- וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: בִּגְמַר דְּבָרָיו אָדָם נִתְפָּס. וְהַאי נֶדֶר וּפִתְחוֹ עִמּוֹ הוּא.Et Beit Hillel pensent comme Rabbi Yossé, qui a dit : L'homme est saisi par la fin de ses paroles. Or il a conclu par « des figues sèches ». Et c'est là un vœu qui porte en lui son ouverture : la fin de sa phrase annule d'emblée le début.
- וּבֵית שַׁמַּאי נָמֵי, נֶדֶר וּפִתְחוֹ עִמּוֹ הוּא!La Guemara objecte : Mais pour Beit Chammaï aussi, c'est un vœu qui porte en lui son ouverture ! Pourquoi prendrait-il effet ?
- אֶלָּא: בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אֵין אָדָם מוֹצִיא דְּבָרָיו לְבַטָּלָה. וְכֵיוָן דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר״ — הֲוָה לֵיהּ נָזִיר, כִּי קָאָמַר ״מִן הַגְּרוֹגְרוֹת וּמִן הַדְּבֵילָה״ — לְאִיתְּשׁוֹלֵי הוּא דְּקָאָתֵי. וּבֵית שַׁמַּאי לְטַעְמַיְיהוּ דְּאָמְרִי: אֵין שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ. וְכֵיוָן דְּאֵין שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ — אֵין שְׁאֵלָה בִּנְזִירוּת.Mais plutôt : Beit Chammaï pensent comme Rabbi Méïr, qui a dit : Un homme ne profère pas ses paroles en vain. Et dès qu'il a dit : « Je suis nazir », il est nazir. Lorsqu'il dit ensuite : « des figues sèches et du gâteau de figues », c'est pour demander la levée de son vœu qu'il vient, car il le regrette. Et Beit Chammaï suivent ici leur raisonnement, car ils disent : Il n'y a pas de demande de levée pour le hekdech (la consécration). Et puisqu'il n'y a pas de demande de levée pour le hekdech, il n'y a pas de demande de levée pour la nezirout, dont le statut est semblable.
- וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דִּתְנַן: וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר, שֶׁלֹּא הִתְנַדֵּב כְּדֶרֶךְ הַמִּתְנַדְּבִים.Et Beit Hillel pensent comme Rabbi Chimon, comme nous avons appris dans une Michna (Mena'hot 103a) à propos de celui qui fait vœu d'apporter une offrande de farine d'orge, alors que les offrandes volontaires sont de froment : et Rabbi Chimon le dispense de tout, car il n'a pas fait de don à la manière des donateurs. Ici aussi, ayant nommé les figues et non le vin, il n'a rien dit.
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