Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי תְּנָא ״שָׁעָה אַחַת״, מִשּׁוּם דְּלָא נָחֵית לְדַוְקָא. אֲבָל אַחַת וּמֶחֱצָה, דְּנָחֵית לְדַוְקָא — אֵימָא לָא לִימְנֵי תַּרְתֵּי, קָמַשְׁמַע לַן כּוּלְּהוּ — נָזִיר שְׁתַּיִם.Et si la Michna n'avait enseigné que le cas de celui qui dit : « Je suis nazir (personne vouée à l'abstinence : ni vin, ni coupe de cheveux, ni contact avec un mort) et une heure », on aurait pu penser qu'il compte deux périodes de nezirout (naziréat) parce qu'il ne s'est pas engagé avec précision : il a seulement accepté une partie d'une seconde nezirout, qui doit donc être entière. Mais dans le cas de celui qui dit « une et demie », où il s'engage avec précision, j'aurais pu dire qu'il ne compte pas deux nezirot entières, mais seulement quarante-cinq jours. Elle nous enseigne donc que dans tous ces cas il est nazir deux fois.
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵינִי נָזִיר שְׁלֹשִׁים יוֹם וְשָׁעָה אַחַת״ — נָזִיר שְׁלֹשִׁים וְאֶחָד יוֹם, שֶׁאֵין נְזִירוּת לְשָׁעוֹת.Michna : Celui qui dit : « Je suis nazir trente jours et une heure » est nazir trente et un jours, car il n'y a pas de nezirout pour des heures, mais seulement pour des jours entiers.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״שְׁלֹשִׁים וְאֶחָד יוֹם״, אֲבָל אָמַר ״שְׁלֹשִׁים [יוֹם] וְיוֹם אֶחָד״ — נָזִיר שְׁתַּיִם.Guemara : Rav a dit : On n'a enseigné qu'il est nazir trente et un jours que lorsqu'il a dit : « trente et un jours ». Mais s'il a dit : « trente [jours] et un jour », il est nazir deux fois : les trente jours forment une nezirout, et le jour ajouté en entame une seconde.
- רַב סָבַר לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּדָרֵישׁ לִישָּׁנָא יַתִּירָא.Rav pense comme Rabbi Akiva, qui interprète un langage superflu : celui qui emploie des mots inutiles entend ajouter quelque chose. Or celui qui dit « trente jours et un jour », sans réunir le tout en un seul nombre, a voulu accepter une nezirout supplémentaire.
- דִּתְנַן: לֹא אֶת הַבּוֹר וְלֹא אֶת הַדּוּת — אַף עַל פִּי שֶׁכָּתַב לוֹ עוּמְקָא וְרוּמָא. וְצָרִיךְ לִיקַּח לוֹ דֶּרֶךְ, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Comme nous avons appris dans une Michna (Bava Batra 64a) : Celui qui vend sa maison sans précision ne vend ni le puits ni la citerne, bien qu'il lui ait écrit dans l'acte de vente : « avec sa profondeur et sa hauteur », car ce qui ne fait pas partie de la maison doit être mentionné explicitement. Et le vendeur doit lui acheter un chemin à travers la propriété vendue pour accéder au puits ou à la citerne qu'il a gardés. Telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ צָרִיךְ לִיקַּח לוֹ דֶּרֶךְ. וּמוֹדֶה רַבִּי עֲקִיבָא בִּזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ ״חוּץ מֵאֵלּוּ״ שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לִיקַּח לוֹ דֶּרֶךְ.Et les Sages disent : Il n'a pas besoin de lui acheter un chemin : de même qu'il s'est réservé le puits et la citerne, il s'est réservé le droit d'y accéder. Et Rabbi Akiva admet que lorsqu'il lui a dit dans l'acte : « à l'exception de ceux-ci », le puits et la citerne, il n'a pas besoin de lui acheter un chemin : puisque cette précision était inutile, elle ne peut avoir pour but que de lui réserver le droit de passage. On voit donc que, selon Rabbi Akiva, une expression superflue a une portée propre ; Rav raisonne de même pour le nazir.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.